Partager l'article ! Programme télé d'hier soir: ...
ussé-je y perdre le peu de crédit qui me reste à tes yeux, je peux bien l’avouer : j’ai passé une très bonne soirée télé hier soir. J’ai commencé tôt, c’est vrai, par
Dernier arrêt : Montréal sur Arte, vers 18 heures, mais il y a des jours comme ça, où je rentre du boulot avec juste la force de ramper
de l’ascenseur au canapé, où je me couche en position assise - mais si c’est possible - emmitouflé dans ma couverture toute douce en polaire, ayant dans un dernier sursaut d’agonie, épuisé le
reste de mon énergie vitale en appuyant sur le bouton de la télécommande. Je me suis réveillé vers vingt heures vingt, à la fin du magazine « 28
minutes », que je n’aime pas. Mais on s’en fout, puisque c’était l’heure de passer à table. J’ai enchaîné avec « Explô » sur France ô, un peu en Patagonie à bord d’une camionnette type H Citroën, celle en tôle ondulée, et beaucoup au Viêt Nam au long d’un
très intéressant documentaire titré platement « Le lotus dans tous ses états ». Comme dans le cochon ici, là bas, tout est bon
dans le lotus. Tel quel, en vase, la fleur est magnifique, mais elle sert aussi à parfumer le thé, les étamines à soigner la dépression, les graines de confiserie, la feuille d’emballage et le
tout à illustrer une philosophie bouddhiste ma foi sympathique puisque cette plante pousse dans la boue mais dresse vers le ciel une fleur pure et parfumée. De là, j’ai zappé sur la fin de
Terminator 3, mais que j’avais vu quelques jours avant. Je vous rassure, le « jugement dernier » a bien lieu et vous êtes tous
morts, ou presque, sauf John Connor. Je suis resté un moment sur cette chaîne pour voir un épisode de « Heroes » saison 4, rien
n’a vraiment progressé depuis la saison 1, dont on s’était avalé tous les épisodes à la file. Puis j’ai filé sur France 5 pour constater encore une fois que « C dans l’air » est une putain de bonne émission. Il s’agissait, si j’ai bien compris, de comparer la France et l’Allemagne pour savoir s’il
était fondé ou non de nous la donner en exemple. On apprendra au passage que leur très enviable taux de chômage, autour de 7%, est notamment dû à un meilleur partage du travail, mais à coup de
« petits boulots », une quinzaine d’heures par semaine, ce qui concerne quand même un salarié sur quatre. Peut-on vivre avec les 800€ qu’on touche alors ? On nous assure que oui,
la vie étant bien moins chère outre Rhin. C’est un choix. Ici, c’est plutôt pas de travail, les minima sociaux à 600€ par mois, la bouffe et le logement hors de prix.
Puis j’ai glissé sur un documentaire entièrement consacré à Jean-Paul Goude, connu pour certaines publicités réussies - on se souvient de celles mettant en scène Grace Jones - et un défilé du bicentenaire de la révolution française, sur les Champs Elysées en 1989, qui ne l’était pas moins. Le docu le suivait de ses début à la veille d’une grande rétrospective aux Art Déco, à Paris, que tu peux aller visiter jusqu’en mars 2012, titrée mochement « Goudemalion », mais après une heure passée avec lui, il apparaissait à l’évidence que cet artiste de talent n’avait jamais su se fringuer. De là, je suis reparti au Mexique avec « Le mystère de la reine rouge », le squelette d’une reine maya, retrouvé dans une pyramide de Palenque, mais je suis aller me coucher avant la fin ; dans mon lit.
Tiens ? Je crois bien que je n’ai même pas lu quelques pages avant de dormir... Madame de La Fayette va m'en vouloir !
Illustration pyramide Palenque : blog du voyage d'étude des élèves de Bac Techno STAV de la MFR Garachon
... des pages de ce même carnet, archivant les articles par thème : Architecture ronde, Conso, Art, Lectures etc.
Très joli tes photos
A bientôt
Je retrouve bien là ton âme de voyageur curieux de tout cher Christian.
Mais si tu donnerais presque envie de la regarder, ce que j'ai aimé faire autrefois. Et dans cette maison là l'antenne ne marche pas pour le moment. Et c'est pas le mois où monter sur le toit.
Le lotus je l'ai rencontré au Cambodge, il m'a épaté. Les khmers mangent de tout, y'a sans doute du génocide et de la famine à la clé, et ça leur fait exploiter une plante de A à Z. De la racine à la pointe des pieds, rien n'est jeté. On trouve des racines de lotus qui flottent dans un liquide, à vendre sur le marché. Un marché comme un fleuriste, om tout se consommerait.
Quelle joli image que celle du fleuriste où l'on irait grignoter son bouquet...