http://1.bp.blogspot.com/_foBnSyUHUUs/SH_m9om1lJI/AAAAAAAAAfQ/z2cb8y36z9E/s1600/20669960_9c641ab3d1_b.jpg

 

Le relief de ce volcan est très étonnant, avec cette limite circulaire entre on ne sait pas bien quoi, peut-être de la forêt, et le reste du paysage. Sur Google map (et donc, vu de dessus) c'est encore plus circulaire. Merci à Kiwi blog de nous l'avoir fait découvrir. 

 

(Plus tard...) Ah, mais ah ! Je crois comprendre : la limite est celle entre un parc national et des parcelles cultivées. Elle n'est donc pas si naturelle que ça (mais reste très circulaire et très spectaculaire.)

Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 12:21
- Publié dans : Architecture naturelle ronde - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

 

 

Laure - Courrier - 3

 

Laure - courrier - 1

Laure - courrier - 2

 

 

 

Les andouillets d'un renne ?

Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 08:41
- Publié dans : Art postal - Correspondance - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

 

Jamais-de-la-vie---le-blog-a-Depluloin----copie-d-ecran--.jpg

 

 

Lettrine--C-Our-gang--Noel-orange--le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

omment ai-je atterri sur le blog « Jamais de la vie » ? Plus aucune idée, mais je soupçonne AppAS d’y être pour quelque chose. Cet homme est capable de tout. C’est du moins ce que propage une rumeur persistante. Perso, je me contente de l’incriminer du pire. Il faut bien commencer par un bout ; tout, c’est un peu vaste, même pour lui, pourtant habitué aux grands espaces. Mais là, s’il y est pour quelque chose, je dois l’en remercier. Très bon blog, ce « Jamais de la vie ». J’aime bien les blogs à foison beaucoup différents du mien, sur lesquels la langue française est donc beaucoup moins maltraitée.

 

C’est un blog mettant principalement en situation un certain « Deplusloin », soit directement, soit par un (ou plusieurs ?) narrateurs, mais ces tranches de vies étant entrecoupées également de considérations variées, façon veau orloff, souvent très drôles, dont le style Vieille France peut s’avérer contagieux.   

 

Extrait :  Ses villégiatures (dans le désordre) 2 (...) Dieu peut dormir tranquille, ce n’est pas de sitôt qu’Il comptera un tel emmerdeur dans son troupeau.

Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 07:02
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Le feu dans la cheminée des Duts

 

Ah là là ! Un bon feu dans la cheminée, y’a qu’ça de vrai !

 

 

Christian


Bernard Werber, devant ses piles d’invendus... Nan, je plaisante, c’est Christian.

 

 

 

Guy Dutey

 

Le Père Noël, en civil. Ben oui, qu’est ce que vous croyez ? Une fois la tournée terminée, il quitte la houppelande rouge, la barbe chantilly, la hotte, le bonnet, il enfile un bon gros pull, chausse ses lunettes et se vautre dans le canapé jusqu’à l’année prochaine.

 

 

La buche ambassadeur


Une commande spéciale, passée au pâtissier du village. Vous vous rappelez le gâteau aux fruits et à la pâte d’amande de l’autre jour ? Ambassadeur, c’est ça. Les enfants l’ont beaucoup aimé. Vous nous le feriez pas en bûche ? (On remarquera sur la photo qu’il ne tient pas dans le plat.)

 

 

La Table de Noël


La jolie table de Noël, chez Dut, avec une nappe à rayures, ça aminci. Je crois qu’on va en avoir besoin !

Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 07:22
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Schmilblick 21

 

Bon, je tente le coup, mais il parait qu'en fait, c'est un objet très connu. Sauf que perso, jusqu'à lundi dernier, je ne le connaissais pas...

Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 13:41
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Christian Séguié - Peyriac-de-Mer - Le canet de Jimidi

 

Lettrine--D-Woopass---Peyriac--Le-carnet-de-Jimidi.jpgepuis le temps, on l’aura compris j’espère, les photos que j’aime de Christian Séguié parlent autant de lui que de moi : il doit avoir de bonnes raisons de les prendre et j’ai de bonnes raisons d’en préférer certaines. Il n’est pas impossible que ces bonnes raisons soient parfois les mêmes. On peut toujours rêver. Ensuite, c’est simple : avec son amicale complicité, je te me les rapporte de son là-bas blog jusqu’à cet ici-carnet pour qu’elles brillent sous tes yeux émerveillés et j’essaye d’en dire deux ou trois mots pour retenir ton attention, qu’on sait fuyante, surtout les lendemains de fête.

 

Les couleurs, bien sûr. Les couleurs ont dû retenir l’attention de Christian. Cette déclinaison de verts et ce bleu, plus de ciel que d’eau. Mais je retrouve aussi cette opposition entre le vif et le mort d'une photo vue puis reprise dans un article titré « Les couleurs vives ». J’aime aussi tout particulièrement ces reflets, qui ne restituent pas l’image inversée d’un sujet qu’on trouverait plus haut sur la photo et qui, du coup, fonctionnent de manière autonome, comme c’était déjà le cas ici.

 

Mais ce qui est vraiment troublant dans cette photo de Christian, c’est le très insolite dessin de la limite entre le liquide et l’aérien. Je ne serais pas surpris d’apprendre que le photographe aime l’étrange caché dans l’ordinaire, au moins autant que moi.

Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 12:05
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Calvin et Hobbes

 

 

 

Lettrine--B-Ourgang-nuancier-2--le-carnet-de-jimidi.jpgon, le première réveillon, c’est fait. Comme prévu, ça a été tranquille. Dans les bonnes surprises de la soirée : ce Calvin et Hobbes au point de croix réalisé par ma Gragra et arrivé le matin même de là-bas jusque chez Mme Lopes ; une bouteille de génépi, dans laquelle on est un peu tombé à tour de rôle. Ça se boit tout seul ce machin là. Au rayon des boissons, il faut mentionner également le punch de Béryl auquel les feuilles de menthe fraîche ajoutait un petit quelque chose bien sympathique et à celui des surprises, Athena, la minette de Christian, trop jeune pour rester seule trois jours dans son appart et qu’il a amené avec lui. Je vous dis pas la tronche que font les quatre chats d’ici depuis. Les rounds d’observation se suivent, avec crachements et grondement quand les distances réglementaires ne sont plus respectées. À l’heure ou je vous parle, y’a trois indignés, perchés en hauteur, qui ne quittent pas l’intruuuuuuuse des yeux.

Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 18:26
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Sapin-de-l-annee.jpg

 

 

Un Noël très classe

 

Lettrine (A electro Noël 2011) Le carnet de Jimidiprès tout, Noël est une occasion (avec le mariage), de passer une journée hors de sa condition sociale en singeant, pour un moment, ce qu’on imagine être l’ordinaire de la classe supérieure : huîtres au petit déjeuner, foie gras dans les hamburgers et déco bling bling toute de paillettes et dorures. Du coup, on pourrait imaginer de passer Noël au-dessous de sa condition. On se retrouverait sous un pont dans des fripes chinées à Emmaüs, on ne se serait pas lavé depuis huit jours au moins, on festoierait en partageant le contenu d’un carton des Restos du coeur dans des barquettes en polystyrène, on ferait passer avec du vin vendu en brique et à l’heure des cadeaux, on échangerait avec des Oh ! et des Ah ! des rognures trouvées dans les poubelles alentour. Perso, je suis partant. Mais si vous m’invitez à un noël comme ça, je veux un vieux bidon-brasero dans lequel brûler les oeuvres de Marc Levy, Katherine Pancol et Bernard Werber.

