Kyle-Bean---Soft-guerrilla---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

Lettrine--D-3D--Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

 

e temps en temps, je vais rendre une petite visite aux artistes déjà chroniqués sur cet ici-carnet, pour voir où ils en sont. Kyle Bean : loin. J’en ai déjà parlé ici, mais dans ses travaux récents, deux méritent le détour, l’un que chériront tout particulièrement les menuisiers accrocs de l’iPhone, mais perso, je préfère l’autre, titrée « Soft guerilla », d’où j’ai extrait l’illustration de cet entrefilet. Vous irez donc voir son portfolio, dare-dare, puis vous pourrez lire ce que j’en disais en juin 2009, ce qui ne te rajeunit pas.

Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 15:00
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Salsugem-2--compo-a-partir-du-titre-dans-Photoshop--Le-car.jpg

 

 

Lettrine (B Onyx - Plage) Le carnet de Jimidion, je ne vais pas recopier tout le recueil, non plus ! Mais peut être ces deux extraits vous donneront-ils, à votre tour, le désir de plonger dans la poésie d’Al Berto, qui manque à la culture de certains, m'a-t-on dit... Petit rappel de contexte : perso, j’ai découvert ce texte, et son auteur, au festival « Nuits de rêve » l’été dernier, dans une mise en scène tarte, mais dit en voix off par je ne sais pas qui doué d’un accent brésilien savoureux.

 

Si j’ai bien compris, le texte que je cherchais s’appelle « Salsugem », littéralement « salure », mais le mot évoque ici pour l’auteur, selon la note du traducteur, l’ensemble des débris organiques et d’épaves que charrient les marées ; « limons » flottants entre deux eaux, chargé d’algues, d’animaux morts, de vieux bois, de fragments d’os et de coquilles, que les vagues brassent, emportent et rejettent sur la grève. Ma version, française, traduite du portugais par Michel Chandeigne & Ariane Wikowski, fait précéder le titre de « VARECHS » et sans doute s’agit-il là d’une tentative de traduction. Mais « Salsugem » est également le titre du recueil, qui contient en outre :

  • Douze demeures de silence
  • Quinta de Santa Catarina
  • Cinq photographies pour Alexandre de Macédoine
  • Tu étais encore jeune
  • Varechs/Salsugem
  • L’oubli dans le Yacatan
  • Paulo Nozolino / 4 visions Two friends & une passion
  • Rumeur des feux

 

 

Soit 91 pages pour 15 €, publié par L’Escampette. Alors, alors... Les extraits : 

   

2.

il voulait être marin courir le monde

en suivant la route des oiseaux côtiers les mains ouvertes
les lèvres écorchées par la vision des voyages

il aurait emporté dans ses bagages la chanson somnolente des vents
et l'attente sans fin du pays effrayé par les eaux

il s'est penché de l'autre côté du miroir
où le corps devient diaphane jusqu'aux os

la nuit lui a rendu un autre corps qui navigue
dans l'abandon d'un secret retour.
.. ensuite

il a conservé la passion des jours lointains dans le sac de toile
et du fond nostalgique du miroir

les yeux de la mer ont soudain surgi

des bulots grandissaient sur ses paupières des algues fines
des méduses lumineuses se mouvaient à portée de voix

et sa poitrine était l'immense plage

où les légendes et les chroniques avaient oublié
squelettes énigmatiques insectes et métaux précieu
x

un filet de semence nouait son cœur envahi par le varech

son corps se séparait de l'ombre millénaire
s'immobilisait dans le sommeil antique de la terre
descendait jusqu
'à l'oubli de tout... naviguait

dans la rumeur des eaux oxydées s'accrochait à la racine des épées
allait de mât en mât scrutait l'insomnie

jetait des feux acides sur le visage incertain d'une mer

 

 

9.

il doit flotter comme une ville dans le crépuscule de la vie
pensais-je... où les femmes seraient heureuses

penchées près du rivage sur une lumière de chaux
rapiéçant le tissu des voiles... guettant la mer

et la longitude de l'amour embarqué

quelquefois

une mouette se poserait sur les flots
d
'autres ce serait le soleil aveuglant

et une traînée de sang se répandrait sur le lin de la nuit
l
es jours très lents... sans personne

on ne m'a jamais dit le nom de cet océan

et j'ai attendu assise à ma porte ... bien avant jcrivais des lettres
je me mettais à
regarder la ligne bleue au fond de la rue

mais j'ai vieilli ainsi... croyant qu'un homme de passage
s
tonnerait de ma solitude

