st-ce parce je trouve le jaune vulgaire, criard, difficile à porter que je ne l’aime pas, ou alors, ne l’aimant pas, est-ce que je ne lui trouve que des défaut ? Toujours
est-il que je n’aime pas le jaune. Les iris sont beaux, sauf les jaunes, hormis les sauvages bien sûr. La reine d’Angleterre est moche, surtout en jaune. Je n’aime pas l’or, qui me le rend bien,
ni le doré, et le seul jaune qui trouve parfois grâce à mes yeux, c’est le jaune fluo, celui des feutres surligneur, parce qu’il est pratique, mais également celui de certains shorts de bain.
D’ailleurs j’en ai eu un longtemps. On pouvait très difficilement me perdre sur la plage. Mais à ces rares exceptions près, le jaune : beuark.
(Quelqu'un s'était dit, en la voyant : "On dirait un baton de colle Uhu !)
J’ai une aversion toute particulière pour les forsythias. Je ne sais pas à quoi ça tient. Je reconnais que sur un mot compte triple, au Scrabble, ça doit cartonner, mais sinon, je trouve leur floraison soudaine vulgaire et criarde, difficile à supporter. De plus, souvent, ces arbustes sont mal taillés. Ça part dans tous les sens et ça donne très envie de les ratiboiser. C’est d’ailleurs ce que je fais dès que l’occasion m’en est donnée.
Sinon, je vous recommande la lecture de pourpre.com ou vous trouverez très heureusement des expressions sur d’autres couleurs que le jaune.
Un jaune
1. (familier) Personne de type asiatique.
2. Un briseur de grève.
Un petit jaune
Pastis avec peu d'eau.
De la jaune
De l'eau-de-vie vieillie en fût, par opposition à la blanche.
(Cf. également la Chartreuse jaune et la Suze de punition.)
Conte jaune
Histoire à dormir debout.
Étoile jaune
Signe de reconnaissance dont on avait imposé le port aux Juifs au cours du Moyen Âge et sous le régime nazi.
Fièvre jaune
Maladie infectieuse et contagieuse due au virus amaril.
Les pages jaunes
(France) Annuaire téléphonique des professionnels.
Passeport jaune
Pièce d'identité des forçats libérés.
Le péril jaune
Danger que constitueraient les pays de race jaune à cause de leur surpeuplement dû à une forte natalité. Par extension, danger économique de provenance asiatique.
Tête jaune
(Nouvelle-Calédonie) Bouquet de corail de couleur jaune.
Un ventre jaune
Un habitant de la Bresse (les Bressans consommaient du maïs, et avaient la réputation d'être riches et de cacher leur or).
Vin jaune
Vin blanc du Jura issu d'un seul cépage, le Savagnin.
Être jaune
Être peureux (spécialement en parlant d'un sportif ?).
Être jaune de jalousie
Éprouver une forte jalousie.
Être peint en jaune
Être trompé par sa femme (d’où, le jaune cocu ?)
Rire jaune
Rire avec contrainte, pour dissimuler son dépit.
La marque jaune
Album BD de Edgar P. Jacobs, mettant en scène Black et Mortimer.
Le carton jaune
Donné en sport par l'arbitre pour signifier un avertissement.
La croisière Jaune
Fameux raid automobile organisé en 1931 par André Citroën en 1931/1932.
Le maillot Jaune
Maillot porté par le coureur en tête du classement général du Tour de France et de nombreuses autres courses cyclistes.
Les pièces jaunes
Centimes de francs puis d’euros.
Le Mystère de la chambre jaune
Roman policier de Gaston Leroux publié en volume en 1908 après être paru en feuilleton dans L’Illustration l’année d’avant. Bien meilleur que « Les yeux jaunes du crocodile » de Katherine Pancol.
Le nain jaune
Jeu de société avec des cartes et des pions. Les enfants adoraient, surtout le moment du « roi qui prend, dame qui prend, valet qui prend... » presque aussi jouissif que le « Coup fourré ! » du 1000 bornes, ou de couper le Petit au Tarot.
Ben dis donc, y'en avait un paquet !
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le dessin DE GAUCHE, l’original donc, comporte ce qui pourrait bien apparaître comme des erreurs.
- Le cochon qui nous fait face n’as pas de verre
- Le cochon de droite a une serviette, mais elle ne semble pas attachée derrière son cou, contrairement aux deux autres.
- Les pinceaux sont rangés dans ce qui semble bien être un pot de peinture. J’espère qu’il est vide.
- Le mécanisme de fermeture de la porte, pour impressionnant qu’il soit, n’est pas très vraisemblable : aucun trou pour introduire une clé, aucune poignée.
