Du-bouchon-au-couvercle---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

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ttention ! Certains lecteurs spécialistes du biais et de la diagonale - ce carnet en regorge ; j’ai des noms - pourraient voir dans cet article une tentative de jeter de la confusion. C’est exactement le contraire. C’est à dire que je suis persuadé qu’à l’ordinaire, ni toi ni moi ni personne n’hésite entre couvercle et bouchon. On discrimine sans se tromper l’un et l’autre et c’est exactement ce que tu viens de faire en regardant la photo qui illustre cet article : à gauche, un couvercle, à droite un bouchon, photographiés ensemble. Le premier ferme un bocal d’anchois, le second une bouteille de cinq litres d’eau minérale, qui semble avoir subit les derniers outrages, et même une partie des avant-derniers, mais le budget alloué à cet article ne permettait pas mieux. Bref, il ne s’agit pas ici de mettre en doute la belle certitude nous faisant identifier à coup sûr les bouchons et les couvercles, mais bien de savoir sur quoi elle repose.

 

Ce n’est pas la taille, considérée ici comme le volume total de l’objet. Notre couvercle est un chouia plus petit que son voisin le bouchon. Ni le diamètre, ni l’épaisseur.

 

Ce n’est pas le pas de vis, les deux en sont pourvus et même si « bouchon » évoque spontanément plutôt le bouchon de liège, qui en est dépourvu, « couvercle » s’applique aussi au couvercle d’une casserole, d’une marmite, dépourvus de pas de vis également. Du moins chez moi.

 

La matière ? Certes, ce couvercle est en métal et le bouchon en plastique, mais l’actuel couvercle de mon pot de beurre de cacahuète est en plastique et le bouchon de ma bouteille de Rhum en métal.

 

Alors ?

 

Alors j’ai une hypothèse, qui me semble assez juste, mais dont je ne ferai part qu’après les tiennes. Considère ça comme une sorte de Schmilblick culturel. 

 

 


Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 12:19
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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 10:58
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ur les dispositifs d’ouverture facile, on a déjà beaucoup daubé : les languettes qui te restent dans les mains, les coins à soulever qui te narguent, les trucs à déchirer qui t’attendaient pour foirer, les bagues dont la ressemblance avec les goupilles de grenade devient brusquement évidente quand ta canette t’explose à la figure... Bref, trop souvent, on ne voit pas bien ce qu’il y a de facile là dedans, à part l’envie de tuer.

 

Mais les dispositifs de fermeture de nos emballages me semblent moins documentés et c’est à cet oubli regrettable que va tenter de remédier cet article que tout le monde attendait sans trop l’espérer et dont le dispositif sophistiqué de fermeture du pain de mie Jacquet aura été le déclic. Mais n’anticipons pas.

 

Je ne pensais pas qu’il y en eût autant, ce qui prouve bien que le génie humain n’est jamais aussi fécond que dans l’inutile. Tu dis ? Ce carnet en est également une preuve ? Merci, c’est gentil.

 

On va commencer par réviser nos classiques :

 

Fermetures faciles - Le couvercle vissant de Solaya - Le ca

 

Sur les couvercles à pas de vis des bocaux, pas grand-chose à dire. Le dispositif a fait ses preuves de longue date. Tu tournes ça dans le sens des aiguilles d’une montre de l’hémisphère nord et c’est fermé hermétiquement. Ne pas oublier que le bocal et son couvercle se recyclent dans des poubelles différentes.

 

 

Fermetures faciles - le couvercle du Rustique - Le carnet d

 

On peut s’interroger sur la réelle fonction du couvercle des fromages qui puent. Décorative je pense et destinée à afficher la raison sociale du contenu. La boîte elle-même pourra retenir un moment les débordements du fromage, mais pas du tout ses exhalaisons. Pour ça, préférer une boite hermétique, ou un container en plomb. On remarquera au passage le petit torchon bleu qui déborde, destiné à authentifier les prétentions rurales du produit, de même que son nom, pyrogravé. De là à penser que notre camembert a grandi dans les vertes collines du Montana, où il fut capturé au lasso par le cow-boy Marlboro et marqué au fer rouge, il n’y a qu’un pas. Enfin, il est important qu’à l’achat, ce couvercle puisse être enlevé, pour que ton pouce expert puisse vérifier que ton fromage est « fait », comme si ce geste ancestral pouvait le distinguer à tes yeux seuls des trois millions cinq cent mille autres sortis de l’usine ce jour là, tous rigoureusement identiques.

