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e suis en grève. Pour le moment, je peux partir à la retraite à
55 ans, dans trois ans donc, ce qui me parait déjà limite quand j’aurai passé trente cinq années à gérer - chez les autres - des crises d’ado, épuisantes à la longue et un rien répétitives. Mais
ce droit là est remis en question par l’actuelle réforme des retraites, qui cumule les côtés déplaisants. Je reste persuadé que si nos enfants accédaient plus tôt à des emplois qualifiés,
durables et payés normalement, au lieu de tirer des années le diable par la queue dans des petits boulots, on serait moins obligé d’en appeler aux vieux. De même, si les retraites étaient autre
chose vis à vis de l’emploi qu’un système binaire « on/off » et si on cessait progressivement son activité au lieu d’être un jour totalement en charge et le lendemain totalement vidé,
oui, peut-être me serait-il envisageable de faire quelques années de plus, mais pas dans les conditions actuelles. Enfin, les réformes destinées à renflouer les caisses, soutenues par ceux qui
piquent ouvertement dedans, désolé, ça coince.
Et puisque je suis en grève, l’occasion est rêvée de dresser une liste de ce qu’aujourd’hui, vous ne lirez pas ici.
• Vous ne lirez pas ici aujourd’hui la synthèse critique de « Saint Genet, comédien et martyr » (de Sartre) par Mélanie (de Tours) : elle n’a pas tout à fait terminé de le lire.
• Vous ne lirez pas plus l’article sur les photos de famille que je comptais illustrer entre autre par une photo de Brice repérée sur le blog de Minka : malgré mes demandes courtoises, puis pressantes, puis désespérées, il n’a répondu à aucune d’entre elles.
• Vous ne lirez pas non plus de commentaire de Kanouff sur ma mise en image de son texte « Et pour tout avouer », à moins qu’il se décide, mais pour le moment, soit il est passé à travers, soit il n’aime pas, soit il s’en fout, mais c’est le grand silence.
• Vous ne lirez pas encore d’article sur « Sin city », que j’ai pourtant revu il y a peu. Je le garde pour les jours de grande disette, avec la trotinette-poussette et L’armée de terre cuite du mausolée de l’empereur Qin à Xi’an (Chine).
• Ce n’est pas encore sûr, mais vous ne lirez probablement pas d’article sur les revêtements de sol et les papiers peints de la maison des enfants, en réserve lui aussi.
• Vous n’aurez pas non plus d’image du coucher de soleil de ce soir : vu ce qui tombe, ça m’étonnerait bien qu’on ait grand-chose de ce côté là.
... des pages de ce même carnet, archivant les articles par thème : Architecture ronde, Conso, Art, Lectures etc.
Au-delà des discussions politiques, 55 ans c'est jeune pour être à la retraite non ? Que souhaiterais-tu faire de ta retraite ? t'as des idées ?
Ouiiiiiii ! Un an (ou deux) avant, ou peut-être même cette année d’ailleurs, je passe le permis moto. Puis je m’achète une moto. Pas un monstre, disons juste une 250 qui aille bien dans la gadoue et les petits chemins. Puis je dresse une liste des gens chez qui je peux squatter une ou deux semaines sans que ça devienne insupportable - pour eux comme pour moi - et j’attaque une tournée. Puis je te me nous programme un voyage au Canada d’au moins trois ou quatre mois et je vais sur place casser les pieds à Louve, Denise et Jean-Marc, tout en voyageant à travers le Québec et au-delà. Puis je passe mes journées à écrire : Routes enlacées II, Zones d’ombre le retour, Io troisième mouture, Scribulations deux par an. Puis comme d’ici là on aura enfin une plateforme qui nous permettra à la fois d’écrire à plusieurs, de discuter et d’exposer nos publications, je m’en occupe un peu. Puis je blogue matin, midi et soir mais pas l’après-midi, à cause de la sieste. Puis je m’occupe de mes petits enfants à naître, sur place ou à emporter. Puis je reprends un peu la guitare, voire même carrément la musique sur ordi. Puis je m’installe une boutique en ligne de lettrines. Puis je m’endors le soir en me disant que le lendemain, je fera ce que je voudru, quand je voudri, si je veux et comme je veux. Ça c’est pour la première année. Après on verra.
Mais c'est monstrueux ! Et sinon TA (future) moto ?
Mélanie - de Tours ? - est en train de lire Sartre causant de Genet ?
On n'est pas rendu.
Sûr : on n'est pas couchés !
Vous vouliez coucher avec moi ?
