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Corse - Mai 2013 - Le Ferry pour Toulon quitte Bastia

 

 

Ben dis donc ! Je comprends pourquoi tu es resté (collectivement) évasif sur les conditions météo qui règnent sur le continent ! Tu craignais qu’on prolonge notre séjours en Corse, c’est ça ? Non parce qu’ici, dix degrés et ciel gris : c’est vrai qu’on était mieux là bas ! Le jour du retour, on a reçu un message de la compagnie de ferry nous informant qu’en raison de la météo, l'embarquement était avancé d’une heure. On allait assez vite comprendre pourquoi. Nous n’avons pourtant pas renoncé à notre traversée de la Corse, en biais, par les petites routes, pour relier Ajaccio à Bastia. Juste, on ne s’est quasi pas arrêté, tout en ponctuant le trajet d’innombrables : « Whaou ! Faudra revenir. » Arrivé à Bastia, vent à décorner les bœufs. Arrivé en pleine mer, notre ferry prenait une gîte d’une bonne dizaine de degrés et passait la nuit à lutter penché, mais victorieusement, à petite vitesse, contre le mistral et les vagues. Nous, on s’en foutait un peu, le roulis nous berçait agréablement sur nos couchettes. Arrivés à Toulon à 8 heures au lieu de 6h30, on est remonté direct par l’autoroute pour arriver à la maison vers 14h15. Caresse aux chats une fois leur premier mouvement de surprise passé, arrosoirs de flotte aux plantes et réponses aux mails les plus urgents. C’est là qu’on en est. 

 

Corse - Mai 2013 - Bastia - Très belle ville

Panoramique de Bastia - Mai 2013 - Le carnet de Jimidi

Corse - Mai 2013 - Bastia - Très belle ville - photo 2

 

Bastia ? Bien. Très bien même. Il y a deux guides touristiques qu'on pourrait commencer d'écrire en les étayant sur nos expériences persos : celui des villes portuaires (Marseille, Toulon, Nice, Ajaccio, Bastia) et celui des Ferry. Sinon, dans les raffinement imprévus mais sympathiques qu'offre le nouvel APN, il y a celui des panoramiques. 

 

Corse - Mai 2013 - Le Star Clipper au départ de Bastia - m

Le "Star Clipper" au départ de Bastia. Un voilier de croisière. Doit pas être trop mal non plus. Ce sera pour une prochaine fois. 


 

Corse - Mai 2013 - Le Ferry Méditerranée au départ de Ba

Notre ferry à l'amarre, le Méditerranée, brave bête lancée en 1989, la même année que Mélanie (de Tours). 


Corse - Mai 2013 - embarquement sur le Ferry

Y'a pas, c'est quand même gros, ces machins là... 

 


Corse - Mai 2013 - Dans le garage du Ferry

Tels des Jonas des temps modernes... 

 


Corse - Mai 2013 - On ne tiendra JAMAIS tous là dedans

Non, mais en cas de naufrage, on ne tiendra JAMAIS tous là dedans, si ? 

 


Corse - Mai 2013 - Anne devant son entrecôte

Entrecôte (c'est le cas de le dire) pour Madame, chacu et fromage corse pour moi, avec en prime, un effet spécial de l'APN. 

 


Corse - Mai 2013 - Coucher de soleil paisible sur une Médi

Coucher de soleil paisible, sur une Méditerranée qui n'allait pas le rester. 


Corse - Mai 2013 - Dans la cabine du Ferry

Y'a même des vagues sur les couchettes. Tu dis ? Cabine avec hublot, c'est le luxe ? Ben oui. Qu'est ce que tu crois ? 

 

Corse---Mai-2013---Sur-l-autoroute-du-retour---La--copie-1.jpg

On est rentré par l'autoroute, direct, en comptant combien de chansons on connaissait de : Brassens, Brel, Aznavour, Edit Piaf, Dalida, Claude François, Johnny Hallyday. Un filet garni à qui donne le tiercé de tête, dans l'ordre. Attention, il s'agissait bien des chansons connues A LA FOIS par ma brune et moi. 

