Couvertures de 9 albums des trois petits cochons - Le carne

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e doigt dans l’engrenage, tu connais ? Moi j’allais juste à la médiathèque fureter pour voir si je trouvais deux ou trois albums des Trois petits cochons, histoire de creuser un peu cette histoire de maison de paille. J’en suis sorti avec neuf ouvrages. Je te dis pas le regard inquiet de la dame à l’accueil. Après lecture, j’ai le sentiment que les maisons de paille c’est l’arbre qui cache la forêt. Aucun des neufs albums ne raconte exactement la même histoire, ni de la même façon. S’agissant d’un conte, il fallait s’y attendre, mais on n’est pas seulement dans la nuance à partir d’un même récit : il y a DEUX contes assez différents l’un de l’autre.

 

Dans sa première version, disons la version Disney pour faire simple, une fois sa maison de paille foutue en l’air par le loup, le premier cochon va se réfugier chez le deuxième. Puis l’histoire se répète, les deux vont chez le troisième, le loup en est pour ses frais, il passe par la cheminée de la maison en brique et atterrit dans une marmite d’eau bouillante. Rideau.

 

Dans sa deuxième version, celle que reprennent par exemple les deux albums titrés La VÉRITABLE histoire des trois petits cochons, le premier se fait bouffer, le deuxième se fait bouffer, et pour choper le troisième, après s’être époumoné en vain, le loup lui propose d’aller récolter avec lui des navets, puis des pommes. Puis rendez-vous est donné à une fête de village dont le cochon s’échappe grâce à une baratte. Ce n’est qu’après que le loup, furieux, passe par la cheminée et termine en pot au feu.

 

On trouve d’autres variations à toutes les étapes de l’histoire, j’en parlerais peut-être à l’occasion d’un autre article. Mais pour m’en tenir à la maison du premier petit cochon, elle n’est pas toujours en paille : chez Les trois petits pourceaux elle est construite avec des feuilles.

 

Les trois petits pourceaux - Coline Promeyrat Joëlle Joliv

 

Restons sur la paille. Elle provient généralement d’une botte que transportait un paysan qui passait par là, sauf chez Jean Claverie : Le premier petit cochon se hâta de tresser des brins de paille qu’il avait trouvé sur une meule voisine : le soir même il acheva sa paillote et put y dormir à l’abri sans plus penser au loup. Intéressant, cette idée de paillote et de paille tressée, non ? C’est le seul exemple où le texte indique un  mode de construction. Ailleurs, comme on va le voir, c’est à l’illustrateur de se démerder. C’est également l’un des deux exemples où la maison de paille se trouve dotée d’une appellation propre  : une paillote.

 

Les-3-petits-cochons---Jean-Claverie--b---Le-carnet-de-Jimi.jpg

 

Chez Arnaud Floc’h, et M. O. Fordacq, c’est une hutte, partout ailleurs, une maison. Restons chez Floc’h dont la hutte finale est pour le moins sophistiquée : arrimage à un tronc extérieur, stores déroulants en guise de fenêtre et de porte. Mais l’ensemble est-il carré ou rond ? On ne voit pas bien.

 

Les trois petits cochons - raconté et illustré par Arnaud

 

Rien de tout ça chez Quentin Gréban. La paille, où restent quelques épis, ce qui en indique bien son origine céréalière, parait avoir été entassée, ce qui donne à la porte en bois un petit air de ne rien avoir à faire là.

 

La véritable histoire des trois petits cochons - Quentin G

 

Chez Charlotte Roederer, l’illustratrice de M.O. Fordacq on voit apparaître un discret système constructif à base de branches. Les prémisses d’une ossature bois ? Puis la hutte est là, cylindro-conique et dotée d’une fenêtre avec un volet au matériau indéterminé, dont on ne comprend pas bien le fonctionnement.

 

Les trois petits cochons - Marie Odile Fordacq Charlotte Ro

 

On retrouve du tressé chez Erik Blegvad et bien que son texte n’en parle pas, ses illustrations sont tout à fait claires de ce point de vue. Le résultat est assez convaincant. C’est une maison rectangulaire, dotée de plusieurs fenêtres et d’un toit qu’on dirait de chaume, lui-même ligaturé sur on ne sait pas quoi.

 

La véritable histoire des trois petits cochons - Erik Bleg

 

L. Leslie Brooke contourne ces questions techniques et elle évite même de nous montrer la maison de paille finie. Tout juste le loup en train de la démolir nous permettra-t-il de ranger cette maison là dans la catégories de celles dotée d’une ossature bois, assurée ici par des baliveaux.

 

Les trois petits cochons - L. Leslie Brooke - Le carnet de

 

Ossature bois également pour Eriko Kishida, l’illustrateur de Eigoro Futamata. On voit un mat central qui dépasse et un assemblage de branches ligaturées. Comment la paille tient-elle sur tout ça ? Mystère.

 

Les trois petits cochons - Eigoro Futamata & Eriko Kishida

 

On termine par Annick Bougerolle, illustrant le texte de Paul François. Elle construit sa maison de paille à l’aide d’un module de base : la gerbe. Le résultat final hésite entre le rond et le carré mais semble assez cosy.