 

 

Variante du Noël précédent (dédié à Mélanie (de Tours))

 

Lettrine (T electro Noël 2011) Le carnet de Jimidiu passes déjà l’essentiel de ta vie dans un luxe indécent ? Tu as instauré de longue date une alternance chaud-froid pour tes Noël : une année aux Seychelles et la suivante dans le Tyrol autrichien ? Alors tu devrais trouver les réveillons de la classe moyenne très divertissants. Imagine : le Père Noël lynché en façade, les SOS des guirlandes lumineuses tirebouchonnées sur le balcon, le cholestérol en embuscade au détour de chaque plat, les sous-entendus chargés à balles réelles dans les conversations, les machins vendus sans pile ou hors d’usage après dix minutes, la gueule de bois en chêne massif du lendemain...

 

 

Noël terminal

 

Lettrine (E electro Noël 2011) Le carnet de Jimidit si Noël était une bonne occasion d’en finir une bonne fois ? Regarde : Toutes la ville est en fête et clignote de joie, la foule pressée prend quand même le temps d’un sourire, tu t’es enfin acheté tout ce qui te faisait plaisir, à l’étage, les voisins passent des morceaux de ton groupe préféré, la maison est en ordre, la déco ma foi très réussie, c’est une nuit parfaite. Tu as emballé les bidon d’essence dans de jolis papiers brillants. Il est temps de mettre le feu au sapin.

 

 

Noël d’artifice

 

Lettrine (T electro Noël 2011) Le carnet de Jimidiu l’as remarqué comme moi : Noël est une période où la famille est en représentation. Ce soir là se joue à guichet fermé, pour le propre bénéfice de ses membres, une nouvelle scène de la comédie familiale. Du coup, je me demande s’il ne serait pas plus simple d’engager des figurants ? Tu vois les possibilités infinies qu’ouvrirait de pouvoir choisir les membres de sa famille sur casting ? Oui, bon, d’accord, pour un soir seulement et alors ? Ça peut être tout à fait suffisant. Combien tu veux d’enfants ? Filles ou garçons ? Quel âge ? Et chéri, grand, petit, brun, blond, genre intello, sportif, papa poule, aventurier, crooner. Tu dis ? Écrivain dégarni de 53 ans ? Y’a un léger supplément.

 

 

Mon Noël à moi que j’ai

 

Lettrine (N electro Noël 2011) Le carnet de Jimidion mais moi, tu comprends, j’ai une famille exclusivement composée de gens que j’aime, donc ce sera un Noël tout à fait tranquille, ce soir avec les enfants,  hélas sans les filles, mais on pensera très fort à Aurore et Coline ton paquet est bien arrivé, il est chez Mme Lopez. On se tassera autour du sapin ce soir et autour de la cheminée chez les Duts demain. Ça va être cool.

Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 12:32
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Robert Kusmirowski - Stronghold 2011 - Biennal d'a-copie-2

 

Lettrine--C-Ourgang---etoile-de-la-mort--Le-carnet-de-Jimi.jpgomment rendre compte de ma visite à la biennale d’art contemporain de Lyon en cette fin décembre 2011 ? La réponse est peut-être en grande partie dans la question-même, tant ce que j’ai vu parait déborder d’interrogations, adressées à la l’art, à l’oeuvre, au spectateur, au monde...

Heureusement, ce rassemblement d’oeuvres m’a paru ne plus s’étouffer, ne plus s’étrangler, ne plus se noyer seulement de questions. Peut-être est-on enfin sorti d’une période trop corsetée d’art conceptuel ? En tout cas, ce que j’ai vu m’a paru jouir - y compris dans sa dimension tragique - d’une belle santé et souvent d’une belle matérialité.