 


 Fermetures faciles - bouchon de brique - bouchon de liège

 

Tiens ? Revoilà ce bouchon auto-perçant destiné à refermer les briques entamées, du moins pour celles n’ayant pas prévu de l’être. Nous avons fait connaissance avec lui lors de l’inventaire du tiroir N°3. Ça fait donc deux fois en quelques mois qu’il se retrouve sous les feux de l’actualité. Bientôt une nomination aux oscars ? Le bouchon en liège, lui n’a pas forcément vocation à être réutilisé pour fermer la bouteille d’où on l’a extrait, mais en insistant, il peut l’être. En ce qui concerne la pince à linge, elle servira utilement à fermer tous ces sachets imprévoyants, n’ayant ni zip, ni scratch, ni adhésif, bref, les mauvais élèves du frigo, ceux n’ayant jamais leurs affaires.

 

Fermetures faciles - bocaux à caoutchouc - Le carnet de Ji

 

Encore un grand classique que ce système de fermeture des bocaux, sophistiqué, qui nous fait entrer de plain-pied dans une difficulté qu’on retrouvera plus loin dans cet article, celle du vocabulaire. Tu appelles ça comment, toi, ce truc ? Fermeture mécanique ? Ici, nous, on y met le gros sel et ce bocal bleu est le seul représentant de son espèce.

 

Fermetures faciles - Les boites de sel - Le carnet de Jimid

 

Même difficulté pour nommer les systèmes de fermeture de ces salières. À gauche on presse, à droite, on coulisse (tiens, ça ressemble à un programme électoral), et on voit parfaitement comment tout ça fonctionne, mais ça s’appelle comment ? Sinon, dans la famille « A coulisse », mais là en rond plutôt qu’en long, j’ai les cure-dents :

 

Fermetures faciles - pots de cure-dents - Le carnet de Jimi

 

 

 

Fermetures faciles - Le bouchon cannelé de Vals - Le carne

Mais il serait peut-être temps d’entrer dans le siècle, par exemple avec ce bouchon vissant qui n’est classique qu’en apparence. Les cannelures de son pas-de-vis signent à coup sûr sa contemporanéité. Très malin. Tu tournes doucement, le gaz dissous dans ton eau pétillante s’échappe, permettant à ta boisson d’ajuster sa pression interne à son environnement sans faire geyser. J’ai vu l’inventeur de ce truc dans une émission télé. Il était assez fier de lui, et il y a de quoi, mais il n’a pas touché un sous sur le brevet, vu qu’il bossait pour une entreprise qui elle, a dû s’en mettre plein les poches. Il parait que depuis, il creuse des cannelures sur tout ce qui tourne pour essayer de rattraper le coup. Nan, je plaisante. Je n’en sais rien.

 

Fermetures faciles - L'adhésif de Taureau Ailé - Le carne

 

Fermetures faciles - l'adhésif de Lotus - Le carnet de Jim

 

Sans doute antérieur, puisqu’inventé par Richard Drew en 1930, un mardi, le ruban adhésif, sur lequel ne crache plus nos emballages pour être refermés. Comme on le verra plus tard, certains deviennent d’ailleurs tellement sophistiqués qu’ils prévoient un mode d’emploi. Malgré les apparences, ce n’est pas le cas ici. Le mode d’emploi du sachet de riz ne concerne que son ouverture.

 

Fermetures faciles - Les ergots du Domaine de Sommery - Le

 

Fermetures faciles - Les encoches de Fitness- Le carnet de

 

La sophistication ne s’accompagne pas forcément d’accessoires, de matériaux ajoutés ni de concepts tirés par les cheveux. Je n’en veux pour preuve que ces deux exemples d’emballages « autosuffisants » pour leur fermeture. On notera que la rusticité triviale des ergots est tout à fait raccord avec le matériaux de l’emballage des oeufs, ainsi qu’avec les oeufs. Habile également, quoiqu’un peu subliminale, l’association ergot-coq-poule-oeuf. Sophistication simple également pour les encoches des céréales. Fermer le paquet ne sert à rien puisque tu le ranges dans un placard, où il ne risque pas de se renverser, mais puisque les trucs ouverts te contrarient fortement, celui-là au moins est simple à refermer.

 

Fermetures faciles - le fresh zip de Friskies - Le carnet d

 

Le terme de « zip » me parait ici un peu usurpé, mais il semble que ni Friskies ni moi n’en ayons trouvé de meilleur. Zip, pour moi, ça évoque plutôt une « fermeture éclair » et donc la présence d’un curseur permettant que les deux bords d’un truc à fermer se solidarisent. Ici, on est plutôt à l’intérieur du paquet que sur ses bords et le curseur brille par son absence. En revanche, on voit bien apparaître le mode d’emploi annoncé plus haut. Ce zip là consiste en une bande, jaune, collée à l’intérieur du paquet, pliée en M, et dont le profil en coupe transversale permettrait de comprendre comment ses bosses se coincent dans ses creux, si mon microscope à balayage n’était pas en panne. Tiens, ça me fait penser que le balayage tout court aussi semble en panne. Bref, tu appuies, ça coince et je ne sais pas si les qualités organoleptiques du contenu s’en trouvent ainsi conservées, comme le promet l’emballage, mais au moins ton placard ne pue-t-il pas la croquette.

