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u dis ? Tu ne vois pas bien l’intérêt d’exposer ainsi notre tiroir à couverts ? Houlà ! C’est oublier un peu vite l’origine même de ce carnet, ou plutôt de ses prédécesseurs : écrire à partir de pas grand-chose, et si possible de rien. Certes, c’est une ambition littéraire contestable, et tout à fait contraire aux recommandations avisées d’Ysengrimus, mais elle nous a au moins permis de nous marrer avec des gadgets et des publicités improbables, non ? Pour rester dans cette veine là, j’ajouterais que pour n’être pas outrageusement cuistre, la dérision doit inclure une dose d’autodérision. Enfin, au risque d’apparaître prétentieux, j’en appellerais volontiers à d’autres tentatives d’inventaires. Elles sont innombrables, Perec, Prévert... mais on trouverait sans chercher trop loin cet artiste exposant le contenu des poubelles de célébrités, ou plus modestement, ces reportages photographiques disant, en montrant leurs objets quotidiens, un peu des vies lointaines ou proches, et sans doute quelque chose de la vie tout court.

 

1 - Les petites cuillères - Elles n’ont l’air de rien, rangées tête-bêche dans leur alvéole, mais elles vont nous faire entrer directement dans la polémique. Mais si, tu sais bien, cette millénaire polémique du couple, qui s’entretient à la question de savoir qui, entre elle et lui, occupe quelle place dans les tiroirs et le coeur de l’autre. Toutes les petites cuillères ne sont pas là, puisqu’on y reviendra en 5, mais un examen même superficiel de ce premier rassemblement permettra de distinguer les petites cuillères correspondant à la ménagère « gaufrettes paille d’or » de chez Ikéa, dont on trouvera les autres ustensiles pas loin, et celles « feuilles d’acanthe en inox vieilli », seules représentantes de leur espèce. Les jolies sont à moi, les moches à elle. En plus, les siennes, elle les a volé un jour qu’elle en avait marre de ne rien avoir. Pourquoi celles-là ? parce qu’elles étaient chères. De toute façon, perso, je n’utilise jamais de petites cuillères, ni les unes et certainement pas les autres : elles sont trop petites. Pour mon yaourt, ma compote ou la glace, je prends une cuillère à soupe, ou une pelle à neige, ça dépend de l'urgence. 

 

2 - La ménagère « gaufrette Paille d’or » - Je ne sais plus qui m’a dit un jour qu’elle était moche, ou veillotte, ou je ne sais quoi. On se voit beaucoup moins depuis. D’autant que si ça se trouve, je l’ai enterré au fond du jardin. J’aime toujours beaucoup ces couverts. On les a bien en main, les couteaux coupent, les fourchettes piquent et les cuillères contiennent la quantité idéale de salé ou de sucré. Ces couverts vont aussi bien pour tous les jours que pour les repas de fête (de toute façon, on n’a que ceux là, puisque ma brune a tellement bien planqué SA ménagère, de peur que je la jette par inadvertance, qu’elle a oublié où.)  Ikea ne la fait plus, donc on ne peut pas réassortir. Je les hais.

 

3 - De tout un peu, mais en métal - Inévitable dans tout tiroir à couvert, les alvéoles qu’on remplit avec des trucs qui vont vaguement ensemble, ou juste parce qu’ils rentrent. Ici, deux décapsuleurs parfaitement inutiles vu qu’il y en a un troisième sur l’ouvre boîte de l’alvéole d’après ; un casse noix dont on ne se sert jamais vu qu’il y en a un autre plus pratique dans le tiroir juste en dessous, avec, tiens ? Un autre décapsuleur. Bon ben si un jour tu veux organiser un concours d’ouverture de canettes, tu sais chez qui frapper. Reste un accessoire de tournebroche, mais je crois qu’il est en trop. Il doit provenir d’une précédente broche. On l’a gardé au cas où son jumeau finirait par fondre, ou devenir radioactif qui sait ?