 

 


 

 


 


Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 16:47
- Publié dans : Balades plus lointaines - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

  Entre les lignes - Musée juif de Berlin - Daniel Libeskind

 

Lettrine--O-Still---Berlin-.jpg

 

 

 

 

n sait Mélanie engagée dans une visite systématique des capitales européennes. L'histoire ne dit pas si elle a entrepris cette tournée avant ou après l'élargissement à 27, on ne saura dont pas si elle envisage sérieusement d'aller à Ljubljana (Slovénie), à Riga (Lettonie) ni à Vilnius (Lituanie), mais elle est passée à Berlin où elle a visité le Musée Juif.

 

Pourquoi veut-elle que j'en parle ? Mystère, d'autant qu'après avoir lu et regardé tout ce que j'ai pu trouver sur ce musée, la tâche se révèle impossible.

 

Je n'ai pas de mal à imaginer que cette visite l'ai éprouvée puisque l'indéniable réussite de ce bâtiment consiste, semble-t-il, à rendre physiquement sensibles au visiteur les idées qui ont présidé à sa conception. Je dis "idées" mais c'est trop vague. Il faudrait parler des intentions, des réflexions, de la volonté de l'architecte, qui n'ont rien de gratuit, rien d'hésitant. Comment, par exemple, éprouver la perte de repère de l'exilé ? Ou comment inclure dans la structure même du bâtiment, et donc dans sa visite, le vide laissé par six millions d'absents ? Le talent de Daniel Libeskind consiste - si j'ai bien compris - à placer le visiteur dans des situations ou ces questions s'imposent, parfois violemment, en premier lieu par des sensations, à partir desquelles on peut penser que chacun trouve les termes personnels de ses propres réponses.

 

Et c'est bien pour ça qu'il me parait difficile d'aller plus loin. Parce que les intentions, les dispositifs et tout, c'est bon, j'ai compris, mais qu'en serait-il pour moi sur place ? Je ne le saurais qu'en y allant.

 

Après avoir lu et vu beaucoup sur ce musée, finalement, seul le film de Stan Neumann et Richard Copans chez Arte vidéo me parait indispensable. J'ai demandé à Arte si je pouvais le diffuser ici, c'est non. Je n'ai donc pas d'autre choix que de vous renvoyer sur un autre site pas très rapide :

 

Vidéo d'Arte - Partie 1

Vidéo d'Arte - Partie 2

 

« Fallen Leaves » (Feuilles mortes) de Menasche Kadischma

 

 

Dans ma visite - très virtuelle pour le moment - du musée juif de Berlin, l'installation « Fallen Leaves » (Feuilles mortes) de Menasche Kadischman, me parait assez bien reprendre à son compte les intentions de l’architecte de plonger le visiteur dans un éprouvé complexe. Le dispositif en est simple, immédiatement compréhensible à partir de la photo : Dans un couloir assez long, d’innombrables visages stylisés, bouches ouvertes, découpés dans un acier épais, jonchent le sol. Le visiteur est invité à traverser cette surface instable et ne peut le faire qu’en marchant sur ces visages. Ce faisant, il les fait s’entrechoquer, provoquant des bruits se prolongeant en échos. Les visages semblent-il alors hurler ? C’est ce que rapportent certains visiteurs. Dans la vidéo, les bruits m’ont paru plutôt évoquer quelque chose d’industriel, brutal et chaotique, dont les visages figureraient à la fois l’instrument et les scories fantomatiques.

 

On doit se trouver bien seul avant de traverser cet éboulis de visages. Sur la vidéo toujours, on comprend que la visiteuse hésite et ne s’y résolve à la toute fin qu’après un petit haussement d’épaule un peu désespéré. Mais ayant traversé, qu’éprouve-t-on ? Est-on sensible à cette idée, à laquelle je m’accroche pour ne pas sombrer tout à fait, selon laquelle sans les visiteurs, ces visages resteraient à jamais silencieux ?