 

 Trois petits cochons - P François A Bougerolle - Le carnet

 

 

 


Voir aussi :

 

 

 

 

 


Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 11:01
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 Salle de bain - lettrine

 

 

race à Br’1, je sors d’un fantastique voyage dans l’univers chatoyant des verres à dents, autrement dit, d’une inoubliable traversée des 34 pages du catalogue en ligne Castorama, présentant 669 produits à sa rubrique « Articles de salle de bain ». Le lecteur soupçonneux décèlerait à tort quelque ironie dans cette intro, ou je ne sais quelle crispation de mâchoire dans mon propos.  Non non ! Sans parler de révélation ni de choc esthétique - faut quand même pas pousser mémé dans le lavabo -  j’étais loin d’imaginer une variété telle, que vous puissiez à coup sûr assortir votre salle d’eau à vos goûts, vos inclinaisons vous pousserait-elles vers l’esthétique « bloc opératoire » ou à l’opposé jusqu'au « boudoir pompadour ». De plus, le site Casto étant plutôt bien fait et la navigation pratique *, le voyage ne m’a pris que trois quart d’heure, il a - mais à peine - été un peu ralenti par la relative imprécision des critères proposés pour ma recherche par Br’1 dans son commentaire : (...) Et que penses-tu des verres à dent, vases à balai de chiottes, porte savon, etc... tout carrés, en fausse pierre grenue? (vu ce matin à Castorama) Mmmmhhh !

 

« Grenue » élimine par exemple la série « Dune » en pierre de sable, mais lisse, et « fausse pierre » renvoie au vestiaire la série « Stone » authentiquement taillée dans de la caillasse. Mais je vous rassure, restent encore en lice les modèles « Bocage », « Etna », et « Torrent ». Ah non, merde ! pas « Etna », sont ronds. Je vais vous les présenter, mais après avoir poussé sous les projecteurs deux trouvailles ayant en moi spontanément déclanché un de ces incompréhensibles mouvements de sympathie, de ceux qui vous font ressortir de l’animalerie où vous étiez venu acheter un petit n’importe quoi duveteux, avec sous le bras un alligator adulte aux grands yeux suppliants.

 

Mon premier est un tapis de baignoire looké sparadrap, qu’adoreront les hypocondriaques ayant peur de déraper. 

  Salle de bain - tapis de baignoire

 Salle de bain - pinces à chaussettes

 

 

 

Mon deuxième est cette pince à chaussettes dont la FICHE TECHNIQUE - excusez du peu, précise : Recharge de 40 pinces à chaussettes. Cette petite pince, toute en couleur, est d'une efficacité jamais égalée pour garder vos chaussettes par paire. Son utilisation est super simple : pincez vos 2 chaussettes ensemble lorsque vous les mettez dans le panier à linge. Elles se laveront et se sécheront par 2. Autres avantages : ces petites pinces vous seront aussi indispensables au bureau (attacher les documents...), à la maison (fermeture des sachets, loisirs créatifs....), au jardin (accrocher des bâches...). Fini le tri interminable, fini les chaussettes perdues.

 

J’adore. J’adore imaginer ce confrère anonyme, ce rédacteur occasionnel ou patenté, cet obscure dont le visage resté depuis dans l’ombre se trouvait, à ce moment là, éclairé par sa page écran encore vierge. Il est chargé de rédiger quelques lignes sur un truc dont ni lui ni personne n’aurait pu auparavent imaginer qu’il puisse exister. Il a ouvert une fenêtre avec vue sur l’objet, une autre avec les explications du fabriquant et c’est parti : Recharge. Ça attaque fort. On rechercherait en vain dans les six cent soixante huit autres accessoires de salle de bain un distributeur ou une mitrailleuse que cet amas globulaire de pinces aux coloris acidulés puisse recharger, mais vous avouerez que « recharge » pète quand même bien plus fort que « lot » ou « ensemble ».  Avec « recharge » vous voilà paré. Fini Indiana Jones à la recherche de la chaussette perdue. Tu dis ? Garder les chaussettes par paire reste un vrai souci ? Tu finis toujours par te retrouver en fin d’accrochage de lessive avec une ou deux chaussettes dépareillées dont tu sais par avance que même en retournant tout le château, tu ne retrouverais pas l’autre ? Alors il est temps de lancer notre grand concours de fin d’été, celui des solutions à l'embarras de la chaussette solitaire. Perso, j’en connais quatre. Enfin... Disons trois et la mienne. Tu peux n’acheter, pour chaque membre de la famille, qu’un modèle toujours le même. Tu peux réserver dans la buanderie de l’aile Ouest une boîte, une panière, un bocal réservé aux chaussettes solitaires. Après son détour dans un univers parallèle, il est assez probable que la chaussette perdue viendra là rejoindre l’autre. Faut être patient, parier sur l'instinct. C'est migrateur la chaussette, mais grégaire. Tu peux convaincre ton entourage que porter des chaussettes dépareillées est du dernier chic. Enfin, tu peux faire comme moi : quand je les ôte (après avoir enlevé mes sandales) j’en retourne une dans l’autre, comme si j’allait les ranger direct dans la commode louis XV de la suite royale de l’aile Est, mais je les jette alors d’un geste gracieux dans le bidon en plastique qui nous sert de... Pardon : dans la panière marquetée, dorée à la feuille qui trône entre la baignoire en onyx et les vasques en marbre. Ainsi assemblées par paire, mes chaussettes vont pouvoir voyager ensemble de la panière au lave linge, du lave linge au séchoir et du séchoir au tiroir. Tu dis ? Oui mais toi tu les repasses ? Ben voyons ! Tu crois que je vais gober ça ?

