Ben dis donc, un peu de soleil, il était temps ! Mais du coup, je ne me suis sans doute pas assez méfié du fond de l’air, resté frais, et je tiens depuis une crève carabinée. Bah, pas de regret : la balade était belle.
Ben dis donc, un peu de soleil, il était temps ! Mais du coup, je ne me suis sans doute pas assez méfié du fond de l’air, resté frais, et je tiens depuis une crève carabinée. Bah, pas de regret : la balade était belle.
Tiens ? J'ai complêtement oublié de te montrer les photos de la balade de dimanche dernier...
Ce paysage là, tu l'a déjà vu une bonne vingtaine de fois, puisqu'à chaque balade je prends une photo du même endroit. Ce jour là, c'était restes de neige et soleil couchant. Ça change...
J'ai bien l'impression que les deux locataires de ce pré ont passé tout l'hiver ici. Mais comme on le verra dans la photo d'après, ils paraissent d'une constitution assez robuste pour supporter l'épreuve, et le pré est immense.
Pour une fois, ma brune avait décidé de m'accompagner. Elle est à gauche.
Une magnifique illustration du fait qu'en photo (et pour moi) le hasard compte : j'avais oublié d'enlever le flash, mais la photo prise sans était bien moins bonne que celle-ci.
Vivement dimanche prochain !
e matin (oui, bon : vers 11 heures), je suis allé me recharger un peu en sérotonine dans les hauteurs, au soleil. Comme ça, j’ai pu piétiner un peu la troisième ou quatrième neige de l’hiver.
Paul Laurendeau : Ce genre de neige au Canada, on appelle ça de la «pelotante», ou de la «neige à bonhommes». Idéale pour les batailles de
balles de neiges et les bonhommes de neige justement. Gorgée, elle s’enfonce et fait ostensiblement proute proute quand on marche dedans. La température devait être douce et vivifiante en même
temps. Tout pour une belle promenade. Au Canada, une neige comme cela s’appelle aussi «neige de sucre» ou «neige des sucres». C’est parce que quand on a ce genre de neige printanière
(habituellement nous c’est en mars), l’eau commence à monter dans les érables, ce qui marque le début de la saison de la cueillette du sucre d’érable.
ette série de photos est un peu particulière. D'habitude, quand je me balade avec un seul l et un appareil photo (je ne pense pas toujours à le prendre), pour peu qu'il n'y ait pas de vache dans mon champ, de vision, je m'en tiens au minimum syndical, à savoir photographier grosso modo les mêmes paysages et si possible exactement du même endroit. En effet, ce qui m'intéresse, dans la mesure où mes pas me conduisent à suivre les mêmes traces, c'est les variations que les saisons, l'éclairage et mon humeur peuvent introduire dans un point de vue. Mais la neige, c'est un peu ultime et radical, comme variable. Ici, mine de rien, et contrairement à ce qu'elle pourrait laisser penser en étant déjà tombé deux fois, elle est plutôt rare. Elle chamboule tout. Elle efface en même temps qu'elle souligne. Du coup, elle invite à voir différemment le familier et à découvrir de l'étrange et bref, là où je prends d'habitude une petite dizaine de photos, j'en ai pris une trentaine. D'habitude toujours, sur la petite dizaine, j'en retiens trois ou quatre à montrer, sauf quand y'a des vaches. Mais là, une fois exécuté la manœuvre habituelle consistant pour moi à transférer les photos de l'appareil à l'ordi, puis à les ouvrir sous photoshop, puis à supprimer petit à petit toutes celles qui ne me conviennent pas, jusqu'à ce que certaines s'imposent, irréductibles, j'ai eu la surprise de constater qu'il en restait encore quasi la moitié. Bon. Je suis donc passé à l'étape suivante, consistant à les « trafiquer », non pour les « éloigner » de ce que j'avais vu, mais au contraire pour les en rapprocher. Ben oui. Ce n'est pas à toi que je l'apprendrai, mais entre ce qu'on voudrait retenir ce que qu'on a vu et ce qui, au final, apparaît sur la photo, y'a pas mal de différences. Bien sûr, avec ton réflexe aux automatismes débrayables, ton zoom télescopique à injection électronique, ton immense expérience jointe à ton talent, cet écart est minime, mais tu penses bien qu'en ce qui me concerne, avec mon Kodak tout automatique que je sais même pas à quoi servent tous les boutons, (pourtant peu nombreux ) quand j'appuie sur le déclancheur, je ne suis jamais sûr de ce qui va se passer. D'où Photoshop, pour au moins agir sur le cadrage, la luminosité, le contraste, un peu la saturation des couleurs, parfois. J'en étais là quand j'ai réalisé que par une sorte d'automatisme (faut croire que c'est contagieux) j'essayais d'arriver à ce qui aurait pu finir par ressembler à des cartes postales envoyées des sports d'hiver. Or, sur zone, il était déjà passé quatre heure de l'après-midi, autant dire qu'on était en début de soirée, le plafond nuageux était à la fois très présent et très bas et bref, l'ambiance était plutôt crépusculaire – voire nocturne – plutôt que vin chaud en terrasse à l'arrivée du remonte pente. J'ai donc plutôt diminué la luminosité au lieu de l'augmenter, ce qui, joint à la saturation des couleurs, peut donner une ambiance un peu « clair de lune », mais au final, personnellement, je trouve que l'ambiance de ces photos est assez fidèle à celle dans laquelle j'étais en me promenant, dans les bois, pendant que l'entre chien et loup y était.