Ce soir ou demain : Dali.
près avoir annoncé une série de trois articles sur des auteurs de textes courts, on a eu Grégoire Lacroix et ses Euphorismes, on a eu Éric Chevillard et son carnet « L'autofictif » et j'avais gardé AppAS comme
cerise sur le gâteau. Mais comme par ailleurs j'ai déjà parlé notre auto-proclamé « Phare de la littérature européenne » dans une note du 27 février 2011, je crois que je vais juste
l'actualiser, rajouter deux trois fautes d'orthographes et vous la resservir tel quel :
es chiffres sont sans appel*.
Alors qu’il semblait jusque là marquer pour son carnet un intérêt poli, mais très mesuré, voire peu mesurable, en décembre 2008, à la suite d’on ne sait quel drame intime dont nous ne savons
rien, AppAS entreprend de publier quotidiennement. Depuis, cédant à la frénésie, son rythme de publication s’établie entre deux et trois billets par jour soit entre cinquante et soixante dix par
mois, comme en témoignent les courbes ci-dessus. Ne risque-t-on pas la surchauffe ?
Ou alors, ou alors... Oui ! Appas est actuellement détenu dans l’un ou l’autre des Guantánamo dont ni l’époque ni la planète ne manquent et de là, il essaye de communiquer avec l’extérieur par des messages dont l’apparence loufoque est destinée à détourner l’attention de ses geôliers, tout en essayant d’attirer la nôtre sur sa situation désespérée... Je vous laisse juge avec les quelques exemples suivants, tirés du carnet d’APPAS :
Et vous croyez naïvement qu’il n’y aurait pas eu de problème avec une charrette ?
Par ☼AppAS, le vendredi 4 février 2011, 18:39
« J'en ai assez d'être toujours la quatrième roue du carrosse !
— Mais Nolwenn, un carrosse a toujours quatre roues, toutes aussi utiles les unes que les autres. Si vous étiez la cinquième roue du carrosse, là vous pourriez vous plaindre d'être mise à
l'écart, Nolwenn.
— Je m'en tape de votre carrosse. Je ne veux plus être une roue, c'est tout.
— Mais quoi, alors ? Le cheval, le cocher, la caisse, les sièges, une passagère ?
— Je veux être le soleil...
— Mais on est complètement hors du carrosse, Nolwenn.
— Le vent, la pluie...
— Nolwenn ?
— L'amour, l'espoir...
— Monsieur Casaque, Nolwenn nous fait une crise poétique. Veuillez l'emmener à l'atelier. C'est urgent.
— ... la mer, les planètes.
— Ça faisait déjà quelques jours qu'elle débloquait sérieusement. Je ne suis pas plus étonnée que ça. Et puis vous irez me chercher Mathilde. Elle fera la quatrième roue du carrosse. Nom de Dieu,
quel métier épuisant. »
***
Si ton riff de death metal sonne comme du bois, c’est pas la mort.
Par ☼AppAS, le mercredi 19 janvier 2011, 16:49
Déjà habillé et maquillé pour son concert de gothic-glam, l'ange Hariel pestait comme un sagouin. Impossible de brancher sa gratte sur cette pétasse de sono de
province.
***
Par ☼AppAS, le mercredi 12 janvier 2011, 23:45
Marion était partie en laissant sur la table un mot griffonné à la hâte.
Illustration : Maître du Froissart de Philippe de Commynes. Siège et assaut de Pontoise par les Français (1441). - ©Bnf
***
Par ☼AppAS le mardi 28 décembre 2010, 23:07
Nos corps brûlants d'amour, l'un dans l'autre enlacés, ont roulé dans l'herbe fraîche, puis ont continué de rouler, toujours dans l'herbe fraîche, puis l'herbe est devenue plus rare, mais nos corps ont poursuivi leur mouvement de roulade, jusqu'au moment où nous avons senti sur notre peau la piqûre des cailloux et des plantes épineuses, qui n'empêchaient pas nos corps de continuer à rouler tandis que, serrés fiévreusement l'un contre l'autre, nous commencions à nous lasser de rouler. Combien de temps durèrent cet enlacement et cette rotation ? En m'éveillant dans la civière des pompiers, je ne le sus pas. La passion nous avait-elle aveuglé au point de nous avoir fait dévaler les quatre kilomètres de pente, aigüe, du pic de la Chèvre d'or, dans les Pyrénées ? Tu me le confirmas, par la suite, quand nous pûmes, enfin, dans un élan de désir impossible à réfréner, lécher, voluptueusement, nos corps plâtrés, vibrants d'amour.