 

Mais revenons à notre rédacteur anonyme se creusant la tête pour trouver quelque utilisation seconde à nos pinces à chaussettes. Les gens aiment détourner les objets. Tu dis ? Y compris les avions ? Passons. Ces petites pinces vous seront aussi indispensables au bureau (attacher les documents...) Oui !  Je vous prédis un succès certain, surtout si vous prenez la peine, avec le dernier mémo, d’attacher une chaussette avec la pince. Voila de quoi alimenter durablement les conversation autour de la machine à café. À la maison (fermeture des sachets, loisirs créatifs....) Pour la fermeture des sachets, oui, je vois à peu près, ces sachets qui baillent toute la journée, je sais pas vous, mais perso ça me pousse au pieu. Mais « loisirs créatifs » me plonge dans des abîmes de réflexion. Se pourrait-il qu’à la vision des petites pinces, quelqu’un ait l’idée, je sais pas moi, de s’en servir pour reproduire la Chapelle Sixtine ? ou dynamiter définitivement le concept même de collier de nouilles pour le remplacer par trois rangs de pinces à chaussettes ? Non, cet avantage des loisirs créatifs me parait un peu tiré par les cheveux. Notre rédacteur laisserait-il transparaître une légère fatigue de fin de journée ? C’est ce que semble indiquer ses quatre points de suspension au lieu des trois réglementaire, mais c’est surtout ce que confirme son dernier avantage ajouté : au jardin (accrocher des bâches...) Alors là, le portrait de notre collègue se précise. C’est un urbain. Il a grandit quittant un cube de béton pour un autre. Pour lui, le poisson est un parallélépipède croustillant, les poulets naissent libres et égaux en droit sous cellophane. Il y a des gens, il parait, mais loin, on ne sait pas vraiment où d’ailleurs, aux infos, qui vivent cernés par les arbres, vêtus de peaux de bêtes si ça se trouve. Ils ont des jardins, desquels ils tirent leur subsistance, en broutant peut-être. Qu’est-ce qu’on peut bien foutre dans un jardin ? Oui, voilà : ils accrochent des bâches. Y’a un forum qui en parlait. Enfin je crois. Ils se lèvent le matin au chant du toc et passent l’essentiel de leur pénible journée à accrocher des bâches. Ça va aller bien mieux avec les pinces. Faudrait peut-être leur dire qu’elles ne sont pas comestibles ?

 

Salle de bain - série Bocage

 

 

Et voilà ! Avec toutes ces conneries, je suis à la bourre pour les verres à dents paléolithiques mais presque. La très mal nommée série « Bocage » ci-dessus a dû être conçue par, ou pour un entrepreneur de travaux public. Le porte-savon en grille d’égout ne laisse aucun doute là-dessus. Si vous deviez vous servir du gobelet comme verre à dents, en partant de l’hypothèse que vous arriviez à le soulever, plus besoin de faire vos pompes ! Le distributeur de savon liquide peut lui aussi, à l’usage, révéler des côtés pratiques, si vous aviez quelqu’un à tuer avant d’aller dormir, ou juste avant le petit déj’ ou si une manifestation étudiante passait justement par votre salle d’eau et que vous ayez un pavé à lancer en direction des poulets, qui naissent tous libre et égaux en droit, mais sous l’uniforme.

 

Salle de bain - série Torrent

 

Sinon, y’a la série « Torrent » en gravier de rivière coulé dans la résine, mais qui n’appellera de ma part à midi vingt-trois,  alors que je suis sur cette putain de chronique depuis neuf heure et demie et que je n'aurai fini de la relire qu'à treize heure vingt neuf, aucun commentaire particulier, si ce n’est qu’on dirait des prélèvements du fond de mon aquarium. 

 

Je croise les dents pour qu'à la suite de cet article, Castorama ne me sollicite pas, soit pour rédiger des fiches techniques, soit pour lui faire du bruit, sinon, je crois qu’une certaine commentatrice de Toulouse va m’entendre ! Tiens, justement, puisque t’es là : c’était lequel au juste, le modèle que tu avais vu chez Casto ?

 

Jimidi

 

 

 

 

* on peut même signaler les articles sur Facemachin. et sur Twitruc. Que d’enthousiasmants messages et gazouillis en perspective !