On n’a donc pas trop eu « d’installations » à base de vidéo, à part celle de Sarah Pierce, dont je me demande si elle mesurera la critique assez vacharde ayant consisté à planter son « An Artwork in the Third person » en bout de course du parcours muséographique dans le Musée d’Art Contemporain, non comme une conclusion, mais comme un truc à traverser sans s’arrêter pour trouver la sortie ou les toilettes. Je vous résume son machin : sur des estrades, des téléviseurs cathodiques passant en boucle des interview d’étudiants en art répondant à la question : « Alors, ça vous fait quoi de participer à mon oeuvre ? » Elle a rajouté deux rideaux de perle et des luminaires en macramé pour faire genre. Pffff ! C’était déjà pénible il y a vingt ans ces oeuvres auto-centrées, auto-référencées, alors après avoir vu des tas de trucs bien mieux juste avant, reste juste l’envie de botter les fesses de Sarah, en souhaitant qu’elle se mette enfin au boulot.

Mais c’est l’exception, j’ai plutôt eu l’impression que les artistes avaient eu à coeur de ne pas se foutre du monde ni des spectateurs ayant comme moi bravé à la fois la pluie, le froid et les transports en commun pour venir les voir.

Tous ne resteront pas dans mon souvenir, mais sur quarante deux artistes invités à « La Sucrière » et quarante au MACLyon, séparés par quarante minutes de tram, de bus (électrique) et un super déjeuner au restaurant « Rue Lebec », j’ai encore assez de bonnes impressions pour vous parler de deux ou trois d’entre eux. Ah, pi avant que j’oublie : merci  au carnet « Petites routines » dont les articles  Biennale et suite de la visite m’ont permis d’éviter la panne de photos. J’en ai pris, tu penses bien, mais les flashs étant interdits mon pauvre Kodak s’est trouvé vite dépassé.

 

La Sucrière - Vue extérieure - Le carnet de Jimidi

 


La sucrière, tu connais ? Construite dans les années 30 et agrandie en 1960, la Sucrière est une ancienne usine de sucre utilisée comme entrepôt jusque dans les années 90. Elle est réaménagée en 2003 à l'occasion de la Biennale et en devient le lieu emblématique, au cœur du nouveau quartier de la Confluence. L'entrée dans cet espace d'exposition de 7000m² se fait par les anciens silos. Le public parcourt ainsi le chemin emprunté par les anciens arrivages de sucre. (Document Biennale) C’est donc une friche industrielle offrant des espaces immenses et très neutres, discrètement traversés de haut en bas de pas de vis géant :

 

A l’usine de Chassart, durant la période sucrière, nous jouions de temps à autre dans l’entrepôt à sucre bâti sur plusieurs étages. Des toboggans intérieurs reliaient ceux-ci pour acheminer les sacs de sucre et les mettre en stocks. Un ouvrier nous donnait un sac vide, nous prenions la place d’un sac de sucre et pouvions ainsi dévaler un, deux ou trois étages suivant les circonstances. Le plus dur restait à faire, il fallait remonter les escaliers pour refaire un tour de toboggan. (EDcC)

 

 Ulla von Brandenburg - Kulissen - 2011 - Biennale d'art con

 


Une fois passée l’entrée, munis de l’indispensable audio-guide qui permet d’ajouter un peu de contexte à des oeuvres souvent trop inscrites dans des démarches artistiques pour en être privées, on franchit une première oeuvre constitué de plusieurs rideaux de scène, évoquant on ne sait quelle représentation et ses coulisses pour tomber nez à nez avec « Stronghold »le « gazomètre » de Robert Kusmirowsky, une installation imposante qui ne laissera voir son contenu que plus tard, une fois le spectateur passé à l’étage supérieur. Dans la pénombre du rez de chaussée l’oeuvre se présente comme une construction impénétrable sauf par quelques trous par lesquels jeter un oeil. C’est peu dire que l’ensemble est « steampunk ». Un vrai régal.