 

 

 

____________________

Merci à ACABHNEWS pour la photo de « Fallen Leaves » et merci à moi-même pour la modélisation 3D du musée. Première publication 9 février 2011

 

 

 

Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 07:00
- Publié dans : Architecture - pas ronde du tout - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

 

 

 

 

Lettrine (D vieilleries)

 

 

u semblable et du différent, on en a eu hier soir autrement qu’en photo en allant grignoter chez nos voisins d’en dessous, ceux-là même rencontrés à l’occasion de notre dégât des eaux. J’avoue, j’étais un peu curieux de voir ce que ça pouvait donner de passer la soirée dans un appartement au plan rigoureusement identique au nôtre mais n’ayant rien à voir pour la déco. Ça donne un sentiment d’étrangeté sur lequel j’avais déjà eu des vues avec l’émission D&Co. Après tout, c’est ce qui arrive à ces pauvres gens sur qui s’abat Valérie Damidot : après une semaine de travaux, ils réenménagent dans un domicile familier, mais qu’ils ne reconnaissent plus. Là : pareil, à ceci près que leur salon est notre bureau, leur séjour-salle à manger notre séjour-salon et leur cuisine installée comme-ci alors que la nôtre l’est comme ça. Chez eux, c’est beaucoup, mais alors là, beaucoup moins encombré que chez nous, mais il est vrai qu’ils ont emménagé l’année dernière et nous bientôt treize ans. Du semblable, on en a trouvé dans des détails surprenants : on a par exemple la même boule en papier de riz comme abat-jour pour le plafonnier du séjour et dans l’entrée, une quasi même étagère de livres, avec, tiens ? Certains mêmes livres.

 

Mais l’étrangeté première, pour moi, c’était d’aller passer la soirée chez des voisins proches. Laisse moi rembobiner le fil de mes différents domiciles : Croix Rousse, Collonges, Roubaix, Villeneuve d’Asc, Mons en Baroeul, Mâcon 1 et 2, Villefranche. Oui, c’est ça, c’était la première fois. Sauf si tu comptes les barbecues au camping. Ça n’a que des avantages, finalement. Tu peux y aller quasi en pantoufles et sans manteau. Le temps de trajet aller se compte en secondes et après leur avoir dit au revoir, tu es tout de suite rentré chez toi. 

 


Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 11:05
- Publié dans : À la maison - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

 

 

 

Toujours la même photos - Les Crest de Beaumont - Photo 1

 

Toujours la même photos - Les Crest de Beaumont - Photo 2

 

Toujours-la-meme-photos---Les-Crest-de-Beaumont---Photo-3-.jpg

 

Toujours la même photos - Les Crest de Beaumont - Photo 4

 

Toujours la même photos - Les Crest de Beaumont - Photo 5

 

Toujours la même photos - Les Crest de Beaumont - Photo 6

 

Toujours la même photos - Les Crest de Beaumont - Photo 7

 

Y'a un truc photo que j'ai découvert là bas, mais qui doit pouvoir marcher dans d'autres paysages. Parfois, la photo gagne beaucoup à être prise avec l'appareil quasi au ras du sol plutôt qu'à hauteur d'homme. Ça permet d'avoir un premier plan d'herbe et de fleurs. 

Ma préférée : la N°4

 


Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 23:30
- Publié dans : Cet ici-carnet - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

 

 

 

 

Toujours la même photos - Jimidi couché dans l'h-copie-1

 

 

 

Toujours la même photos - Jimidi couché dans l'h-copie-2

 

 

 

Toujours la même photos - Jimidi couché dans l'h-copie-3

 

 

 

Toujours la même photos - Jimidi couché dans l'h-copie-4

 

 

 

Toujours la même photos - Jimidi couché dans l'herbe - Ph

 

 

Allez, j'ouvre le bal, faites-vous plaisir : 

 

 - Il semble que tu aies plus de pantalons différents que de chaussures de randonnée.

- On voit bien la différence entre les jours où tu as ciré tes chaussures, et le autres. 

...

Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 19:27
- Publié dans : Cet ici-carnet - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires


 

Balade du 5 mai 2013 - enfin ! - Le carnet de Jimi-copie-2

 

 

 

Ben dis donc, un peu de soleil, il était temps ! Mais du coup, je ne me suis sans doute pas assez méfié du fond de l’air, resté frais, et je tiens depuis une crève carabinée. Bah, pas de regret : la balade était belle. 