 

Vendredi 16 mars 2012 5 16 /03 /Mars /2012 07:07
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Sonnet-Voyelles-de-Rimbaud-selon-la-disposition-suggeree-.jpg

 

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n pourrait remplir une bibliothèque de bonne taille avec les ouvrages parus sur Rimbaud. Peut-être même seulement avec ceux glosant sur son sonnet « Voyelles ». Dans son commentaire sur « Des lettres se cacheraient-elles partout autour de nous ? » Paul Laurendeau relève que « le fortuit de la chose est parfaitement senti dans LE SONNET AUX VOYELLES de Rimbaud... » Qu’entend-il exactement par là, je ne sais. Sans doute voit-il dans les associations établies par le poète entre lettres, couleurs et images quelque chose du mouvement évoqué dans l’article, selon lequel on peut s’amuser à trouver des lettres cachées dans les détails de notre environnement.

 

Sauf qu’à mon avis, la démarche du poète est inverse, puisqu’il me semble partir de la forme des lettres pour aller vers l’image en passant par la couleur. Tu dis ? Le résultat est le même ? C’est possible.

 

Paul ne relève pas que le sonnet de Rimbaud propose une liaison entre deux obsessions récurrente de ce carnet : les lettres et les couleurs, mais il y a pensé, forcément. Son commentaire m’a remis en mémoire un article lu dans l’anthologie de la revue Bizarre, parue chez Berg International, achetée sur la recommandation de Philippe Didion dans une de ses notules.

Fin 1961, la revue Bizarre publiait un texte titré « A-t-on lu Rimbaud ? » signé R.F. Dans ce texte, l’auteur proposait une lecture du sonnet Voyelles guidée par une hypothèse simple : le A serait un triangle pubien, le E une paire de seins, le I une bouche, le U des cheveux et le O un oeil.

 

Ça marche pas mal.

 

Ça a marché jusqu’à ce que Robert Faurisson - c’était lui - emporté par cet élan le poussant à bousculer les thèses officielles, se fasse le champion du négationnisme et réfute l’existence des chambres à gaz...

 

Pour en revenir à notre sonnet, j’ai essayé de composer une illustration à partir de l’hypothèse Faurisson. Je ne sais pas si ce professeur de lettres a pris un jour la peine de dessiner une femme en n’utilisant que cinq voyelles et je ne sais d’ailleurs pas si quelqu’un a pensé à le faire avant moi, vu que je n’ai rien trouvé d’approchant sur la toile, mais ça m’aurait aidé. Parce que y’a des trucs qui collent bien et d’autres pas du tout. D’ailleurs la femme, allons-y, doit-on la voir debout ? Couchée ? Assise ? Donne la patte ? Disons couchée. Mais selon l’angle sous lequel tu l'envisages, ou tu la dévisages (tu fais ce que tu veux), virgule, les lettres qui la composent ne vont pas être dans le même sens. Ça y est, tu es largué ? Bouge pas, je te la repasse au ralenti :

 

Mettons que Madame soit allongée devant toi, avec ses pieds à gauche et ses cheveux verts à droite, le A de son pubis va devoir basculer de 90° sur la gauche pour être « dans le bon sens ». Oui ? Le E de ses seins sera OK, le I de sa bouche également, le U de ses cheveux (verts) devra basculer aussi et le O de son oeil sera de toute façon dans la bonne position, vu qu’il est rond.

 

Il n’y a qu’une seule autre position possible, puisqu’on doit commencer par le A. C’est celle que j’ai choisie. Madame est toujours allongée, quelle patience ! mais là, tu la détailles de haut en bas, en commençant par sa partie la plus éloignée, le pubis et tu descends jusqu’à sa tête. Comme ça, le A est ok, le E doit effectuer un quart de tour sur la droite, le I également, le U est bon, et pour le O, tout va toujours bien.

 

Tu auras remarqué au passage que dans ce sens et selon cette disposition là, se trouve justifiée un détail curieux chez Rimbaud : il ne range pas les voyelles selon l’ordre « canonique » AEIOU, mais il inverse les deux dernières : AEIUO : Pubis, seins, bouche, cheveux, oeil. C’est vrai que comme ça, A noir, E blanc, surtout en adoptant la forme en epsilon de Rimbaud pour le E (idem pour son I) : ça roule !  

 

Avant de me lancer, je me demandais vraiment comment le U pourrait bien figurer des cheveux, mais finalement, ça va tout seul. J’ai choisi un U dont le jambage gauche, épais, peut laisser penser que le deuxième oeil est caché derrière une mèche de cheveux. Les jambages font brushing. Tiens, j’en profite pour dire que j’ai renoncé à des polices trop « faciles », genre un I ovale pour la bouche et un U avec bigoudis pour les cheveux. Pour le I, j’ai été tenté un moment par des polices proposant des empattements pouvant figurer les fossettes aux coins des lèvres, puis finalement, j’ai opté pour un I le plus proche possible de la graphie du patron. Pour le O, il m’a semblé que celui de Rimbaud autorisait cette police outline, dans laquelle on peut trouver, en cherchant bien, le contour de l’oeil et celui de l’iris. Pour le fond, désolé, mais je n’ai rien trouvé de franchement satisfaisant et le sonnet lui-même ne dit pas grand-chose à ce propos. J’ai tranché pour un brun alcôve.