(des années plus tard, je me souviens maintenant, une perle avait
grossi dans mon cœur, mais je suis seule, très seule, je n'ai per
-
sonne à qui la laisser.)

un Jour est venu

je n'ai jamais plus aperçu de villes crépusculaires
et les navires ont cessé de faire escale à ma porte

je m'incline à nouveau sur la trame de ce scle

je recommence à broder ou à dormir

peu m'importe

j'ai toujours douté que le bonheur vienne un jour me visiter

 


 

(ces lignes sont les quasi dernières du recueil) (...)


suspendu dans la hauteur opaque des huniers... je voyage
pour vivre là où les signes de vie ne blessent pas

là où les oiseaux sont des augures de bonheur

flottant là où se déverse le plancton nocturne

par la bouche lumineuse des galaxies

 

Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 20:02
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  Al Berto et Fun-radio

 

 

Lettrine--M-Matisse-Al-Berto-et-Fun-radio--Le-carnet-de-Jim.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arrant comme le rapprochement de deux faits n'ayant en apparence aucun point commun, peut inopinément offrir un possible début d’explication à des questions ou des comportement restés jusque là mystérieux... Hier soir, au coucher, j'étais une nouvelle fois plongé dans « Salsugem » le recueil poétique d'Al Berto – j'aurai l'occasion de vous en reparler – constatant comme la veille et l'avant veille, que sa magie opérait sur moi immédiatement, aussi simple, rapide et fiable qu'un bouton on/off. En deux vers, j'étais de nouveau connecté à ce qu'il faut bien appeler l'épaisseur du monde et de l'être.


Et ce matin, en accompagnant en voiture O. pour le bilan de son stage en entreprise, il a trifouillé les réglages de l'autoradio pour trouver « Fun » (radio djeun s'il en est !) et nous avons continué notre chemin dans la reverb exagérée de je ne sais quel morceau de dance-musique passant probablement en boucle en ce moment sur cette station.


J'avais l'habitude jusque là de considérer la musique imposée par mes jeunes passagers comme une espèce d'écran érigé défensivement, soit contre le silence, soit contre ma conversation. Ça ne m'a d'ailleurs jamais empêché de leur parler, justement de la musique qu'on entendait, puis de celles qu'ils aimaient, puis d'eux...

Mais ce que j'ai cru  sentir ce matin n'était pas de cet ordre là. Venant d'O. , il ne s'agissait pas de couper court à quoi que ce soit – j'ai une relation suffisamment confiante et détendue avec lui pour qu'on n'ait pas à jouer à ces petits jeux. Il s'agissait pour lui, dans ce véhicule de fonction, à côté d'un éduc, en route pour une séquence pas très familière, de retrouver du connu et peut-être cette fonction de « doudou » de Fun-radio lui suffisait-elle, mais j'ai réalisé que sans doute, cette musique là, mais comme toutes les musiques et tous les arts, dans cette circonstance mais dans n'importe quelle autre, avait cette capacité, utile, serviable, pour O. comme pour tout le monde, de nous reconnecter à l'épaisseur du monde et de l'être.


Certes, O. ne l'aurait sans doute pas dit comme ça et je ne l'avais moi même pas vu comme ça avant le coup du on/off d'Al Berto. Mais j'aime bien cette idée que le besoin de se sentir connecté au monde et à soi puisse être assez universellement partagé pour qu'on puisse chacun, quelque soit son âge et sa situation, trouver les moyens de le satisfaire, même si, à l'arrivée, ces moyens peuvent apparaître tellement différents qu'ils s'opposent : silence pour l'un, musique pour l'autre, solitude ou bain de foule, campagne calme ou jungle urbaine, à la maison ou en voyage, Al Berto ou Fun-radio.