Mheu non ! Comme tu y vas. Je sais pas pour Lou mais en ce qui me concerne, il s'agissait juste de rester éveillé à tes côtés pour te soutenir dans la lecture de ce pavé ! Tiens, je me réécourerais bien "Lady marmelade" moi...
Mélanie ! Il ne faut pas confondre couchés et allongés l'un contre l'autre. Je viens d'ailleurs d'acheter couchés sur Google, pour éviter de telles confusions.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/vu-sur-le-web/20100910.OBS9660/l-ump-achete-le-mot-cle-perquisition-sur-google.html
Mélanie ! Tu ne rêves pas d'un ménage à trois ? Enfin, si c'est toi qui fait le ménage, nous, on est pour la parité.
(Faudra qu'on m'explique à la fois comment acheter un mot clé sur Google et pour quoi faire...)
"Parité", c'est la grosse avec la voix qui fait peur et qui met de la graisse d'oie dans tout ? Ah non, merde, elle, c'est Maïté... Mais si Lou est pour la parité, banco, je lui fait aveuglément confiance.
c'est cochon le truc de la parité ?
Jimidi, pardonne Mélanie, elle ne sait pas ce qu'elle dit.
Elle confond galipettes et tradition.
Il faudrait qu'un jour je vous parle des bordels de Tours, aujourd'hui maisons bourgeoises (très chères, ce sont de très belles maisons). Il y a trente ans, sous l'égide de Jean Royer, ces maisons étaient devenues de belles propriétés sans commerce, mais les résidents avaient gardé les lanternes rouges, un patrimoine.
Je sens déjà que je vais adorer cette histoire !
C'est très simple.
On téléphone à Monsieur Gogol (pour sa ligne privée, il faut être en relations), et on achète.
Je ne veux pas gêner tes publications actuelles. J'ai acheté "Souriez c'est pour la radio" (pas cher, la date de péremption est dépassée). Normalement, la requête conduit directement à Libellus. Etonnant, non ?
J'en ai profité pour acheter "Mélanie". Monsieur Gogol était gêné : "ça ne vaut rien", m'a-t-il dit. Pour le prix, j'ai choisi l'option "no matches were found".
Comme ça, on est tranquilles. Tout de même, la Toile, le haut salon des intellectuels, c'est une affaire d'hommes. La parité, oui, mais comme le disait récemment un philosophe flamand : Chaque lapin dans son clapier.
http://www.libellus-libellus.fr/article-moi-j-ai-jamais-vu-un-esquimau-se-marier-avec-un-arabe-56633489.html
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Sur Tours, je n'ai aucun document, aucune image. Il faudrait que je (re)fasse le voyage, au risque de rencontrer Mélanie, et il est bien connu que je ne publie rien sur mon seul témoignage, même en commentaire. On dira donc, ici, que je raconte une belle histoire.
C'était en 1981, au cours d'un stage d'une semaine (dommage qu'on ait supprimé ces grands moments, coûteux mais instructifs). Les anciens bordels se trouvaient sur les hauteurs de la rive gauche, si je me souviens bien.
Jean Royer, bon catholique qui n'avait pas lu l'évangile, menait croisade contre la turpitude.
Dans mon enquête, j'avais repéré (c'est une statistique, une journée avait suffi pour un relevé complet) que Tours était la ville qui comptait le plus grand nombre de sex-shops et de salles porno en rapport avec la population.
J'en avais conclu que Jean Royer n'avait aucun pouvoir dans sa commune ou bien qu'il était hypocrite.
Cette étude n'a jamais produit une séquence pédagogique - à ma connaissance (non, Mélanie, je ne parle pas de vous, "ma connaissance" veut dire : les informations dont je dispose - et je ne dispose pas de vous).
Un voyage à Tours, c'est faisable dans la journée, mais en trente ans, si tout a changé...
Cap sur Tours ! Parait que c'est beau, la Touraine, en cette saison...
(Une question me grignote : stage de quoi ?)
Un stage de quoi ?! Il n'y a vraiment que les étrangers à la grande maison pour poser une telle question : - )
C'était un stage national (je représentais mon académie, pas moins) sur les PACTE (devenus PAE en 1981-1982).
Premier jour : prise de contact. Nos maîtres, détachés de la FOEVEN (et du monde), étaient plus lacaniens que le prince. Début du stage, selon l'ordre de mission, 9 h. Vers 10 h 30, le second est arrivé, et les maîtres se sont pointés vers 11 h 30. Il était temps de nous inviter à la cantine, située à 50 m, mais pourquoi se presser. Retour à la case départ vers 14 h 30. Silence. Une heure. Peu à peu quelques bavardages dans les rangs. Au bout du bout de cette heure longue un collègue a lancé (l'impudent !) : on commence quand ? on pourrait commencer par se présenter. Silence. Ledit individu a repris : je suis Machin, professeur de lettres modernes à Evreux. Il y a des contagieux. La parole a fait le tour de la table, en passant par Lou, qui n'en a pas manqué une : à mon tour, je vais m'allonger (il n'y a que le perturbateur premier qui ait compris, à ce qu'il m'a dit, parce que nous avons rapidement pris "contact" - non ! Mélanie ! pas comme ça ! vous gardez toutes vos chances), je suis etc.