 

Tu dis ? Il faut quand même beaucoup d'imagination pour voir une femme dans ces cinq lettres là ? Bah ! Tu n'en manques pas.

 

Sonnet-Voyelles-de-Rimbaud-selon-la-disposition-su-copie-1.jpg

 

 


  Sinon, y'a ça. 

Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 01:04
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Lettrine (Y Gill san - Motel) Le carnet de Jimidi

 

’avait rien qui nous fasse vraiment envie à la télé hier soir. Du foot sur TF1, aucun intérêt quand Christian n’est pas là ; Un crime au paradis sur France 2 avec le regretté Jacques Villeret et Josiane Balasko, que j’adore, mais déjà vu ; Divorce et fiançailles sur France 3, une fiction française genre tu lis le résumé et t’as envie de mourir, Canal +, on l’a pas ; Algérie, notre histoire sur Arte, il parait que c’est très bien mais perso, l’Algérie, ça me cause pas ; L’anniversaire des 25 ans de la chaîne sur M6, courage, fuyons ; Les nuits avec mon ennemi, qui devait être pas mal et on aime bien Julia Robert, mais la voir en femme battue faisait trop mal ; A la recherche du nouveau Claude François sur W9, histoire de chauffer l’audience pour la sortie aujourd’hui du biopic consacré au regrettable chanteur. Sans moi, merci, déjà que le précédent était assez pénible... 90’ Enquêtes - Gendarmes de Provence, sur TMC, comme si on avait déjà pas assez de flics dans les rues ; Un mari de trop sur NT1, comédie dramatique française, prise de tête assurée ; Thèmes de campagne présenté par Poivre sur LCP Public Senat, la chaîne que tiens ? Je n’ai jamais regardé de ma vie et qui ne m’a jamais manqué jusque là ; On bat la même campagne sur BFM TV, donc non ;  Pas non plus envie de me taper des infos en continu sur Itélé ; Air rage sur Direct Star, une histoire de pirates de l’air, qui m’a l’air de sentir la bouse à plein nez ; Junior sur Guilli, avec Schwartzy et De Vito, je n’aime ni l’un ni l’autre dans leurs rôles comiques. Restait Explô sur France Ô, une émission qu’en général j’aime bien et sur laquelle je me rabats quand il n’y a rien d’autre, et Le monde (presque) perdu sur NRJ 12, qu’on a regardé.

 

C’était très bien.

 

Le titre français fait penser à une parodie du film « Le monde perdu », le deuxième dans la série des Jurassic park, et c’est vrai qu’un tyrannosaure y est très présent. Mais la ressemblance avec ce film précis s’arrête là. On retrouvera des clins d’oeil à plein d’autres films d’aventure, comme les Indiana Jones, et d’autres, mais là ne réside pas l’intérêt du film.

 

C’était drôle, ce qui n’est pas rien, les films comiques ratés étant à mon avis les plus pénibles qu’on puisse voir. Tout y passe : comique de situation, gags, comique de répétition, dialogues, sous entendus, humour potache, humour scato... C’était imaginatif : le monde dans lequel atterrisse les trois personnages principaux est un patchwork dont on ne comprend pas vraiment comment les différents écosystèmes peuvent coexister, mais l’un d’entre eux est un désert dans lequel atterrissent toutes sortes d’objets hétéroclites venus d’ailleurs, une sorte de dépotoir cosmique qui a dû permettre aux décorateurs de bien s’éclater. C’était beau, oui, bon, pas tout le temps, parce qu’à chaque microcosme correspond une esthétique sur mesure et qu’on est volontiers dans le pulp, mais vous avouerez que cette épave de motel sur fond de soleil couchant à de la gueule, non ? C’était plutôt bien joué, disons honnêtement et bref, tu auras compris que dans la morosité annoncée de cette soirée, Le monde (presque) perdu aura été une bonne surprise.

 

 

Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 19:16
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Globe terrester et sapin de consommation énergétique

 

 

Lettrine--A-Cedre-.jpg

 

ttention, cet article n’a pas la prétention de faire la leçon à qui que ce soit et d’ailleurs, en matière de conscience environnementale et de gestes respectueux de la planète le plus sage serait peut-être de nous tirer une balle dans la tête. Tu commences. Ah non, merde ! Elles sont en plomb. Mais puisque nous voilà morts, restons-le : je me suis laissé dire qu’au jugement dernier, les bilans carbone individuels allaient peser lourd dans la balance. D’ici à ce que tous ceux qui ne se présentent pas avec une auréole basse consommation soient réincarnés en grille-pains...

 

Non, ce qui me motive pour écrire cet article, c’est la perspective de le relire dans dix ans, quand l’essence et l’eau potable seront devenues introuvables et que le nucléaire nous aura pété à la gueule, ou qu’au contraire, on trouve d’ici là une source d’énergie quasi gratuite et inépuisable...