 

Fermetures faciles -le scratch du Drum - Le carnet de Jimid

 

Le même principe est à l’oeuvre sur mon paquet de poison. Ça ressemble à du Velcro, mais ça n’en est pas. Le velcro, le vrai, suppose des minuscules crochets sur la partie A et des bouclettes sur la partie B. Ici, les deux sont rigoureusement identiques. J’ai vérifié. C’est à dire que si tu appuie la partie A de ce paquet sur la partie A d’un autre paquet, ça tient. Un examen au microscope permettrait de voir comment les picots s’accrochent dans les rainures, mais par suite d’encombrements, votre demande ne peut aboutir. Reste que ça fait « scratch ! » quand on ouvre.

 

Fermetures faciles - Les fils de couleur du pain Jacquet -

 

Le voilà, le sachet de pain. Un emballage très « couture » puisque il met en oeuvre un système de fronce. Encore un exemple du génie froncé. Le mode d’emploi mérite qu’on s’y arrête un instant : Pour ouvrir, tirez sur les bords du sachet. On s’en fout, l’ouverture n’est pas le sujet de cet article. Pour fermer, 1 - prenez dans chaque main un fil de couleur différente, 2 - tirez.

Je ne trouve pas ça très explicite. Ou plutôt, je trouve importante la part d’implicite. Déjà, on suppose que vous êtes seule, ou que votre partenaire ne participe décidément pas beaucoup à cette tache ménagère consistant à refermer le sachet de pain. S’il entreprenait de vous aider, on se trouverait alors avec quatre mains disponibles et « prenez dans chaque main un fil » serait insuffisant pour savoir dans quelle main de qui, quoi. A moins que... Mais oui ! C’est prévu. Ce détail m’avait échappé mais il semble que la situation ait bien été envisagée par Monsieur Jacquet : les fils sont doubles. Donc si votre moins bonne moitié décidait ce matin là de rompre la tradition multimillénaire consistant à ne pas faire grand-chose pour vous aider avant le petit déjeuner, et rien après, il pourrait tirer des deux mains les deux brins du fil rouge, ou blanc, pendant que vous tirerez sur l’autre. A vous les joies des menus travaux partagés !

De même « tirez » me parait laisser beaucoup trop d’implicite. Imagine, je sais pas moi, que ce paquet de pain de mie arrive sur la table d’un tueur à gages... « Tirez ! » risque d’entraîner chez lui un réflexe malheureux ! Tu me diras, au moment précis où arrive cet ordre, il est sensé avoir chacune de ses deux mains occupé à tenir un fil. Oui, ben moi je dis qu’on ne sait jamais et « Tirez sur les fils » me paraîtrait une indication plus prudente.

On notera enfin que ce mode d’emploi est répété avec une insistance que je trouve un peu désobligeante. Huit fois sur le pourtour du paquet. Ceci dit, j’imagine sans peine Mélanie (de Tours), un peu effrayée devant la nouveauté de cet emballage, lire scrupuleusement les instructions de fermeture, en fronçant un peu ses charmants sourcils, puis l’opération effectuée avec succès et soulagement, cocher au gros feutre indélébile l’étape à laquelle la voilà rendue, ce qui impose, c’est vrai, qu’elle dispose non loin d’une version vierge pour renouveler l’exercice.

 

 

Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 16:31
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Lettrine--T-Ourgang---statistiques--copie-1.jpgout ça, c'est à cause de Paul, alias Ysengrimus bien sûr. Mais comme il a le dos large, et l'amitié solide, il ne m'en voudra pas de m'appuyer dessus pour étayer cette quête, dont le point de départ est un sien propos, tenu sur « Portraits de blogueurs ».

Contexte : Paul répond à la question : « Pourquoi bloguez-vous ? » À cause de la nature du médium. C’est un médium qui est extrêmement intéressant, de quatre points de vues : (je résume : ) 1 - On écrit ce qu’on veut sans intermédiaire. 2 - c’est un dispositif interactif. 3 - le blog permet de réunir la force de l’argumentation académique et le caractère à la fois intime et passionné du propos. 4 - On peut mettre en ligne des textes d’une bonne taille.

C’est son N°3 qui m’intéresse tout particulièrement : le blog développe un style bien à lui, qui permet d’allier la force d’un texte académique avec le caractère à la fois intime et passionnel d’un texte personnel, qui serait par exemple un texte de fiction. Les deux s’unissent très bien. Il y a un « genre blog » un « genre carnet » qui est en train de se développer, qui est extrêmement intéressant à explorer.

D’où la question, simple dans sa formulation, bien que double, ça commence bien : C’est quoi, le « genre carnet » ? C’est quoi le « Style blog » ?