Deuxième jour : aujourd'hui, on travaille. Réactions spontanées : Aaah ! Vous vous mettez en équipe et vous fabriquez un PACTE. Compte-rendu demain.
Le stage (de quoi ? m'enfin !) se passant près de Vouvray, j'ai proposé à mon partenaire : "Le Vouvray et le tuffeau" (Mélanie, lisez à haute voix, sans tenir compte de la graphie). Non, m'a-t-il dit, on va faire un tour à Tours.
L'idée n'est donc pas de moi. Reddite, ergo, quae sunr Caesaris, Caesari (Mt, 22, 21).
Troisième jour : compte-rendu de l'opération.
Le compagnon faisait du théâtre avec ses élèves, il était à l'aise, mais il a dit : A toi.
Lou est parti : Eh bien, nous deux, on a fait les bordels, les cinémas porno (mais on est pas entré, c'est pas remboursé dans les frais) et les sex-shops. Preuve ! (quelques préservatifs amusants - que nous avons laissés sur la table et qui avaient disparu le lendemain). Et ainsi de suite.
On a fait un tabac (enfin, Lou, l'autre était un ascète). Les applaudissements ont, semble-t-il, un peu dérangé les dirigeants du divan.
Quatrième jour.
"On a été non-directifs, aujourd'hui on devient directifs."
Consignes pour l'après-midi.
(on attendait l'inspecteur général chargé des PACTE)
14 heures : le silence avait changé de camp.
_ Oui ? Euh ? Hein ? Lou ?
_ Non, j'ai tout dit hier.
_ Oui, vous pouvez redire.
_ Non, le premier principe en pédagogie est de ne pas répéter ce qui n'a pas été entendu.
_ Oui, mais...
Là, il y a eu un bon Samaritain. Il a fait son devoir. L'inspecteur était ravi, et puis il avait réservé dans le meilleur restaurant des environs. Lou était à une table éloignée, ce qui a évité les familiarités.
Hi hi ! Toujours pensé que l'Education Nationale et le Surréalisme avait parti lié... Ça confirme. Quand je pense qu'avec tout ce bon argent on aurait pu investir dans le développement durable des roms !
Reddite, ergo, quae sunr Caesaris, Caesari (Mt, 22, 21)
Qu'est-ce que c'est que cette blague d'o-b ? Il m'a corrigé une fois "sunt" en "sunr", j'ai modifié et voilà le "sunr" revenu !
Je dis parfois (précaution hors à Thouars, en fait, c'est jamais) des bêtises, mais trucider le latin, l'évangile et Jérôme, non !
Pour les Roms, je fais ce que je peux.
Je me disais aussi...
Non, je plaisante, je ne me disais rien du tout vu que je n'ai jamais fait de latin de ma vie, ce qui a d'ailleurs brisé là un parcours universitaire en lettres modernes pourtant prometteur.
Je le redis : je peux éditer mes propres réponses mais pas du tout vos commentaires. Je ne peux donc pas modifier "sunr" en "sunt" pas plus que le plomb en or.
J'étais sûr que tu t'étais dit.
A la réflexion, le 'r' et le 't' étant étrangement proches sur mon clavier (c'est leur vie privée), il me semble qu'il y a eu au départ un glissement, puis un mauvais copier-coller. Sans importance, puisque personne n'a rien vu. Hein ? Si, maintenant !
Bon je vais me coller à mon article sur l'ouverture, dont le présent gouvernement n'a pas le monopole, même s'il compte de grands chasseurs dans ses rangs.
Trop longs vos commentaires, j'arrive pas à lire
Juste lu celui de Mélanie : "Vous voulez coucher avec moi ?" Ca résume ?
C'est que je voudrais pas faire d'interprétations hâtives aussi sottes que grenues, non non non ....
(Ah non, mais je te jure, les gens ! Bientôt va falloir publier un RÉSUMÉ des commentaires, ou alors prier les visiteurs de les découper en tranches fines pour ne par faire bailler ces dames ! Dites moi que je rêve !)
ha oui, j'ai lu le mot "chasseurs" aussi vers la fin, alors évidemment j'associe