 

A la maison, on fait ce qu’on peut, mais il faut reconnaître que nos deux principales contributions à l’éco-orthodoxie doivent beaucoup aux circonstances : nos vieilles fenêtres ont été changées l’année dernière pour des neuves, double vitrées, ce qui nous permet de chauffer beaucoup moins, voire pas du tout dans certaines pièces. Même au plus froid de l’hiver, je coupais le chauffage de notre chambre en journée, pour le rallumer vers 18 heures. Le fait que j’habite dans la rue même où je travaille est intéressant aussi et plus largement, le choix que nous avons fait il y a onze ans d’habiter plutôt en ville que dans le Beaujolais rural. Je ne me voyais pas prendre sans cesse la voiture pour accompagner l’un, chercher l’autre... Du coup, la voiture sert peu, environ 15 000 km par an et c’est tant mieux. Je ne m’en sers pas non plus pour bosser puisque nous disposons de trois véhicules de service pour douze personnes. Du coup, même quand je vais à Lyon, je la laisse en périphérie et je prend le métro. A la maison, quasi toutes les ampoules sont basse consommation. On essaye de gaspiller le moins possible la flotte. Perso, c’est douche quotidienne plutôt que bain et rapide vu que je suis toujours en retard quand je vais travailler.

Le tri des déchets, on en a déjà parlé... Qu’est ce qui reste ? Non, on achète pas bio, du moins pas systématiquement et oui, hélas, non seulement on boit de l’eau pétillante en bouteille, mais je fume.

 

Pô bien !

Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 06:00
- Publié dans : À la maison - Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires

 

Les maisons de paille des Trois petits cochons - Le carnet

 

 

Lettrine (A paille) Le carnet de Jimidirgument dont ma mémoire n’avait gardé aucun souvenir (tu m’étonnes !) pourtant tout à fait explicite dans le conte des Trois petits cochons : la maison de paille est une maison de fainéant. Rappelle-toi : les trois frères vont se construire leur baraque, les deux premier à la va-vite, ce qui leur laisse le temps d’aller narguer le troisième en chantant et dansant sur la ritournelle stupide « Qui craint le grand méchant loup ? » Première conséquence inéluctable dans cette idéologie de la sueur et des larmes : la maison de paille n’est pas solide. N’importe quel loup surmoïque va te mettre tout ça par terre juste en soufflant dessus.

 

Je m’étonne moins que la construction paille ait des problèmes d’image ! De plus, beaucoup d’expressions populaires ne plaident pas vraiment en faveur du matériau : brûler comme un feu de paille, un homme de paille, on voit plus facilement la paille dans l’oeil du voisin que la poutre dans le sien, la paille humide des cachots, tirer à la courte paille celui qui, qui, qui, sera mangé, ohé ohé !

 

Du coup l’iconographie du conte, du moins celle que j’ai trouvée, reste cohérente avec cette idée de construction à la va-vite, en donnant volontiers à la maison du premier petit cochon un aspect de meule : un cylindre plus ou moins épais couvert d’un cône. C’est d’ailleurs un peu curieux qu’on ait tous cette image de meule en mémoire vu que ces meules là ont disparu de nos paysages dès la mécanisation des travaux agricoles, il y a plus de cent ans, un mardi, et qu’en plus, c’était probablement des meules de foin.

 

Tu dis ? Tu ne vois pas la différence ? Ah bravo ! La paille, c’est de la tige de céréale, c’est ce qui reste quand on a moissonné. Elle sert de litière pour l’élevage et accessoirement de matériau de construction, mais pas du tout de nourriture pour les animaux, contrairement au foin. Lui, c'est de l’herbe séchée. La paille est jaune d’or, le foin vert pâle.

 

Tout ça pour dire que les idées à la con ont la vie au moins aussi dure que les images d’un autre temps...

 


 

Voir aussi :

Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 22:46
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Lettrine--T-Staccato-arc-en-ciel--Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

 

rès énigmatique pour moi, ce nuancier. Mais si je comprends bien, quand on travaille avec Html (Hyper Text Markup Language), on dispose de 140 couleurs et ce nuancier les recense, en classant leurs appellations anglaises par ordre alphabétique.

 

 

Plus que les couleurs, qui n’y peuvent rien, les pauvres, c’est une nouvelle fois les noms dont on les a affublé qui m’intéressent. Ce nuancier me parait à son tour victime de bien des travers déjà constaté chez ses pairs, plus un : la traduction très approximative en français. Je l’ai laissée tel quel, ce qui vous permettra d’y trouver quelques perles, dont la plus belle me parait être : gainsboro --> gagne le boro ? Mais j’aime également celle-là, très poétiquee : dodgerblue --> bleu embusqué, et ces deux là m’interrogent : mocassin -->beige mocassin ; lemonchiffon -->jaune chiffon.