Pour tenter d'y réponde, on va faire avec ce qu’on a, c’est à dire suivre les pistes esquissées par cette réflexion de Paul et voir dans quelle mesure l'expérience et ma réflexion perso prolongent ces pistes ou s'en écartent.

On relèvera pour commencer que le propos de Paul n’est pas écrit, il est filmé. Le cadre dans lequel il s’insère et la technique qui le porte ne permettent pas d’entrer en finesse ni en longueur dans une pensée. Paul a quelques seconde pour exposer son propos : il schématise. Pour autant, je ne lui ferais pas l’injure de penser qu’il confond « genre » et « style », aussi convient-il sans doute de garder cette distinction, que seule la brièveté du propos tend à confondre. En revanche, on ne fera pas plus de différence ici entre « blog » et « carnet » qu’il n’en fait lui-même.

Il faut également supposer que Paul parle en ayant en tête son propre carnet. C’est d’ailleurs bien normal, puisque c’est précisément celui-là (et son rédacteur) qu’on lui demande de présenter. Du coup, me voilà très tenté d’engager cette quête en seule direction de l'écriture, considérée sur son versant des genres : publication universitaire, autobiographie, fiction. Mais également sur son versant des styles : académique, intime, passionnel, narratif...

Mais finalement non, du moins pas tout de suite, parce qu'à procéder ainsi, on s'engagerait dans un mouvement dont le sketch de Fernand Raynaud donne une bonne caricature, consistant à virer tout ce qui paraît superflu, au risque de ne même plus avoir, au final, le nécessaire. Autrement dit, à n'examiner que des carnet littéraires à la recherche d'une hypothétique écriture « style blog », on risque de ne plus voir cette évidence : la plupart des carnets n'ont aucune prétention littéraire et certains ne contiennent pas ou quasi pas d'écrit. Ne participent-ils donc pas au genre blog, considéré ici comme une forme d'expression ? Bien sûr que si. Et sur les carnet dans lesquels l'écrit tient une place minoritaire, mais significative, ne pourrait-on pas trouver aussi chez eux des indices de ce que pourrait être un style blog ? Faudrait aller voir.

Du coup, j'ai effectué (avec élégance) un petit pas de côté, me disant qu'il serait peut-être plus éclairant, pour trouver des éléments constitutifs du « style blog », de le distinguer à partir de, ou parmi d'autres styles d'écriture : l'écriture SMS, l'écriture Twiter, l'écriture journalistique...

Concernant les deux premiers exemples, il est assez facile de caractériser ce qui distingue une écriture blog d'une écriture SMS et Twiter. Par rapport au SMS, le blog renonce aux abréviation, au « style télégraphique ». Il écrit de façon littérale, en respectant les règles de syntaxe, d'orthographe et de grammaire usuels. J'appuie cette affirmation sur la consultation des blogs classés de 1 à 10 puis de 100 à 110, puis de 200 à 210 puis de 300 à 310 du classement E-buzzing. À part un, qui n'écrit pas DU TOUT, tous les autres respectent à la lettre (c'est le cas de le dire) cette discipline, ou plutôt, cet usage discipliné de la langue écrite. On aura compris qu'en consultant ce classement, et de cette façon, je suis tombé sur un bon échantillon de tout ce qui se fait en matière de blog, toutes plateformes confondues (avec une sur-représentation des blog Wordpress). J'insiste : il ne s'agit pas d'une conformité approximative, ou moyenne, mais absolue. C'est à dire que sur les quarante blogs que j'ai lus, je n'ai relevé aucune faute d'orthographe. Tu dis ? Ça ne t'étonnes pas, vu que je ne vois même pas les miennes ? Va jouer. Tu sais très bien qu'on repère bien mieux celles des autres.

Par rapport à Twiter, outre ce qui vaut également pour le SMS et comme le relevait déjà Paul, l'écriture blog se caractérise également par le volume quelle autorise, ne se fixant comme limite supérieure que la prolixité du rédacteur et la résistance oculaire du lecteur.

SMS et Twiter nous mènent sur une piste bien intéressante : et si, finalement, l'écriture sur un blog, dans sa forme et dans son style, était surtout déterminée par son cadre technique ? Autrement dit, par la technologie qui la porte ?

L'article « De l’origine du blog en France » de iDorian, fait remonter les blog à l'époque du Minitel. Mouais... Il rappelle utilement que l'apparence et les fonctionnalités qu'on leur connaît actuellement, assez semblables toutes plateformes confondues, sont venu écraser d'autres modèles, selon cette loi mainte fois vérifiée en matière de nouvelles technologies : seules les plus adoptées survivent. Ce qu'auraient pu être les blogs, à vrai dire, je m'en tape un peu, mais ce qu'ils sont, techniquement, me paraît découler de l'acceptation la plus large du mot « journal ». Je ne sais pas si l'anglais fait la même confusion que le français, qui laisse entendre dans « journal » à la fois « journal intime », « journal de bord », « journal de voyage » et « Journal de presse », ni si « carnet » laisse entendre comme chez nous « carnet de croquis », « carnet de notes » et « carnet de bord » mais dans ces champs sémantique là, on trouve tout ce qui nous faut pour décrire nos blogs.

