Partager l'article ! Objets quotidiens - Le tiroir N°3: Qu’on soit bien d’accord : j’enlève le tiroir, je te le pose su ...
Qu’on soit bien d’accord : j’enlève le tiroir, je te le pose sur la table, je te le nous photographie en l’état puis, dans un deuxième temps, j’en ventile le contenu sur une nappe en papier pour prendre la vue « éclatée ». C’est à dire que je n’en range ni arrange le contenu préalablement. Après oui. C’est dire que cet inventaire n’est exacte qu’au moment de la photo, le contenu du tiroir étant susceptible de varier dans des proportions importantes à la suite du fonctionnement des usines hydroélectriques. D’ailleurs il n’est déjà plus le même puisque les deux louches ont fini par se rejoindre et la fourchette à fondue ayant fini de purger sa peine dans le tiroir supérieur, a fini par rejoindre ses copines au troisième. On en a profité aussi pour passer un coup d’éponge et virer deux trois trucs. Tu dis ? Combien exactement ? Trois : les deux supports de tournebroche qui dataient du four d’avant et le moulin à poivre, celui-ci ayant fini sa carrière dans la déchéance la plus totale en moulinant des pilules pour chat.
On a également rangé le petit peloton de ficelle en sisal dans la boite « ficelles » du placard du couloir. Ben oui, depuis le passage de la tornade blanche en 2010, ce placard contient une boite pour les ficelles. Vous ai-je dis que la saga familiale raconte que chez ma grand-mère maternelle, une boite était étiquetée « Petits bouts de ficelle ne pouvant servir à rien » ?
Or donc, qu’avons nous là ? À première vue, des sets, des ustensiles de cuisine et de pâtisserie. Mais entrons de gauche à droite et de bas en haut dans le détail.
Les sets sont ceux que nous utilisons tous les jours. Bambou tissé, increvables. Pourquoi des sets ? Parce que la table est en verre, donc très sonore et très transparente. Sans set, le moindre couvert remué signalerait immédiatement notre position à l’ennemi. De plus, sans set, on voit nos pieds à travers ce qu’on mange et comme je circule chez moi en chaussettes et sandales, on aura compris que ces sets servent aussi de voile pudique. Les jours de fête, on utilise plutôt les sets rapportés par les enfants du Pérou.
Une spatule brûlée au troisième degré, mais indispensable pour les poêles au revêtement anti-adhésif, mais si ceux-ci ne résistent jamais très longtemps. Si le Père Noël t’a apporté une poêle revêtue de céramique, merci de nous faire profiter de ton retour d’expérience. Perso, j’hésite encore, vu le prix.
La deuxième louche, celle au désagréable manche carré. J’ai limé les angles, mais pas encore assez. Une autre spatule en plastique, pas du tout pratique celle-là et juste à côté, merci de bien vouloir mettre en fond sonore quelque chose comme l’hymne à la joie, la « cuillère » à pâtes, qui cumule les avantages de la louche, de la fourchette de service et de l’écumoire. Tout à fait indispensable dans cette maison où la nouille sous toutes ses forme est souvent conviée à table.
Trois fouets à pâtisserie. Ne me demandez pas les avantages des uns comparés aux autres : je ne m’en sert que de très loin en très loin, pour la pâte à crêpe. D’ailleurs tiens ? Ça va bientôt être la saison, non ?
Un couperet de boucher, en cavale de la mallette à couteaux, dont la seule existence confirme les intentions possiblement meurtrière de qui nous l’a offerte.
Une fourchette à rôti. Tiens ? Je me demande où est l’autre, celle qui sert vraiment pour le poulet du dimanche midi ?
Une des trois spatules à pâtisserie ; la grande. On verra les deux petites plus loin.
La rangée d’en dessous commence par des gadgets que m’a donné Lou. Ces petits accessoires colorés permettent de manger facilement avec des baguettes. Oui, je sais, c’est de la triche, mais quand les fourchettes sont en panne, on est bien content de les trouver.
Les voilà ! les fourchettes à fondue qu’on ne cherchait pas du tout partout, vu qu’on ne mange jamais de fondue ! C’est gras, c’est lourd la fondue et quand on perd le bout de pain dans ce putain de fromage, on a droit à des coups de fouet. Remarque, en fouet, on a ce qui faut, surtout si on ajoute les deux du batteur électrique qu’on trouvera un peu plus loin dans la rangée.
Les deux supports de tournebroche à qui cet article a valu de prendre une retraite bien méritée dans le sac des trucs à recycler, comme leur voisin le moulin à poivre. Il faut quand même préciser que celui-ci a été remplacé par un vrai bon moulin à poivre Peugeot à grosseur de mouture variable et double arbre à came en tête. Dessous, une corne de pâtisserie, bleue, c’est fou ce qu’on révise comme vocabulaire et on termine par les déjà vu spatules, fouets, ficelle. Ouf !
... des pages de ce même carnet, archivant les articles par thème : Architecture ronde, Conso, Art, Lectures etc.
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