Hier, comme tous les samedis depuis plus de dix ans (quelque soit le temps) on est allé animer une séance de bibliothèque de rue dans le quartier des « cavernes ». Peu d’enfants sont venus - la température sibérienne devait plutôt les inciter à rester chez eux - mais plusieurs « fidèles » étaient là : Nejwa, Camillia et les garçons, qui préfèrent en général dessiner plutôt que lire.
(Clique sur les photos : c'est quand même mieux en grand. Tu dis ? T'es sur ton iphone, là ? Pffffff ! )
magine un peu le décor :
Espace Barmondière, la salle commune d’un ancien hospice, réaffectée en salle municipale, accueillant dans un espace inchauffable, mais haut de plafond, parmi les événements locaux dont ma petite
ville est friande, ceux qui ne tiennent pas ailleurs. Salon des peintres locaux - ma voisine en est - et toute cette fin de semaine, la vente de livres d’occasion organisée par Amnesty
International. Une sorte d’enterrement, mais à l’envers, les visiteurs compassés cherchant quels ouvrages exhumer des bacs plastique. Odeur caractéristique de vieux papier. Le classement à
lui seul aurait mérité un article. Deux grosses catégories : romans français/romans étrangers, les deux organisées en îlots alphabétiques. Rien à Duras, rien à Yourcenar. A droite :
« Poches » aucune limite de genre, juste un vague classement alphabétique d’auteurs. A gauche, plusieurs mètres linéaires de « Policiers » (pas pensé d’aller voir si
« Zones d’ombre » y était) et mitoyen, un regroupement improbable de « Science fiction - Ésotérisme » autrement dit : littérature de cinglés. Beaucoup de Stephen King -
je les ai déjà tous. Au fond, encore des îlots, mais thématiques, comme « Poésie et philosophie » dont le rapprochement pourrait poser d’intéressantes questions. Ou alors, c’est parce
que les deux commencent par « P » ? Plus loin, une autre immense salle signalée par l’écriteau : « Autre livres ». La distinction d’avec le bric-à-brac d’avant reste
floue. Ah, mais ah ! Ce sont des séries complètes d’ouvrages reliés, ceux qu’on garde pour alourdir de velléités nos bibliothèques, et des collections de revues parmi lesquelles
« Géo » parait surreprésentée. J’allais repartir sans rien quand j’ai eu l’oeil attiré par le « Catalogue d’objets introuvables » de Carelman, dans une petite version encore
assez fraîche. Cinquante cents ? Je prends. Tiens, ça va me donner l’occasion de rééditer l’article que je lui consacrai.
Illustrations : Bruno Deniel-Laurent - Pilon des livres
arfois, c’est assez rare mais ça participe du charme de cette vue, le Mont Blanc se laisse voir, du balcon, là-bas au bout de la plaine, à l’ouest. Je ne sais plus qui me disait - Br’1 peut-être - en commentaire d’une précédente vue identique, qu’elle pensait le Mont Blanc très loin de chez moi. En fait non. À vol d’oiseau (très pratique, l’outil « mesurer » de Géoportail) 164 kilomètres. Comme notre immeuble n’est pas orienté tout à fait nord-sud mais très légèrement vers le sud, le Mont Blanc semble pile en face des fenêtres du séjour. Pour les Pyrénées, faut se pencher franchement par les fenêtre de la cuisine.
Pendant qu’on était au ciel, restons y avec le crépuscule d’avant hier, qui nous laisse espérer encore mieux dans les jours qui viennent. C’est la bonne période, celle où le soleil se couche en face des fenêtres de l’AUTRE balcon. Plus tôt en saison, il est beaucoup plus à droite, et plus tard, il finira masqué par un autre immeuble. Là, c’est parfait, du moins pour l’orientation. Pour la compo, c’est encore un peu brouillon.
Des crocus d’automne, dans le jardin des Duts. Très pratique, les crocus. Aucun entretien ni révision, pile à l’heure de la saison (printemps pour les certains, automne pour les autres.) et d’un jaune presque supportable.
J’aurais bien voulu vous faire passer des crocus aux colchiques, d’autant qu’au départ de ma dernière balade, comme chaque année à cette époque, le champ de droite en était plein, mais non, l’éclairage n’était pas terrible. En revanche, dans le champ de gauche, les vaches étaient là et le taureau très proche de la clôture. Pas pu le prendre encore plus près, il s’est lourdement levé pour aller paître ailleurs. On admirera au passage le geste de la petite génisse, consistant à se gratter l’oeil avec la patte arrière ! Oui, ben essaye, et on en reparlera.
C’est peut-être comme ça que ça va finir : toujours les mêmes photos prises des mêmes endroits, seule la végétation, les saisons et la météo apportant des variations *. Y’a des trucs comme ça, que j’aime répéter exactement à l’identique. Cette balade et ces prises de vue en sont un. Ceci dit, j’ai beau partir du même endroit, suivre le même trajet et prendre les mêmes photos, c’est à chaque fois différent. Tu dis ? Pas pour toi ? Oui, mais on s’en fout. Déjà que tout ça est gratuit...
* Sans parler des rééditions perpétuelles...
... des pages de ce même carnet, archivant les articles par thème : Architecture ronde, Conso, Art, Lectures etc.
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