Au journal « de journaleux » autrement dit, à l’organe de presse, les blogs empruntent beaucoup. L’obligation de donner un titre à son billet, de l’inscrire dans une rubrique (ou catégorie). Ce ne sera pas « faits divers » ou « nouvelles locales » (quoique) mais chaque carnet aura nécessairement les siennes, plus ou moins nombreuses, plus ou moins abondées. La longueur du billet, variable, mais dans les proportions habituelles de la presse papier. Le recours aux illustrations. Enfin, j’aurais peut-être dû commencer par elle : la publication, autrement dit, la diffusion publique.

Au journal intime, le blog emprunte le ton personnel et subjectif, le caractère parfois très local, voire microscopique de ses sujets, mais également l’adresse au lecteur. Perso, j’use et j’abuse de cet artifice, consistant à t’interpeller, oui, toi, mais c’est un procédé très classique, genre « Cher journal, à toi seul je confie ma peine » mais on se souviendra utilement du « Chère Kitty » du journal d’Anne Franck. On a les Mélanie (de Tours) qu’on peut. Également emprunté au journal intime plutôt qu’à la presse : le « sans intermédiaire » dont parlait Paul. Un blog, tu écris, tu publies et tu ne rends de comptes à personne.

Etymologie oblige, à ses père et mère ci-dessus, le blog emprunte son inscription dans la temporalité, les dates, la chronologie, la périodicité, qu’on trouvera aussi dans le journal de bord et le journal de voyage, auquel il pompera ses cartes postales.

Fortement contraint par ces modèles formels - et tout particulièrement celui de la presse - les blogs m’apparaissent, dans leur contenu, comme plus ou moins influencés par l’un ou l’autre de ces modèles, mais ne s’en éloignant guère, d’autant que leur cadre technique s’en inspire très largement.

Du coup, j’en viens à penser qu’un blog autant une expérience de publication qu'une une expérience d’écriture. D’ailleurs, imagine-toi deux minutes tenir un journal intime, un vrai, un caché dans un endroit où tu serais sur, mais alors là sûr, que personne ne trouverait à le lire. Perso, j’écrirais là ce que je n’ai jamais écrit ailleurs et qui ferait la joie de mon psy si j’en avais un, mais ça n’aurait sans doute pas grand chose à voir avec ce que je publie ici. Non, n’insiste pas, c’est non.

Bon, alors juste un petit peu. Cette nuit, j’ai failli mourir. J’étais dans un rêve assez pénible et brusquement, j’ai été physiquement envahi par une sensation de froid intense qui me gagnait rapidement en même temps que j’étais pressé, contraint, écrasé de tous les côté à la fois. Je me suis senti mourir et dans un dernier sursaut, j’ai ouvert les yeux, j’ai vu la pâle lueur qui filtrait à travers les volets. Je m’y suis cramponné désespérément. Si je n’avais pas fait l’effort de garder les yeux ouverts, je ne serais pas en train de rédiger cette note. Ça fait un peu chier parce que la dernière fois que j’ai rêvé que j’étais mort, c’était après, j’étais déjà de l’autre côté et ma fois, c’était très bien. Une sorte de pique nique perpétuel. Au point d’ailleurs que j’en avais gardé une certaine sérénité, par rapport à mon décès. Mais là...

Mais si l’écriture trop intime n’a guère sa place sur les blogs, il en est de même pour ces nouvelles, ces romans qu’il ne viendrait à l’idée de personne de proposer à la presse, mais plutôt à des éditeurs, numériques ou papier.

Pour conclure, oui, je crois qu’il y a bien un « style blog », qui s’alimente sans complexe aucun, des qualités cumulées du journal de presse, du journal intime, et du journal de voyage, du carnet de croquis, de notes ou de bord, piochant ce qui lui plait quand ça lui chante dans cette généalogie assumée et le faisant dans une liberté qui est loin d’être totale, comme en témoigne son respect de la langue, mais sans cesse conquise.

 

 

Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 20:08
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Bruno Walpoth - dessin - Le carnet de Jimidi

 

Lettrine--0-vieille-photo-.jpg

 

 

n peut avoir l'impression – et moi le premier – que sur nos carnets, un billet chassant l'autre, l'actualité pousse tout le reste vers le néant. C'est partiellement faux, du moins si je lis bien à la suite de quelles requêtes Google tu arrives jusqu'ici. Tiens, par exemple, les requêtes qui ont été les plus « productive » ces trente jours derniers, « taupe couleur » et « couleur taupe », qui totalisent 421 visites : elles renvoient à un billet de septembre 2011. Pas la préhistoire non plus, mais quand même !