 

 

 

 


Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 17:13
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Vaisseau spacial - Le carnet de Jimidi

 

 

Lettrine (C Matisse espace) Le carnet de Jimidi

 

e 21 décembre 2012, quand le premier vaisseau arrivant d’Arcturus débarqua sur Terre ses cinq cent millions de passagers, heureusement affamés de déchets toxiques et qu’il fut suivi par plus de trois cent cinquante vaisseaux semblables, on comprit alors qu’on avait mal interprété la prédiction des mayas. Il fallait lire : « Enfin du monde ! »

 

 

 

 


Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 00:42
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A table - Eric Beltrame - Concours photo Un monde en mouvem

 


Lettrine--F-gill-san-vache--Le-carnet-de-Jimidi.jpginalement, et même si ça demande un peu de temps, c’est assez instructif de parcourir un grand nombre de photos. Laisse moi calculer : quinze par page, trois cent dix neuf pages, quatre mille sept cent quatre vingt cinq photos rassemblées pour le concours "Un monde en mouvement". Comme souvent, quand se trouvent réuni beaucoup de n’importe quoi, des gens, des galets sur une plage, des pièces de bois dans la scierie de Brice, alors des sous-ensembles apparaissent au regard, celui-ci ayant tendance à organiser le chaos. Du coup, se dessinent les profils de certains contributeurs, du moins tels que je peux les percevoir au travers des photos envoyées et des titres proposés.


Il y a les plus ou moins touristes qui, à l’occasion de circonstances favorables - sujet, éclairage - ont eu la chance ou le talent de déclancher au bon moment, rapportant chez eux LA bonne photo, celle qui tranche un peu, beaucoup, passionnément ou à la folie sur leur production habituelle de photos souvenirs juste techniquement réussies. Ceux-là baptisent leur photo d’un titre à base de gel cellulosique, moins gras que la vaseline, pour le faire rentrer dans « Un monde en mouvement », et c’est parti. Par chance pour eux, et pour beaucoup d’autres, l’intitulé du concours ratisse large.  « Monde » laisse entrevoir tous les exotismes, tous les folklores, tous les voyages, mais également tous les environnement et pas mal de contextes. « En mouvement » est au moins aussi vaste. Pris au pied de la lettre, toutes les photos de danse, de sport et de déplacement peuvent y trouver une place, mais au figuré, également tout ce qui peut évoquer le changement, la métamorphose, le progrès. Et comme ni l’ironie ni le contre-pied ne sont a exclure, on pourra trouver aussi des photos parfaitement statiques, genre pyramide de Kheops légendées sur le mode : « Dans un monde en mouvement, certaines choses restent éternelles... » Ben voyons.


On trouvera également les touristes moins, variante professionnelle des précédents, c’est à dire des amateurs éclairés, ou des vrais pros, tentés de recycler à l’occasion de ce concours un vrai bon travail photo exécuté dans des circonstances n’ayant rien à voir avec ce concours. Un titre sera là aussi chargé de montrer patte blanche à l’entrée. Ou pas. Certaines photos semblent avoir été expédiées par des photographes engagés dans une recherche, une démarche les poussant, je sais pas moi, par exemple à photographier les rues des petites villes du Minnesota entre chien et loup, sans éclairage d’appoint. Ces villes là et aucune autres, à cette heure là et aucune autre. Ces purs et durs ne trichent même pas dans le titre dont ils accompagne leur cliché et d’ailleurs, la plupart n’en donnent pas.


Mais il y a également les touristes plus, ceux qui ont envoyé en guise de participation au concours une photo choisie moisie semble-t-il au hasard dans les deux cent cinquante mille rapportées de leur dernière virée à l’étranger. Dans « un monde en mouvement », ceux-là entendent « Moi en déplacement ». C’est un début. On remarquera au passage que l’étranger est une notion très relative puisque on compte par dizaines les photos de Paris. D’ailleurs, j’en ai retenu une. Il y a également les copieurs, ceux à qui un truc a plu sur un cliché planétaire et qui le reprennent à leur compte. J’ai eu l’occasion il y a peu de revoir le film « La liste de Schindler », dans le noir et blanc duquel le manteau rouge d’une petite fille ressort tragiquement. Je ne sais pas si Spielberg à lui même piqué le truc à quelqu’un d’autre, mais force est de constater qu’il a fait des petits, nombreux sous Photoshop. Encore ébranlé ou pas par le film, j'ai trouvé beaucoup de « faux noir&blanc » dans les clichés du concours.