 

4 - L’ouvre boîte et son copain le porte-clé - On ne voit pas bien, mais les ouvre-boîte sont deux, quasi du même modèle. Je ne sais pas avec quoi tu ouvres les boîtes chez toi, mais ce modèle là a le mérite d’être absolument inusable et de remplir son office sans requérir une bordée de jurons. Tu dis ? Qu’est ce qu’il fout là le porte-clés ? Bouge pas, je vais lui demander... Oh non ! C’est également un décapsuleur ! Tu peux prévoir des remplaçants pour la compète.

 

5 - Les petites cuillères en quarantaine - Oui parce qu’en fait, la photo peut faire illusion, mais à l’ordinaire, quand tu ouvres ce tiroir, les logements du fond sont quasi inaccessibles, ce qui pourrait expliquer qu’on trouve là des trucs et des machins qui servent moins. Mais si j’ai le courage de pousser jusqu’au tiroir juste en-dessous, on s’apercevra qu’au fond de celui-là, on trouve les tire-bouchons...  Mais pour rester chez les réprouvées, on trouve là ces immondes petites cuillères de collectivité en tôle trop mince qui se déforme rien qu’en les regardant, mais également, tiens, tiens ? Une cuillère pour bébé, alors que je n’ai jamais vu un nourrisson dans cet appartement et que non, je ne suis pas enceint, c’est la gastro.

 

6 - Tiens ? T’es là toi ? Les teuteu de cocote minute, au nombre de deux, alors que nous n’avons qu’une cocotte. J’aurais dû en jeter un avant de commencer cet article, ça m’aurait évité le problème d’accord de « teuteu » au pluriel. Une pince à linge en inox, qui, après un stage de reconversion, sert maintenant à fermer les sachets de gruyère râpés entamés. Deux bouchons en liège, qui servent surtout, débités en tranches, à caler des meubles. Tu dis ? Ça peut servir également à refermer les bouteilles de vin entamées ? Tu veux dire qu’il existe des endroits où on ne finit pas immédiatement les bouteilles après les avoir ouvertes ? Perso, je n’en connais pas.

 

7 - Couverts à salade et Spatules - Oui, je sais, beaucoup de gens rangent plutôt les couverts à salade et les spatules dans un pot qui reste dehors. Ici, l'égoutoir à couvert sert à ça. Mais que rangent-ils alors dans la grande alvéole du tiroir à couverts ? Les grands couteaux ? Les parapluies ? Les tringles à rideaux ?
 

Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 01:26
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Johdpur - Rajasthan - Inde - Le carnet de Jimidi

 

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perçue au détour d'un reportage sur Arte, la ville bleue de Johdpur, au Rajasthan, en Inde. Tu te rends compte ? Une ville entière peinte en bleu qui rend heureux !

Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 00:06
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Schmilblick-24.jpg

 

Lettrine--B-nuage-.jpgon, comme le précédent Schmilblick a été trouvé par Canelle en un temps record, et qu’il n’y a plus rien à gagner, rien ne s’oppose à ce qu’on les enchaîne... (Viendra quand même un moment où je serai à court d’idée, je pense.) Voilà donc le Schmilblick 24, exagérément contrasté et sans couleur, comme il se doit. Bonne chance !

 

 

 


Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 17:26
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Turtle House - Maison tortue - Kurt Voltzke - El G-copie-5

 

 

 

Lettrine (D Foo tortue) le carnet de Jimidi’inspiration nettement chélonienne, pour la forme en carapace et pour la déco en écaille, cette maison tortue est située à El Gouna, une station balnéaire qui semble avoir été créée de toute pièce sur la rive de la mer rouge, avec golf engazonné et Club Med. Cette maison est l’oeuvre de l’architecte et designer allemand Kurt Völtzke, de l’atelier « Color » à Chemintz, qui ne semble pas avoir fait grand’chose de significatif depuis. Cette maison tortue offrant une chambre d’hôte pour deux, vous pouvez la louer pour environ 350€ la semaine. En vous y prenant bien à l’avance, vous pouvez également louer le rez-de-chaussée pour quatre pour environ 500 € la semaine, ce qui nous fait un total de... Non mais qu’est-ce que je raconte, moi ?