Je ne suis pas peu fier qu'en seconde position, quoique loin derrière avec ses 118 visites, figure régulièrement Bruno Walpoth, ce sculpteur de génie dont je parlais en juin 2010 et peut-être même avant, puisque ce billet  était dans mes bagages lors de mes déménagements de blog en blog.

D'ailleurs, d'une manière générale, je trouve que les requêtes rendent volontiers justice aux bons gros billets centrés sur des artistes et je suis donc agréablement surpris qu'aux côté de Bruno Walpoth, se tiennent, et se tiennent bien, Jacques Carelman et ses objets introuvables (juillet 2010), Jean-Claude Chaillou (février 2011, entre autres), Cal Lane (juin 2010), Roberto Bernardi (il y a plus d'un an, mais quand ?), Philippe Cognée ( avril 2009) Denise Lach (août 2010) et d'autres.

De même, mon intérêt pour l'architecture ronde rencontre régulièrement la curiosité des internautes, qui arrivent sur cet ici-carnet  à la suite de requête très générales, genre « maison ronde » mais également en cherchant des infos ou des images sur tel ou tel bâtiment, au premier rang desquels The Globe Theatre auquel j'ai consacré une page non datée.

Tu dis ? Ça fait quand même peu par rapport aux 611 articles d’ici ?

Pour le moment.

 

 

 

 

Illustration : Un dessin de Bruno Walpoth, car il semblerait bien qu'entre autre talents, cet artiste dessine. Tiens, je crois que je vais le solliciter pour Scribulations 01/12.

 

 

Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 21:58
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Ardoise-avec---ici-on-vend-de-belles-oranges-pas-cheres---.jpg

 

 

Lettrine--P-Bacon--le-carnet-de-Jimidi.jpgour un article que je projette, j’ai besoin que tu aies en tête ce sketch de Fernand Raynaud qui, mine de rien, aborde une question fondamentale en matière d’écriture : sa nécessité.

On trouve facilement à écouter ce sketch sur Musicme, par exemple et c’est d’ailleurs à partir d’une version audio que j’ai établi cette version écrite.

 

— Qui c’est qui veut des oranges ? Messieurs-dames, en passant, regardez mon cageot ! Regardez comme elles sont belles mes oranges ! J’en ai un plein cageot ! Bonjour Madame... En passant... (en aparté : elle regarderait même pas ! C’est quelqu’un ça ! ) Venez voir, j’ai des belles oranges ! Personne veut des oranges ? C’est quelqu’un ça alors ! Bonj... Bonjour Monsieur !

— Qu’est ce que vous faites là, vous ?

— Moi ? Je... Je vends des oranges.

— Je le vois bien, non ?

— Je suis l’employé. C’est le contremaître qui m’a employé depuis ce matin sept heures pour vendre des oranges.

— Et moi, je suis le patron, moi.

— Oh, pardon ! ( petit rire gêné ) hi hi hi !

— Et vous en avez vendu beaucoup, de ces oranges ?

— Ben non, j’en ai pas encore vendu une ! C’est quelqu’un ça !

— Qu’est ce que vous faisiez, avant de vendre des oranges ?

— Je vendais du poisson.

— Et vous en vendiez beaucoup ?

— Heu... Non, je n’en ai jamais vendu ! Qui c’est qui c’est qui veut du poisson ? On me répondait : « Vous ne savez pas où on peut acheter des oranges ? » C’est quelqu’un ça alors !

— Ça ne m’étonne pas que vous n’en vendiez pas.

— Pourquoi ?

— Comme ça... Vous avez une ardoise et une craie, c’est pour quoi faire ?

— C’est pour faire mes totaux ! Quelqu’un qui viendra, comme ça et qui me dirait d’une seul coup, allez, paf : « Il m’en faut trois kilos. » Alors... (il compte, rapidement) Cent multiplié par trois, trois fois zéro, je pose zéro, je retiens rien, trois fois zéro... Enfin.. Hi hi hi ! Je ferais mes totaux quoi ! Voilà !

—... !

— Voilà, voilà, voilà, voilà...

— Vous avez une ardoise et une craie, mon cher ami, servez-vous en pour faire de la publicité ! Le commerce, c’est un métier. Ce n’est pas n’importe quelle personne qui peut faire du commerce. Marquez quelque chose sur votre ardoise, de manière que, lorsque les client passent sur le trottoir, ils se disent : « Tiens ? Qu’est ce qu’il y a d’écrit là-dessus ? » Ils approchent, et vous les accrochez pour vendre votre marchandise.

— Ah, c’est vrai ! Hi hi hi ! C’est vrai.. J’y avais pas pensé de... d’écrire... C’est vrai !

— Je repasse dans dix minutes, hein.