 


Le nuancier intégral

 

 

 

Nom HTML

Traduction

Code HEXA

   

aliceblue

bleu Alice

 #F0F8FF

 

antiquewhite

blanc antique

 #FAEBD7

 

aqua

eau

 #00FFFF

 

aquamarine

aigue-marine

 #7FFFD4

 

azure

azurin

 #F0FFFF

 

beige

beige

 #F5F5DC

 

bisque

bisque

 #FFE4C4

 

black

noir

 #000000

 

blanchedalmond

amande blanchi

 #FFEBCD

 

blue

bleu

 #0000FF

 

blueviolet

parme bleuté

 #8A2BE2

 

brown

brun

 #A52A2A

 

burlywood

bois dur

 #DEB887

 

cadetblue

pétrole clair

 #5F9EA0

 

chartreuse

vert chartreuse

 #7FFF00

 

chocolate

chocolat

 #D2691E

 

coral

corail

 #FF7F50

 

cornflowerblue

bleuet

 #6495ED

 

cornsilk

jaune maïs doux

 #FFF8DC

 

crimson

pourpre

 #DC143C

 

cyan

cyan

 #00FFFF

 

darkblue

bleu sombre

 #00008B

 

darkcyan

cyan sombre

 #008B8B

 

darkgoldenrod

jaune paille sombre

 #B8860B

 

darkgray

gris sombre

 #A9A9A9

 

darkgreen

vert sombre

 #006400

 

darkkhaki

kaki sombre

 #BDB76B

 

darkmagenta

magenta sombre

 #8B008B

 

darkolivegreen

vert olive sombre

 #556B2F

 

darkorange

orange sombre

 #FF8C00

 

darkorchid

orchidée sombre

 #9932CC

 

darkred

rouge sombre

 #8B0000

 

darksalmon

saumon sombre

 #E9967A

 

darkseagreen

vert océan sombre

 #8FBC8F

 

darkslateblue

bleu ardoise sombre

 #483D8B

 

darkslategray

gris ardoise sombre

 #2F4F4F

 

darkturquoise

turquoise sombre

 #00CED1

 

darkviolet

violet sombre

 #9400D3

 

deeppink

rose profond

 #FF1493

 

deepskyblue

bleu ciel profond

 #00BFFF

 

dimgray

gris rabattu

 #696969

 

dodgerblue

bleu embusqué

 #1E90FF

 

firebrick

rouge brique

 #B22222

 

floralwhite

blanc floral

 #FFFAF0

 

forestgreen

vert forêt

 #228B22

 

fuchsia

fuchsia

 #FF00FF

 

gainsboro

gagne le boro ?

 #DCDCDC

 

ghostwhite

blanc spectral

 #F8F8FF

 

gold

or

 #FFD700

 

goldenrod

jaune paille

 #DAA520

 

gray

gris

 #808080

 

green

vert

 #008000

 

greenyellow

jaune-vert

 #ADFF2F

 

honeydew

miellé

 #F0FFF0

 

hotpink

rose chaud

 #FF69B4

 

indianred

rouge indien

 #CD5C5C

 

indigo

indigo

 #4B0082

 

ivory

ivoire

 #FFFFF0

 

khaki

kaki

 #F0E68C

 

lavender

lavande

 #E6E6FA

 

lavenderblush

lavande rougeâtre

 #FFF0F5

 

lawngreen

vert prairie

 #7CFC00

 

lemonchiffon

jaune chiffon ?

 #FFFACD

 

lightblue

bleu clair

 #ADD8E6

 

lightcoral

corail clair

 #F08080

 

lightcyan

cyan clair

 #E0FFFF

 

lightgoldenrodyellow

jaune paille clair

 #FAFAD2

 

lightgreen

vert clair

 #90EE90

 

lightgrey

gris clair

 #D3D3D3

 

lightpink

rose clair

 #FFB6C1

 

lightsalmon

saumon clair

 #FFA07A

 

lightseagreen

vert océan clair

 #20B2AA

 

lightskyblue

bleu ciel clair

 #87CEFA

 

lightslategray

gris ardoise clair

 #778899

 

lightsteelblue

bleu acier clair

 #B0C4DE

 

lightyellow

jaune clair

 #FFFFE0

 

lime

citron vert

 #00FF00

 

limegreen

citron vert foncé

 #32CD32

 

linen

blanc de lin

 #FAF0E6

 

magenta

magenta

 #FF00FF

 

maroon

marron

 #800000

 

mediumaquamarine

aigue-marine moyen

 #66CDAA

 

mediumblue

bleu moyen

 #0000CD

 

mediumorchid

orchidée moyen

 #BA55D3

 

mediumpurple

lavande

 #9370DB

 

mediumseagreen

vert océan moyen

 #3CB371

 

mediumslateblue

bleu ardoise moyen

 #7B68EE

 

mediumspringgreen

vert printemps moyen

 #00FA9A

 

mediumturquoise

turquoise moyen

 #48D1CC

 

mediumvioletred

rouge violacé moyen

 #C71585

 

midnightblue

bleu nuit

 #191970

 

mintcream

blanc mentholé

 #F5FFFA

 

mistyrose

rose voilé

 #FFE4E1

 

moccasin

beige mocassin

 #FFE4B5

 

navajowhite

blanc navarro

 #FFDEAD

 

navy

bleu marine

 #000080

 

oldlace

vieux blanc

 #FDF5E6

 

olive

vert olive

 #808000

 

olivedrab

vert olive terne

 #6B8E23

 

orange

orange

 #FFA500

 

orangered

rouge orangé

 #FF4500

 

orchid

orchidée

 #DA70D6

 

palegoldenrod

jaune paille pâle

 #EEE8AA

 