 

Balade du 5 mai 2013 - enfin ! - Le carnet de Jimidi - Phot

 

Balade du 5 mai 2013 - enfin ! - Le carnet de Jimi-copie-4

Balade du 5 mai 2013 - enfin ! - Le carnet de Jimi-copie-3
Je me demande si les vaches ne sont pas au courant de quelque chose... Non parce que dès que je me suis accoudé à la clôture, celle là est venue d'un pas tranquille du fond de son champ pour prendre la pose. Tu dis ? Non, le pneu était là avant. 
Balade du 5 mai 2013 - enfin ! - Le carnet de Jimi-copie-1

 

Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 21:18
- Publié dans : Balades près de chez moi - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

 

 

Moi pas. J’ai découvert le mot dans un programme de conférences transmis par Entr’revues, l’organisme qui nous invite (moyennant finances) au Salon de la revue.

 

• Accueil par Jean-François Colosimo, président du CNL

• Une économie en débat : financement, problèmes de diffusion, rapport à l'édition, question du lectorat…

• Les Mooks : phénomène durable ou mode ? quelle attente pour quel public ? une manière nouvelle de penser la "revue" ?

• Des objets hybrides : sur les revues qui tout en ne renonçant pas à la forme-papier ont des développements numériques ambitieux. Ubiquité éditoriale pour une meilleure visibilité ? pour une plus large palette éditoriale ?

• Un genre qui résiste : tout semble pousser les revues vers un destin exclusivement numérique et pourtant force est de constater que beaucoup d'entre elles restent attachées à leur forme-papier, dont nombre de nouvelles revues. Pourquoi ce choix, cette résistance ? En quoi cette forme traditionnelle paraît-elle encore moderne et désirable ? 

 

Pause déjeuner

 

- 14h-16h

• Les revues numériques ou "pure players" : à l'inverse les revues numériques se développent. Que permettent-elles de plus riche ? plus efficace ? et selon quelle économie ?

• Revues et numérisation des fonds

 

Du coup, je me suis renseigné. Mook, si j’ai bien compris, ce serait une publication papier se situant entre le M de magazine et le ook de book. Autrement dit, un périodique au format livre. Coup au cœur. Scribulations serait-elle un « mook » sans le savoir ? Un peu oui, mais finalement plutôt non.

 

La référence du genre reste XXI, apparue en 2008. Tiens ? C’est la même année que Scribulations. Il faut croire que le épais/sans publicité/agréable à regarder et à lire était dans l’air du temps.

 

Tout le reste est différent, à commencer par le tirage : cinquante mille exemplaires pour XXI, qui plaide pour un « autre journalisme ». Va voir leur site, il est tout à fait bien.

 

Revue ou magazine ? C’est toute la question. On notera que XXI propose, le concernant, un début de réponse puisque son adresse se lit : revue vingt et un *. Oui, mais non : c’est un magazine, de récits, de reportages. On est dans le réel, pas dans la fiction. On est chez des journalistes, pas des auteurs. Attention, dans mon esprit, les uns n’ont pas une valeur supérieure aux autres. Je souligne ces différences pour qu’on sache bien de quoi on parle.

 

Reste que les mooks reposent sur de bien intéressantes idées, que Scribulation me semble partager : le zapping, l’éphémère, le rapide, la com, la pub, oui, bien, mais pas partout, pas tout le temps, pas chez nous. 

 

 

* Je réalise qu'on peut également lire leur titre "XXL" autrement dit "taille extra large", ce qui est cohérent avec leur slogan : "L'information grand format". 

 

 

Lundi 6 mai 2013 1 06 /05 /Mai /2013 06:29
- Publié dans : Livres/revues - Édition - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

 

 

Schmilblick-en-couleur---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

Lettrine (T- le jour du bec) Le carnet de Jimidi

 

 

 

u dis ? On n’est pourtant pas dimanche ? C’est vrai, mais que veux-tu ? Sachant que mercredi premier mai était férié, la veille, mardi donc, je me suis senti comme un vendredi toute la journée. Ajoute là-dessus qu’on a ici un temps de Toussaint et crac, voilà une conséquence imprévue de ces dérèglements : on est vendredi, et c’est Schmilblick. (J’en garde un autre en réserve pour après demain.)

 

C’est donc un Schmilblick en couleurs, mais il ne s’agit pas du tout de mettre des noms sur ces couleurs, mais plutôt de trouver ce que c’est. Car oui, cher lecteur et teuse fidèle, tu as déjà vu cet assemblage de six carrés, hé hé ! mais pas comme ça. Où serait le défi sinon ? 