— Au revoir M’sieu le patron ! C’est vrai... Une ardoise et une craie... Qu’est ce que je vais bien pouvoir écrire là-dessus ? Heu... (il écrit en s’appliquant) Ici-on-vend-de-belles-o-ranges... (il relit rapidement) Ici on vend de belles oranges... (il ajoute) pas chères. Voilàààà ! Qui c’est qui veut des oranges ?

(le patron, de retour) —C’est vous qui avez pondu ça ?

— Oui M’sieu le patron. Hi hi hi!

— Bon, donnez moi ça... (il lit) « Ici on vend de belles oranges pas chères ». Mmm mmm... Vous avez bien fait de marquer « ici », des fois qu’on pense que ce soit ailleurs... Vous ne voyez pas que c’est inutile le mot « ici » ?

— C’est vrai, j’ai mis « ici »... (il crache sur l’ardoise) Ptfu ! j’efface « ici ».

— « On vend de belles oranges pas chères » Ils auront bien le temps de le voir, que c’est pas cher... Pourquoi vous avez écrit « pas chères » ?

— C’est vrai ! Ptfou, ptfou ! J’efface « pas chères ».

— Donnez moi ça... « On vend de belles oranges » ... « on vend » vous aviez peut-être l’intention de les donner ? Mmm ?

— Nan !

— Alors pourquoi vous avez marqué « on vend » ?

— C’est vrai, hi hi ! Dire « on vend » !?  Ptfu, ptfu !

— « de belles oranges »... Quand on fait de la publicité, il faut en marquer le moins possible, de manière que ça frappe d’avantage l’imagination. Qu’est ce que ça veut dire, ça,  « de belles oranges » ? Elles sont pourries vos oranges ?

— C’est vrai !

— Et ben, effacez « de belles » !

— C’est vrai, ptfu ! « de belles»...

— C’est des bananes, que vous vendez ?

— Nan, c’est des oranges.

— Alors, pourquoi y’a « oranges » ?

— C’est vrai, pourquoi y’a... Ptfu ! Bon, ben je vais allez revendre mon poisson ! Comme ça j’aurais pas besoin de le marquer.

— Pourquoi ?

— Ça se sent !

 

Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 19:54
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Marine-de-Jo---fevrier-2012---b---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

Marine-de-Jo---fevrier-2012---a---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

Lettrine--A-Johdpur---Le-carnet-de-Jimidi.jpgh parce que tu crois qu’il suffit d’aller chez Jo, piquer là bas deux trois photos et venir les coller ici ? Pas si simple. D’abord, Jo publie énormément de photos et, dans cette marée régulière là, on trouve beaucoup d’excellentes photos. Même restreintes à celles qui me tapent tout particulièrement dans l’oeil, il y en a encore trop pour les exposer toutes ici. La série dont j’ai extrait ces superbes images de littoral en comportait 47. Elle a été mise en ligne le 5 février, on est le 8, Jo a publié 117 nouvelles photos depuis. Tu mesures le problème ? Donc il faut choisir.

Dans la série du littoral (plage de l’Almanarre), j’ai mis une option sur cinq clichés, dont Jo m’a très gentiment transmis les fichiers « en grand ». Puis ayant déjà l’idée de les exposer par deux, j’en ai encore viré une, qui me semblait faire un peu double emploi. Puis il a fallu composer des paires, ce qui laissait encore quatre possibilités, puis déterminer celle qui irait à gauche et l’autre à droite, mais à ce stade, il n’y a plus que la subjectivité qui comptait. C’est elle qui m’a fait associer la première paire, qui me semble raconter une mini histoire : On arrive par le chemin bordé de barrières, qui semble monter, puis d’un coup, d’en haut, on découvre la mer. Pour la deuxième paire, il m’a semblé que les lignes de la première photo se prolongeaient mieux dans la seconde dans cet ordre là que dans l’ordre inverse. Pour l’effet d’ombrage, bah, j’en ai essayé plein et c’est celui-là qui me semblait rendre le mieux.

 

Reste à remercier Jo de son talent et de sa gentilesse. Vous pourrez admirer la série complète sur l’article « Alamanarre et salins des Pesquières enneigés » et, bien sûr, comme moi, retourner souvent sur le carnet de Jo admirer ses clichés et prendre une dose de bonne humeur. Ne loupez pas la série « Quand le froid se contemple ». Là aussi, il y a des trésors. 

Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 13:11
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Autel-bouddhiste-a-la-gloire-du-dieu-Google.jpg

 

Lettrine--C-ruach-fin-du-monde-.jpgontrairement à ce que pourrait laisser penser ce qui va suivre, je n’ai rien contre la superstition. Après tout, si vous êtes persuadés que votre fiston doit son Bac au cierge que vous avez allumé devant la statue de Sainte Rita - sainte patronne des causes désespérées -  l’important, c’est qu’il l’ait eu. De la même façon, si vos petites granules de perlimpinpin 5ch vous font repousser les cheveux, quand bien même se serait une heureuse conséquence de l’effet placebo, je pense qu’il n’y a que le résultat qui compte. J’ajouterai, pour qu’il n’y ait décidément aucun doute sur les arrières pensées tapissant cet article, que je ne suis pas contre les croyances religieuses, du moins quand elles témoignent d’une quête spirituelle sincère. Si ça vous rend plus tolérant et plus ouvert à votre prochain, qui s’en plaindrait ?

