Partager l'article ! Al Berto ou Fun-radio: ...
arrant comme le rapprochement de deux faits n'ayant en apparence aucun point commun, peut inopinément offrir un possible début d’explication à des questions ou des comportement restés jusque là mystérieux... Hier soir, au coucher, j'étais une nouvelle fois plongé dans « Salsugem » le recueil poétique d'Al Berto – j'aurai l'occasion de vous en reparler – constatant comme la veille et l'avant veille, que sa magie opérait sur moi immédiatement, aussi simple, rapide et fiable qu'un bouton on/off. En deux vers, j'étais de nouveau connecté à ce qu'il faut bien appeler l'épaisseur du monde et de l'être.
Et ce matin, en accompagnant en voiture O. pour le bilan de son stage en entreprise, il a trifouillé les réglages de l'autoradio pour trouver « Fun » (radio djeun s'il en est !) et nous avons continué notre chemin dans la reverb exagérée de je ne sais quel morceau de dance-musique passant probablement en boucle en ce moment sur cette station.
J'avais l'habitude jusque là de considérer la musique imposée par mes jeunes passagers comme une espèce d'écran érigé défensivement, soit contre le silence, soit contre ma conversation. Ça ne m'a d'ailleurs jamais empêché de leur parler, justement de la musique qu'on entendait, puis de celles qu'ils aimaient, puis d'eux...
Mais ce que j'ai cru sentir ce matin n'était pas de cet ordre là. Venant d'O. , il ne s'agissait pas de couper court à quoi que ce soit – j'ai une relation suffisamment confiante et détendue avec lui pour qu'on n'ait pas à jouer à ces petits jeux. Il s'agissait pour lui, dans ce véhicule de fonction, à côté d'un éduc, en route pour une séquence pas très familière, de retrouver du connu et peut-être cette fonction de « doudou » de Fun-radio lui suffisait-elle, mais j'ai réalisé que sans doute, cette musique là, mais comme toutes les musiques et tous les arts, dans cette circonstance mais dans n'importe quelle autre, avait cette capacité, utile, serviable, pour O. comme pour tout le monde, de nous reconnecter à l'épaisseur du monde et de l'être.
Certes, O. ne l'aurait sans doute pas dit comme ça et je ne l'avais moi même pas vu comme ça avant le coup du on/off d'Al Berto. Mais j'aime bien cette idée que le besoin de se sentir connecté au monde et à soi puisse être assez universellement partagé pour qu'on puisse chacun, quelque soit son âge et sa situation, trouver les moyens de le satisfaire, même si, à l'arrivée, ces moyens peuvent apparaître tellement différents qu'ils s'opposent : silence pour l'un, musique pour l'autre, solitude ou bain de foule, campagne calme ou jungle urbaine, à la maison ou en voyage, Al Berto ou Fun-radio.
... des pages de ce même carnet, archivant les articles par thème : Architecture ronde, Conso, Art, Lectures etc.
Ouais, peut être un moyen de se sentir plus à l'aise avec toi dans cet habitacle ou encore de se donner une contenance ou tout simplement de ne pas avoir le besoin de parler ou encore de se retrancher dans son monde pour retrouver son univers de djeun ?????????????????? Qui le saura et qui a envie de le savoir ?!
Quant à ce poète portugais dont je n'ai jamais lu une seule ligne, moi l'inculte ..., je suis donc allée sur le Net pour m'instruire et ai donc parcouru quelques lignes que j'ai trouvées un peu tristounettes à mon gré !
Ceci dit, je retournerais bien au Portugal pour passer par Coimbra en allant à Porto !
Bonne soirée Cher Ami.
Oui, bon, c'est vrai qu'Al Berto n'est pas franchement un poête comique, mais je suis sûr que ses pages sur la mer et les voyages te toucheraient. Il n'y a pas de gens incultes, on est tous plus ou moins en jachère.
Moi j'écoute René Aubry pour me connecter les neurones.
Je découvre...
C'est vrai que ça ne doit pas faire grossir.