Pour ce qui est des sujets, on trouvera une catégorie démographique surreprésentée : les gamins en train de faire les cons. En revanche, on regrêtera la quasi absence de vache. Perso, je n’en ai vu que deux. Ce sont donc bien elles les vraies stars de ce concours et je remercie Éric Beltrame d’avoir déroulé pour elles le tapis rouge de leur herbe verte.

 

 3ème voix-Emmanuel Le Reste - Concours photo Un monde en m

 

Enayati Amir - Concours Un monde en mouvement - Le carnet d

 

Eiffel Apocalypse - Sébastien Lory - concours photo Un mon

 

La rouille - Jean-François Werner - concours photo Un mond


Terre - Abdelaziz Koulla - Concours photo Un monde en mouve
Nomadisme en perdition 3 - Vincent Pinson - Concours photo

Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 19:05
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Objets domestiques - Le tiroir N°5 - Le carnet de Jimidi

 

 

Lettrine--E-strates--le-carnet-de-Jimidi.jpgt là, je pense qu’il ne doit plus rester grand-chose chez toi d’une éventuelle culpabilité résiduelle, née sottement de la comparaison entre les tiroirs proprets d’ici et ton capharnaüm domestique. Ceci dit, il y une chose à bien comprendre au sujet du tiroir N°5, c’est qu’il est deux fois plus haut que les quatre premiers. C’est dire qu’on peut également y rassembler des trucs et des machins selon des critères flous, mais le faire sur plusieurs strates. Notre procédé d’exposition restera pourtant le même : photo du tiroir en l’état, fraîchement sorti de ses rails, puis vue éclatée de son contenu, aligné sur un fond neutre mais qui n’en pense pas moins. Tu dis ? Et le tiroir N°4 ? Alors tu devrais relire « Barbe bleue » et ne pas insister, à moins que tu n’aies une Anne ma soeur Anne et deux frères, en route pour te porter secours, prêts à surgir d’un horizon d’herbe qui verdoie et de GIGN qui merdoie.

 

 

Objets domestiques - Le tiroir N°5 - vue éclatée - Le ca

 

 


A la question : « À quoi peuvent bien servir trois, voire quatre rouleaux de film étirable, sachant qu’on ne s’en sert quasi jamais et que les rares fois où, personne ici n’arrive à faire adhérer ce putain de film aux bords de quoique ce soit ?» Il ne sera pas répondu. En revanche, le papier alu, oui et le « papier cuisine » bof.

L’inévitable rouleau à pâtisserie, devenu largement obsolète depuis que toi et moi achetons nos fonds de tarte tout prêts.

Le mixer et ses cicatrices d’ancien combattant, rescapé, entre autre, de plusieurs séances de fabrication de pâte à papier. Bien mis à la retraite lui aussi par les soupes en briques.

Un presse-purée dont je ne me souviens pas m’être déjà servi. D’ailleurs, j’ai même l’impression de ne l’avoir jamais vu. Un doute m’assaille. Tu ne serais pas en train de me FOURGUER des trucs de chez toi ?

L’appareil à croque-monsieur, inusable. Il servait pas mal avant que les enfants passent au hamburger. Mon Dieu, ça y est : j’ai faim ! Le petit accessoire noir juste dessous est une poignée amovible, ajustable à la broche du four, destinée à la sortir sans se brûler. M’en sert jamais, les maniques vont très bien pour cet usage.

Un tire bouchon qui m’a l’air issu en droite ligne de la NASA, mais il parait qu’il va très bien, merci, et toi ? Tu auras remarqué le petit élastique, là, servant à limiter la gigue désordonnée de ses poignées.

Une écumoire à frites, rescapée de l’époque où nous avions une friteuse, ce qui n’est plus le cas. La frite, c’est sympa, chez les autres, mais chez soi, y’a des dégâts collatéraux, comme devoir se changer après, sauf à vouloir sentir le graillon toute la semaine. Tu dis ? Filtre à charbon sur la friteuse et hotte aspirante à fond. Mais bien sûr ! Et pourquoi pas déménager aussi ? Sinon, potatoes au four, ça va pas mal non plus avec le poulet. Sous l’écumoire, un filtre et des joints de rechange pour la cafetière italienne et des mèches de rechange pour la petite lampe à pétrole modèle « puis de mine ».

Le Schmilblick orange à gauche est un truc sensé aiguiser les couteaux, les ciseaux. Pas d’où il sort. Sert jamais.