palegreen

vert pâle

 #98FB98

 

paleturquoise

turquoise pâle

 #AFEEEE

 

palevioletred

rouge violacé pâle

 #DB7093

 

papayawhip

papaye délavé

 #FFEFD5

 

peachpuff

pêche passé

 #FFDAB9

 

peru

pérou

 #CD853F

 

pink

rose

 #FFC0CB

 

plum

prune

 #DDA0DD

 

powderblue

bleu poudré

 #B0E0E6

 

purple

violet

 #800080

 

red

rouge

 #FF0000

 

rosybrown

bois de rose

 #BC8F8F

 

royalblue

bleu roi

 #4169E1

 

saddlebrown

cuir

 #8B4513

 

salmon

saumon

 #FA8072

 

sandybrown

brun sable

 #F4A460

 

seagreen

vert océan

 #2E8B57

 

seashell

coquillage

 #FFF5EE

 

sienna

terre-de-sienne

 #A0522D

 

silver

argent

 #C0C0C0

 

skyblue

bleu ciel

 #87CEEB

 

slateblue

bleu ardoise

 #6A5ACD

 

slategray

gris ardoise

 #708090

 

snow

blanc neigeux

 #FFFAFA

 

springgreen

vert printemps

 #00FF7F

 

steelblue

bleu acier

 #4682B4

 

tan

brun tané

 #D2B48C

 

teal

sarcelle

 #008080

 

thistle

chardon

 #D8BFD8

 

tomato

rouge tomate

 #FF6347

 

turquoise

turquoise

 #40E0D0

 

violet

parme

 #EE82EE

 

wheat

blé

 #F5DEB3

 

white

blanc

 #FFFFFF

 

whitesmoke

blanc fumée

 #F5F5F5

 

yellow

jaune

 #FFFF00

 

yellowgreen

vert jaunâtre

 #9ACD32

 

 

 


 

 

D’autres nuanciers sur ce carnet 

 

  • Nuances 
  • Nuances II
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Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 06:44
- Publié dans : Littérature jetable - Objets du quotidien - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

 

 

Alphabet photographique à vendre - 1 - Le carnet de Jimidi

 

Lettrine--N-bouquins--Le-carnet-de-Jimidi-copie-1.jpg

 

e me demandez pas qui peut bien vouloir acheter des lettres photographiques (surtout à ce prix là !) ni pour quoi faire : je n’en sais rien. Mais en dépit de son côté commercial, le site « Alphabet Photography » me semble témoigner, une nouvelle fois, de ce phénomène que nous avons tous rencontré, selon lequel une obsession passagère ou récurrente peut orienter notre regard : une grossesse est annoncée dans ton entourage et tu vois soudain des femmes enceintes partout ; tu envisages d’acheter un truc original, cette robe, cette voiture, cette lampe et dès cet instant, il semble que tout le monde en a ou que tout le monde en propose.

 

Croyez moi sur parole, les alphabets peuvent tourner à l’obsession. À l’époque où j’en dessinais, je finissais par en voir partout. Oh, pas complets, non ! Mais telle ou telle lettre surgissait du quotidien, comme ce que nous montre ce site. De là naissait certaines idées, ayant donné des alphabets complets ou non...

 

Si l’exercice t'intéresse, tu trouveras facilement d’autres exemples d’alphabets photographiques. Sur cet ici-carnet, les deux de Cali Rezo, et sur le net, ceux d’Éric Tabuchi (photographe déjà évoqué), entièrement composé de culs de camions et même, en autres culs de camions, sans compter celui d’Abba Richman et plein d’autres...

 

Alphabet photographique à vendre - 2 - Le carnet de Jimidi

 

Alphabet photographique à vendre - 3 - Le carnet de Jimidi

Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 06:33
- Publié dans : Calligraphie - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

 

 

Comme-on-peut-le-voir-tres-clairement-sur-les-stats-d-hier.jpg

Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 06:09
- Publié dans : Cet ici-carnet - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

 

 

Moebius - RIP - Le carnet de Jimidi

 

 

Lettrine--P-Moebius--Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

our les mots, je reprends à mon compte ceux de Sébastien sur son blog :


«  (...) Les hommages vont se succéder à n'en pas douter de la part de ses pairs et du monde de la culture, je vois déjà d'ici les témoignages provenir du Japon, des Etats-Unis, d'Europe et de la part des millions de lecteurs qui ont un jour partagé ses rêves fantastiques. Je me joins à eux pour adresser à Jean un bon voyage parmi les étoiles qu'il a tant explorées et dont il a rapporté des images indélébiles, et à sa famille des pensées tendres, respectueuses et amicales, exactement à l'image de ce grand monsieur qui, je peux en attester, savait parler d'une égale gentillesse aux humbles comme aux puissants.

Au revoir Jean, et merci encore pour tout. »


Et pour le reste, j’espère que le maître ne m’en voudra pas d’avoir trafiqué un de ses dessins.

 

Hommage à Moebius à partir d'une planche de Sur l'étoile

 

 

 

 

 

Voir aussi :

 

 


Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 21:24
- Publié dans : Dessin - BD - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

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