 

Non, ce qui craint, c’est tout ce qui ressemble à un clergé, à des gourous, tous pour moi charlatans patentés. Un des problèmes du charlatanisme, c’est que son intérêt bien compris n’est pas du tout d’initier le croyant au grand tout, ni au Grand Manitou, mais de s’interposer comme interface indispensable. La position sera d’autant plus facile à tenir que le ciel et ses locataires présumés apparaîtront dans une nébulosité entretenue, que seuls leurs intermédiaires sur Terre sauront percer.

 

La position des gourous 2.0 me parait être la même vis à vis du dieu Google, grand dispensateur de référencement et donc de manne publicitaire. C’est du moins la conclusion à laquelle j’arrive en lisant l’article : « 10 Conseils Pour Ecrire Des Titres « Exceptionnels » Pour Vos Articles ! »  publié sur emarketinglicious.fr par Isabelle Mathieu.

 

On y retrouvera l’habituel mélange de bon sens et de n’importe quoi, l’un destiné à faire avaler l’autre. Pour le bon sens, je vous laisse juge, vous n’en manquez habituellement pas, mais c’est par exemple « Attirez l’attention » - quel projet original, pour un titre ! - ou, « écrivez un titre qui parlera à vos lecteurs » - Oui, tiens ? Je n’y avait pas pensé ! On semble avoir renoncé au « Si vous écrivez en français, faites le de gauche à droite » mais c’est de justesse. Pour le n’importe quoi, y’a le choix. Ça va de « Commencez votre titre par un chiffre » à « écrivez l’initiale de chacun de vos mots en majuscule » en passant par « bourrez avec des signes de ponctuation ». Il parait que si vous égorgez un poulet sur votre clavier, c’est encore mieux.

 

J’aime tout particulièrement la litanie des mots puissants : gratuit, secret, booster, tabou, banni, conspiration, dangereux, excellent, exceptionnel, meilleur, brillant, incroyable, gagnez etc. Ça au moins, ça promet d’être marrant : « Gratuit : perdez 2kg de cerveau en trois jours », « 12 secrets (tabous !) pour Pou»er votre chef à l’a!coo!isme », « Booster votre conspiration », « 2venir dangereux ? Excellent ! »

 

Bref, on aura compris que, ce qui me dérange dans ces dix conseils, c’est que quelqu’un puisse croire quelqu’un d’autre assez con pour en avoir besoin.

 

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 23:10
- Publié dans : Réflexions générales sur les blogs - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

 

Les-freres-Bodgdanof----Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

Lettrine--E-Carl-Kleiner-.jpgngagé jusqu’au cou dans un de ces chantiers pharaonique dont j’ai le secret, destiné à étayer une intuition dont tout le monde se fout, mais sur laquelle je reviendrai, forcément, je suis en train de lire des blogs, un peu en diagonal, hélas, mais ça ne m’empêche pas de me régaler avec certains. C’est le cas pour Billet dur, sous-titré : Carrément méchant - La (mauvaise) humeur de Christophe Conte . Comme vous pourrez le constater la forme adoptée est d’une simplicité redoutable d’efficacité : la fausse correspondance. Autrement dit, chaque billet de ce blog commence par : « Cher(s)/chère(s) X et se termine par la formule « Je ne vous embrasse pas », le rédacteur renouvelant sans cesse ses raison de ne pas le faire. Celle qui clos l’article « Chers frères Bogdanof » m’a fait éclater de rire : « Je ne vous embrasse pas, vous me faites peur ! » Comme on le comprend.

Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 19:31
- Publié dans : Blogs voisins - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

 

 

Ballade du 5 février 2012 - c

 

 

Lettrine (I Neige) Le carnet de Jimidil a fallu que je me pousse un peu dehors, mais comme souvent : c’est tellement plus facile de rester au chaud assis devant l’ordi ! Mais bon, le soleil aidant, j’ai cédé à l’appel du grand air et comme d’habitude, je ne l’ai pas regretté. L’air était vif certes, mais bien agréable aux poumons ;  la neige était présente mais pas au point de gêner la progression, au contraire, le gel et elle avaient plutôt tendance à solidariser les cailloux des chemins, qui d’habitude roulent un peu sous les pieds. Il m’a semblé que le vent était d’Est, ce qui n’arrive jamais. 

 

Ballade du 5 février 2012 - b

 

Ballade du 5 février 2012 - e

 

Ballade du 5 février 2012 - d

 

 


Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 17:49
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