 

Robert Kusmirowski - Stronghold 2011 - Biennal d'art contemRobert Kusmirowski - Stronghold 2011 - Biennal d'a-copie-1

 

 

L’autre moment fort de ce rez de chaussée est incontestablement « Puxador [Pilares], l’oeuvre de Laura Lima : un homme nu, harnaché de sangles reliées aux piliers du lieu, tire sur elles, puis relâche ses efforts, et recommence. On notera dans ce qui suit que l’oeuvre parait avoir changé de titre en cours de route.

 

Laura Lima - Puxador [Pilares]1998 - 2011 - Biennale d'art

 

J’ai retrouvé la petite annonce cherchant ce Sisyphe :

 

La Biennale de Lyon  recherche des performers pour l’œuvre de Laura Lima « Men=flesh/Women=flesh , the Puller » 1998 -2011 / L’œuvre de Laura Lima va bien au-delà de la performance, par définition un « moment » d’action jouée dans un moment plus ou moins long au cours d’une exposition.Pour la Biennale, l’artiste propose plusieurs œuvres qui sont « jouées » pendant l’intégralité de l’exposition, toute la journée, mettant ainsi en jeu le format même de l’exposition et les codes qui en découlent, la position du spectateur dans l’espace et celle des « performeurs » de ses actions. Pour « the Puller » la force physique, le lien, la restriction de l’architecture, la lutte quotidienne d’un homme dont on ne sait s’il est enserré dans des liens ou s’il se sert de ceux-ci pour détruire chaque jour un peu plus l’architecture de la Sucrière sont ainsi donnés à contempler pour un temps indéfini, dans une volonté de libération et d’utopie complète.


Description - Un homme nu tire sur les colonnes du rez-de-chaussée de la Sucrière,  auxquelles il est relié par un harnais fait de sangles.Participants - Homme 20 à 50  ans, en bonne condition physique. Dates - du 12 septembre au 31 décembre 2011. Candidatures - jusqu’au 5 septembre Renseignements - Biennale de Lyon - 04 27 46 65 60. Temps Partiel - Horaires de travail : 11h - 18h mardi-vendredi et 11h-19h samedi dimanche et  9 jours répartis sur les 3 mois avec une plus grande amplitude horaire. Repos hebdomadaire le lundi - Salaire : Barème SYNDEAC

J’ai également retrouvé une interview des comédiens, parue dans le journal « Le Progrès » du 27/10/2011 - Titre : Lyon - Culture. Nus et heureux d’être une œuvre d’art vivante à la Sucrière Biennale d’Art Contemporain.  Chapeau : Emmanuel et Étienne Borgo, deux jumeaux âgés de 37 ans, se relaient pour interpréter «Puxador» de Laura Lima. Esclaves ? Non.

Comment en êtes vous venus à réaliser cette performance pour la Biennale d’Art contemporain ?

Étienne Borgo : « Mon frère jumeau, danseur (compagnie Schenk), s’était porté candidat. Je suis graveur de pierre dans les Alpes-de-Haute-Provence mais je cherchais à travailler sur Lyon. Il m’a proposé de venir passer une audition avec l’artiste, Laura Lima. Il n’y a eu que la discussion, c’était plutôt une explication de sa part sur ce qu’elle attendait de nous. J’étais curieux. J’avais envie de participer.

Même nu ?

J’ai été modèle vivant (aux Beaux-arts de Monaco, Digne, de Nice). Mon frère est aussi modèle vivant pour les Beaux-arts de Lyon.

Comment vous organisez-vous avec votre frère ?

On travaille chacun trois jours de suite. De 11 à 18 h. On fait une pause de 5 minutes toutes les heures et on s’arrête entre une demi-heure et trois quarts d’heures pour déjeuner.

C’est vous qui avez débuté ?

J’ai assuré les deux journées professionnelles et la première journée grand public. Je me suis donné à fond. J’étais en sueur, à la limite de l’épuisement. Laura a trouvé cela super.

Qu’est-ce qui est le plus difficile ?

L’aspect physique. Pourtant, j’ai déjà un métier sportif. Mais là, c’est mécanique, il faut toujours avoir la conviction, rester dans le mental, conserver l’énergie pour faire tomber le bâtiment.