Ah ! Les accessoires du moulin Moulinex, qui est plutôt une râpe, Non ? Il n’est actuellement vendu qu’avec trois disques, mais comme le nôtre est le dernier d’une série, on a gardé certains disque des précédents. Ne me demande pas comment on peut perdre un moulin à légume sans ses accessoires, je n’en sais rien.

Tiens, d’ailleurs, voilà l’appareil, présenté face ventrale, pattes repliées et sa manivelle à côté. En état de marche, l’ensemble s’adapte pile poil sur un certain saladier en verre vert, qui contenait hier une salade de fruits et qu’il me semble bien avoir oublié chez nos amis... Dessous, en noir, un truc W&Watcher dont j’ignore l’usage. On dirait un textile. Peut-être une sorte de muleta à brandir et agiter devant les calories pour qu’elles fuient ?

Des accessoires du batteur électrique, quatre fois les mêmes, on ne sait pas pourquoi. Ça se reproduit en captivité ces machins là ? Les fouets du batteur sont dans un autre tiroir et le batteur lui-même dans un placard. Pourquoi faire simple ?

On termine par une petite timbale en plastique qui n’a l’air de rien, mais qui sert à mesurer l’eau et le riz pour le cuit-riz électrique. Sans, c’est même pas la peine.

 

Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 00:20
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  Jardin-d-addiction---CBMP--Christophe-Berdaguer---Marie-P.jpg

 

 

 

Fascinant, dans sa lumineuse malveillance, ce « Jardin d'addiction », montré à la FIAC de Paris et dont le numéro daté du 22 octobre 2011 du magasine M du Monde, nous présente ainsi les deux artistes : 

 

Christophe Berdaguer et Marie Péjus - Sombres utopistes

Leurs œuvres pourraient sortir tout droit d'une science-fiction de J. G. Ballard. Elles prédisent un monde d'inquiétude, intoxiqué de design, fourmillant d'addictions. Portées par une esthétique qui s'empare du high-tech pour le retourner comme une peau, elles cristallisent les angoisses d'aujourd'hui sous des allures souvent futuristes. Voilà plus de quinze ans que Christophe Berdaguer et Marie Péjus déjouent les travers de l'architecture et du design contemporain, pour les emporter vers un conte qui vire souvent au cauchemar. Ainsi des Maisons qui meurent, qui ont fait connaître ce duo marseillais, avec leurs murs en béton de sucre qui s'effrite; ou de leur série Psycho Architecture, dessinée à partir des névroses de leurs habitants, et qui leur répondent en réagissant physiquement à leurs humeurs. Autant « d'utopies négatives », qui composent un monde glaçant. Proclamant une efficience absurde, leurs œuvres jouent à fond l'effet placebo. Une fontaine de Lexomil sourd du sol, sans que l'on sache si qui s'y désaltère oublie aussitôt son stress. « L'avenir appartient aux fantômes », écrivait le philosophe Derrida. Ces ultra-rationalistes l'ont entendu, comme en témoignent leurs récents projets. A commencer par l'exposition collective qu'ils organisent cet automne au centre d'art contemporain-la synagogue de Delme, en Lorraine, autour des fantômes de l'architecture. Manière d'annoncer la commande publique que ce lieu leur a passée : une structure qui prolonge le bâtiment, s'emparant notamment de sa chambre funéraire, ancienne prison, ancienne école, pour faire « remonter ses fantômes : comme si le blanc de la synagogue surgissait par les sous-sols sous la forme d'un voile et sortait de l'espace par tous les trous, jusqu'à créer des excroissances à l'extérieur, coins et recoins pour le public ». Dans le cadre de leur collaboration à la FIAC avec la Galerieofmarseille, ils dévoilent plusieurs pièces inspirées par Houdini, le roi de l'évasion. Notamment le code secret qu'il a confié à sa tendre et chère pour communiquer après sa mort, de l'au-delà. « Ce qui nous a plu, c'est qu'il a combattu toute sa vie les spirites, utilisant ses talents pour dénoncer leurs arnaques. Mais juste avant sa mort, il laisse ce code à sa femme : "Rosebelle, believe. On ne sait jamais, au cas où ... " »  M Le magasine du Monde 22 octobre 2011

 