 

Turtle House - Maison tortue - Kurt Voltzke - El Gouna - EgTurtle House - Maison tortue - Kurt Voltzke - El G-copie-1Turtle House - Maison tortue - Kurt Voltzke - El G-copie-2Turtle House - Maison tortue - Kurt Voltzke - El G-copie-3Turtle House - Maison tortue - Kurt Voltzke - El G-copie-4

Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 00:56
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Schmilblick-23.jpg

Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 20:05
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  Chanel - Mme Pouzieux, passementière pour Chanel depuis 19

Chanel - Mme Pouzieux, passementière, au métier - Le carn

 

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eut-être avez vous suivi comme moi, d’abord par hasard, puis carrément fasciné, les cinq épisodes de « Signé Chanel », un documentaire de Loïc Prigent diffusé sur Arte en début de soirée du 2 au 6 janvier 2012, dans lequel on suit la collection haute couture automne-hiver 2004-2005, des premiers croquis jusqu’au défilé final ?

On s’attache au fil des épisode à quelques personnages récurrents,  tout particulièrement Madame Martine, première d’atelier, magicienne tranquille chargée du « flou » (« Tout va bien, j’ai dormi deux heures la nuit dernière. ») et, bien sûr, Monsieur Karl (Lagerfeld) dont le travail est finalement assez simple à définir chez Chanel : c’est Dieu. Il campe au fil des épisodes le personnage d’une divinité créant la mode à défaut du monde, en à peine plus longtemps que son homologue de là haut, avec l’assurance de ceux qui ne doutent de rien et surtout pas de voir exécutés le moindre de ses décrets divins. Mais il le fait sans hystérie ni brutalité aucune, avec pas mal d’auto-dérision et des gestes parfois touchants. Ainsi, participant au pot de départ d’une ouvrière ayant passé de nombreuses années chez Chanel, il lui demande de quelle robe elle était chargée pour cette collection et s’engage à lui en donner le dessin original. « Je veux bien être gentil mais je ne veux pas que ça se voie. » aurait-il déclaré un jour. Désolé Karl : ça se voit.

 


 

Chanel - Karl Lagerfeld rhabillé par Jimidi

Mais le personnage qui résume à lui seul ce qu’on ne soupçonne pas des coulisses d’une collection de haute couture, c’est Madame Pouzieux, passementière, installée petitement à la campagne à Montargis, qui réalise des galons pour Chanel depuis 1947. Il faut dire que les galons chez Chanel sont un élément très important puisqu’ils viennent souligner la ligne des vestes de tailleur, en suivant le col, l’échancrure, les poches... Sur certains modèles, on semble jouer le contraste, mais pour d’autres, ceux précisément que confectionne Mme Pouzieux, il s’agit de retrouver le tissu du vêtement lui-même. Si j’avais dû réfléchir préalablement à la manière de réaliser un galon à partir d’un tissu, j’aurais imaginé, je ne sais pas, qu’on en prenait une bande et qu’on se démerdait pour lui donner l’apparence d’une sorte de ruban... Pas du tout. Mme Pouzieux, elle, commence par effilocher le tissu, c’est à dire qu’elle le détisse fil à fil, puis elle tortille ces fils en cordelière, en respectant les proportions de couleur et de matière du tissu de départ, puis elle tisse avec ces cordelières ses fameux galon, sur un petit métier à tisser à main. A l’arrivée, sur le vêtement, on voit bien que le résultat à quelque chose à voir avec le tissu du départ, mais c’est une sorte d’interprétation discrète et très étonnante.