Qu’est -ce qui vous plaît ?

La performance, le travail sur les limites physiques et travailler avec une artiste qui a une renommée.

À quoi pensez-vous quand vous travaillez ?

J’essaie de me concentrer, de me transformer en super-héros. Parfois, je pense à des choses de la vie courante, mais je me recentre vite car je pense que le public peut s’en apercevoir. C’est comme quand on fait du théâtre (j’en fais comme amateur) et que l’on n’est plus dans son personnage.

C’est fatigant, ennuyeux ?

Fatigant car ce n’est pas un sprint mais un marathon. On doit tenir trois mois. Je fais du yoga, mon frère fait du butô et du qi gong. J’ai un rythme de vie militaire : moins de tabac, pas trop de sorties, beaucoup de sommeil. Pendant mon temps libre, je me repose et je vais visiter le musée gallo-romain de Fourvière que j’aime beaucoup. Ce n’est pas ennuyeux du tout. Je fais cette performance pendant trois mois. C’est unique. Je le fais à fond et avec passion.

Vous êtes bien payé ?

Très correctement pour un travail à mi-temps.

Comment réagissent les visiteurs ?

Beaucoup veulent engager la conversation, mais je n’ai pas le droit de parler au public. En général, les enfants questionnent les parents, les ados rigolent et les adultes sont étonnés. Plusieurs fois, certains ont dit « le pauvre, j’espère qu’il ne fait pas cela toute la journée ». Mais si : et je suis bien payé pour ce que je fais. Et, je suis heureux d’être sanglé à la Sucrière ».

 


(À suivre, si je veux.)

Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 13:37
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Thycia Hardelay - 1 - Le carnet de Jimidi

 

 

Lettrine--T-ancien-.jpg

 

hycia Hardelay est venue de Paris remettre à un de nos stagiaires le prix qu’il avait gagné au concours national d’art postal qu’elle anime chaque année. Il n’avait pas pu aller à la cérémonie de cloture. Avant qu’elle ne reparte par le train, je lui ai offert un exemplaire de Scribulations 01/11. Quand j’en ai marre de les vendre, je les donne. Elle a apprécié le geste. Elle a également apprécié la revue et en remerciement, m’a envoyé ce « courrier », composé d’un boîtier carton richement décoré, contenant une sorte de carnet relié, avec une lettre écrite à la main à l’encre turquoise, une petite enveloppe contenant des trésors et une autre enveloppe fermée par deux mini petites pinces à linge, contenant également des trésors.

 

Thycia Hardelay - 3 - Le carnet de Jimidi

Thycia Hardelay - 4 - Le carnet de Jimidi

 


Les mots ne comptent pas dans cet envoi, en tout cas moins que le geste Ce dont il parle vraiment, c’est d’un monde que tous les accros de la papeterie (dont je suis) connaissent bien puisqu’ils y sont chez eux. C’est un monde moitié paradis perdu, moitié terre promise, un monde de grimoires, d’enluminures, de parchemins, de lettrines, de cachets à la cire, de calligraphie, de reliures pleine peau, de vélin, de papier à la cuve, de palimpseste, de dorures au fer, de plumes d’oie trempées dans des encriers de verre biseauté remplis d’encre violette, rouge sang, turquoise, émeraude. La lumière de l’aube traverse le vitrail du souvenir et pose au hasard du cabinet de travail des taches de couleur interrogatives allongées par les angles des boiseries.  

 

C’est chez moi. C’est chez elle. C’est peut-être chez vous également. Nous ne nous connaissons pas mais peut-être avons nous ce même mal du même pays.

 

Thycia Hardelay - 2 - Le carnet de Jimidi

 

Illustration : La lettrine vient de chez Claire Travers, dont le carnet est absolument magnifique.

Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 23:49
- Publié dans : Art postal - Correspondance - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

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