L’oeuvre [ le jardin des addictions ] est conçue par les artistes Christophe Berdaguer et Marie Péjus et réalisée au Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques de Marseille (Cirva). Évoquant à la fois un monde végétal et animal, le dispositif oscille entre étrangeté et fascination. L’enchevêtrement de fines tiges qui vient parasiter l’intérieur du jardin renvoie au réseau complexe des neurones du cerveau. Chacune de ces synapses diffuse l’odeur d’une substance addictive pouvant générer chez le visiteur une information olfactive oscillant entre désir et manque… Sortir en Provence

 

Les parfums qui émanent de la plante sont modélisés [ par le parfumeur Les Christoph ] à partir des odeurs de différentes substances (alcool, cocaïne, herbe, opium...) toutes responsables d'un état de dépendance chez l'homme. Site des deux artistes (où l’on peut voir d’autres oeuvres.)

 

 

Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 00:09
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Au-dela des nuages - Benoit Pietrzak - Concours photo Un mo

 

 

Lettrine--D-Viner---photo--Le-carnet-de-Jimidi.jpgécouvert grâce aux lauréats présentés par Cafardages, le concours photo « Un monde en mouvement », dont vous pourrez admirer les 320 pages de contributions ici. Perso, je suis allé jusqu’à la page 80, pour relever, à la volée, quelques clichés qui m’ont plu, parmi lesquels se retrouvent deux gagnants : il n’y a pas de hasard !

 

 

 

 

 

Jeux d'eau - Marco Rebillard - concours Un monde en mouveme

 

Birmanie - A contre courant - Eric Beugnot - Concours photo

 

Arrivée à Agades - André Benamour - concours photo Un mo

 

Le grand éléphant de l’ile de Nantes-Yann Langeard -con

 

Across the river - Xavier Rayé - Concours photo - Un monde

 

 

Lire aussi : "Un monde en mouvement" suite et fin  


Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 12:49
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Cartes de voeux 2012 reçues cette années - Le carnet de J

 

 

Un florilège de l’innombrable dizaine de cartes de voeux reçues cette année, parmi lesquelles, l’une affiche fièrement la date de l’année dernière, mais il s’agissait pour ses expéditeurs d’amortir les stocks, si j’ai bien compris. Merci à vous tous, sauf à toi, toi et toi bien sûr, qui avez soi-disant perdu notre adresse, ou déménagé sans prévenir. Nan, on s’en fout : vivez votre vie. Tous mes voeux vous accompagnent.


Tiens, ce serait peut-être l’occasion de faire le point des trajets des cartes sur papier de soie ? Chuis un peu perdu, mais je compte sur vous pour préciser ce qui suit :

 

1 - Villefranche - Vercors chez Laure - Californie - Angers

2 - Villefranche - Paris chez Cat (agrafes et ticket de métro) - Grenoble chez IdoT - Boulogne chez MiKla -  Corse chez Elsa, en prochaine partance pour Montpellier. 

3 - Villefranche - Boulogne B chez Thicya (aucune nouvelle)

4 - Villefranche - Vercors chez Laure - Morbilhan chez Tifenn - puis Finistère

5 - Villefranche - Meudon chez Sylvain (aucune nouvelle)

6 - Villefranche - Paris chez Mad Meg (aucune nouvelle)

7 - Villefranche - Ajaccio chez Elsa- Lesquin

8 - Villefranche - Grenoble chez IdoT - Boulogne B chez MiKla - Vercors chez Laure - Viêt Nam

 

 

 

 

Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 13:46
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Ombrie - Italie - Castelluccio 1 - Photo Adrimas 51 - Le ca

 

 

 

Lettrine--H-ourgang-ombrie--Le-carnet-de-Jimidi.jpgier soir, chez nos amis Dominique et Gérard, on a, entre autres, parlé d’Italie, d’où ils revenaient avec une grippe carabinée. Selon Dominique, la Toscane, oui, bien sûr, c’est très bien, mais l’Ombrie, c’est moins visité et tout aussi beau. Cap sur l’Ombrie donc, et plus particulièrement sur Castelluccio, grâce aux superbes photos d’Adrimas 51.

 

 

 

 

Ombrie - Italie - Castelluccio 2 - Photo Adrimas 51 - Le ca

 

Ombrie - Italie - Castelluccio 3 - Photo Adrimas 51 - Le ca

Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 11:23
- Publié dans : Balades plus lointaines - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

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