Depuis, il s'est passé plein de choses. J'ai demandé à AppAS s'il n'aurait pas un petit quelque chose à publier dans Scribulations 01/11 ? Il nous a donné un texte bien dans son style, inspiré par ce dessin de Mariaunet ayant servi de prétexte à plusieurs scribulateurs. Du coup je l'ai publié, du coup on l'a invité au salon de la revue en octobre 2011, du coup il est venu, du coup je l'ai rencontré en vrai. Il est effectivement rayonnant et sa stature lui permet de dépasser d'une bonne tête la marée anonyme des visiteurs déferlant sur le stand pour repartir, leurs filets à provision chargés d'exemplaires de Scribulations encore frétillants. On a parlé. Il m'a dit qu'il travaillait au château de Versailles, comme doublure lumière du Roi Soleil, ou quelque chose comme ça...
* Les chiffres sont sans appel, mais sujets à caution. Je doute qu'AppAS ait vraiment publié quelque chose en 1911, à moins qu'il ait hérité son blog de son grand-père ? Idem pour 1970 : il venait à peine d'acquérir la propreté.
ne « VDM » assez surréaliste pour me plaire :
Aujourd'hui, un homme est entré chez moi, a posé sa sacoche, a enlevé ses chaussures, m'a regardé, a regardé autour de lui, a remis ses chaussures, a repris sa sacoche, il s'est excusé et il est reparti. Sa journée a dû être épuisante. VDM
En fait, ça m'est déjà arrivé. Enfin... presque. Je commençais ma vie professionnelle et notre réunion hebdomadaire se tenait dans les locaux de la « maison mère », où je n'allais que pour cette occasion. Ces locaux étaient situés dans une ZUP aux immeubles tous semblables. J'arrive, je me gare, j'entre dans l'immeuble, je monte à l'étage du service, j'ouvre la porte, j'entre, et j'arrive dans un salon meublé Conforama : canapé, tapis, buffet, table basse. Je suis reparti avant que quelqu'un me demande ce que je foutais chez lui.
Sinon, y'a toujours celle là :
Aujourd'hui, on m'a arrêté dans la rue pour me dire que je ressemblais à Gollum. Le pire, c'est que ce n'est pas la première fois qu'on me le dit.VDM
Pauvre garçon. (J’espère que c’est un garçon !) Ça m’a fait hurler de rire !
ette fois c’est sûr : c’est le printemps. Ici, ça commence par des floraisons aux teintes très peu coordonnées : jaune vif pour les forsythias, les jonquilles et les coucous,
rose pour les pêchers, blanc pour les cerisiers et les haies de prunellier, violet pour les violettes, toujours plus discrètes que les autres, là, qui crient un peu. J’ai fais ma balade, toujours
dans le même coin, mais il a l’avantage d’offrir des variantes d’itinéraires infinies. Pas vu grand monde - c’est l’avantage du lieu - mais j’ai retrouvé « mes » vaches avec plaisir. La
vache ajoute de la valeur à tout. Louons la vache.
n des fils rouges de ce carnet, ça n'a pas pu t'échapper, c'est l'alphabet, ou plutôt les alphabets. C'est pour moi un centre d'intérêt ancien, profond, jamais démenti au fil des
années, inscrit dans mes gênes. Je dois avoir de l’ABC plutôt que de l’ADN. C'est donc toujours une heureuse surprise pour moi de croiser sur la toile des gens qui, à titre professionnel ou
ludique, créent des lettres. C'est le cas de Jessica Hische, qui propose sur son carnet « Daily Drop Cap » rien moins que des lettrines à
destination des carnettistes comme moi. En aurais-je moins composé si je l'avais su ? Pas sûr, mais du coup, ça ouvre la possibilité que je tape dans son stock quand je serai à cours.
ontrairement à la plupart des créateurs de lettres, Jessica Hische ne semble pas vouloir composer des alphabets graphiquement cohérents de la première à la dernière lettre. Ses
créations semblent plutôt suivre l'inspiration du moment et leur classement en 1er alphabet, 2nd, troisième etc. dicté par un soucis de stockage. On pourra du coup trouver ses lettres très
disparates et sacrifiant volontiers à des préoccupations décoratives, comme celle de « faire joli ». Reste que l’ensemble témoigne d’une vraie imagination et d’une grande générosité,
puisque l’usage personnel de ses lettrines est gratuit. J’espère ne pas avoir abusé en changeant leur couleur...
râce à Moebius (du moins à son décès), les chiffres de cet ici-carnet se sont un peu envolés au mois de mars, la page consacrée à ce très grand talent du dessin ayant été consultée à tire-larigot. Quatre cent visiteurs en moyenne consultent ici pas loin de mille pages par jour, selon les chiffres de mon hébergeur. La vache de ce matin était très belle.
Les vieux cons voudraient la jeunesse au garde-à-vous,
ou en garde-à-vue.
D'autres binettes marrantes dans l'article "Binettes en folie".
... des pages de ce même carnet, archivant les articles par thème : Architecture ronde, Conso, Art, Lectures etc.
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