 


 

Chanet - Galon mis en évidence - Le carnet de Jimidi copie

 

 

Madame Pouzieux était là pour le défilé, car ce qu’ignore probablement Mélanie (de Tours), pourtant grande habituée des défilés de haute couture - j’ai cru l’y apercevoir non loin de Christine Scott Thomas et d’ Oprah Winfrey - c’est qu’en coulisse, les mannequins passent également devant l’ensemble des couturières, qui peuvent alors se rendre compte de ce que donne leur travail « en situation ».

 

 

Illustrations : La collection de cet automne-hiver là s’appelait « duo ». Je n’en ai pas trouvé de photo de bonne qualité, mais l’ensemble ne manquait pas de style. Les photos de Mme Pouzieux sont des copie d’écran du documentaire de Loïc Prigent. Le reste a été glané sur le Net.

 

Liens : "Du patron aux petites mains" sur Le blog de Libération et l'interview du réalisateur sur le site d'Arte.

Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 15:32
- Publié dans : Vidéo - Cinéma - Télé - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

 

Alors voilà. Dans l’enveloppe et quand on la sort, ça donne ça :

 

Carte de voeux 2012 - pliée - Le carnet de Jimidi

 

Et quand on la déplie, ça donne ça :  

 

Carte-de-voeux-2012---depliee---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 21:31
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La petite bibliothèque ronde de Clamart - Maquette noir et

La petite bibliothèque ronde de Clamart - vue ext-copie-1

 

Lettrine--T-cooper-pop--Le-carnet-de-Jimidi.jpgrès peu documentée, La Petite Bibliothèque Ronde de Clamart, ce qui explique peut-être que je sois passé à côté d’elle jusque là et la mauvaise qualité des rares photos disponibles en ligne. Elle est pourtant classée monument historique, ce qui me parait assez compréhensible, tant elle parait emblématique d’un certain esprit des années soixante : le pop, où il faut entendre ici, à la fois l’onomatopée traduisant l’effervescence, mais également le « populaire » puisqu’il  s’agissait d’apporter la culture dans cette cité.  


 

La petite bibliothèque ronde de Clamart - vue extérieure

 

Selon le site de la petite bibliothèque ronde de Clamart elle fut construite entre 1962 et 1966 par Gérard Thurnauer et ses trois collaborateurs de l’atelier de Montrouge, Jean Renaudie, Jean-Louis Véret et Pierre Riboulet, sous l’œil attentif de la mécène du projet, Anne Gruner-Schlumberger, au cœur de la Cité de la Plaine à Clamart.


 

La petite bibliothèque ronde de Clamart - Les enfants dans

 

 

 

Illustrations : La photo des enfants dans l'escalier est de Martine Franck. Celle de la maquette est probablement du cabinet d'architecte. Les autres : aucune idée.

Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 22:57
- Publié dans : Architecture ronde - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

 

Archive-series---David-Garcia-Studio---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

Gadget---lettrine-A---le-carnet-de-Jimidi.jpgh là là ! On est passé pas loin de l’idée de génie... Manque quand même un petit quelque chose  pour que cette bibliothèque ronde du Studio David Garcia puisse y prétendre. Trois fois rien, juste deux rouleaux sur roulements à billes afin que cette bibliothèque puisse tourner sur elle-même façon roue à écureuil et hop, on pourrait enfin lire en marchant des kilomètres tout en restant chez soi. Tu dis ? On pourrait même y faire son jogging ? Tout à fait. De plus, en branchant une dynamo là-dessus, on pourrait produire de l’électricité...

 

Tout ça n’est pas sans rappeler le « Roll it » non ?  

 

 


Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 00:06
- Publié dans : Architecture ronde - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

 

 

 

Voeux-2012---La-carte-au-3-janvier-2012.jpg

Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 23:22
- Publié dans : Art postal - Correspondance - Ecrire un commentaire - Voir les 23 commentaires

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