 

Le premier qui me dit que la trois ressemble à la veste moutarde de Tmor est viré.

 

La soluce : Trouvée par Fabienne, assez vite finalement. Il s'agissait d'une version re-saturée de l'illustration principale de l'article "Au quatrième taupe". La taupe à la mode serait donc une version dé-saturée des couleurs en vogue dans les années 70... 

 

Les couleurs taupe - Le carnet de Jimidi

 

 

 

 

 

Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 09:43
- Publié dans : Schmilblick & 7 erreurs - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

 

 

Zékoi ? 

 

Schmilblick-du-5-mai-2013---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

L'indice couleur (qui n'a pas servi) 

  Schmilblick-du-5-mai-2013--indice-couleur----Le-carnet-de-J.jpg

 

Et la solution : 

Schmilblick-du-5-mai-2013--la-soluce----Le-carnet-de-Jimidi.jpg


Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 07:22
- Publié dans : Schmilblick & 7 erreurs - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

 

 

 

 

 

 

(Attention : Carnage ! Tu connais déjà l’exercice consistant à faire entrer ici une chanson dans un costume de prose pas vraiment fait pour elle. Les artifices habituels consistent, après l’avoir dépouillée de sa musique, des sauts de lignes signant visuellement ses paroles comme « poème » à lui coudre une ponctuation sur mesure et parfois des alinéas. Habituellement, je vire aussi les répétitions de refrain. Là, le traitement va encore plus loin, mais je me demande si la patiente n’est pas décédée dans l’opération. C’est le risque. Parce qu’en plus, j’ai interverti les couplets. Tout ça n’est pas totalement gratuit. Il m’a semblé que le premier se comprenait d’autant mieux qu’on avait déjà lu le deuxième, dont la syntaxe est moins biscornue. Pour la ponctuation, je n’avais jamais jusque là réalisé à quel point elle portait le sens. Dans ce texte, tu changes une virgule, et ça ne dis plus du tout la même chose. Il est donc possible que tu ne l’entendes pas de cette oreille. Cette version est, dès lors, à considérer comme une lecture personnelle, tout à fait subjective, de la magnifique chanson des Innocents (il parait qu’ils préparent un album) « Un homme extraordinaire ». Le lien pointe vers l’album « Fous à lier », qui se laisse très agréablement réécouter.)

 

Lettrine (S vieille porte) Le carnet de Jimidi

 

 

 

ans connaître les raisons qui ont poussé cette femme à fuir, encore, une autre ville, on la voit comme quelqu'un qui a bien réagi face à la mort et à l'oubli. Elle tourne sur un monde solitaire. Elle court, elle approche un autre siècle. On se souviendra de ceux qui commettent un crime, un jour, de tous ces chasseurs de primes et puis ? D'oublier la vie d'un homme extraordinaire. Sans l'espoir d'apprendre (à leur apprendre) à ne pas compter les heures qui s'enroulent et qui meurent ? Que leur dire ? Qu'ils viennent sur terre juste pour y répandre un peu d'amour et quelques cendres.

Sans connaître les raisons qui ont poussé cet homme à vivre dans une autre ville, on l'estime, comme quelqu'un de toujours poli, qu'il soit heureux ou qu'il soit triste. Sans donner d'importance à la chance de voir cet homme, ce soir, qui rentre un peu moins tard, ses enfants aiment leur père avec une impatience qui le laissera vieillir juste après leur enfance. Il tourne sur le monde solitaire. Il court, il approche un autre siècle. On se souviendra de ceux qui commettent un crime, un jour, de tous ces chasseurs de primes. Oh non ! non pas de sa vie tombée dans l'oubli des villes sans mémoire. Qui ? Qui se souviendra de ceux qui ont une histoire, d'un jour, d'un homme qui commence à boire la vie, d'un homme sans nom, un homme extraordinaire ?

 

La rubrique "Musique et chanson" de ce carnet, c'est là ! 

 

Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 06:40
- Publié dans : Musique et chanson - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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... des pages de ce même carnet, archivant les articles par thème : Architecture ronde, Conso, Art, Lectures etc.

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