Après tout, si Dieu est un fumeur de havanes, on ne doit pas s’étonner de trouver ça et là ses
allume-cigare. Tu dis ? Qu'est ce qu'il fait de ses mégots ? Demande lui.
Après tout, si Dieu est un fumeur de havanes, on ne doit pas s’étonner de trouver ça et là ses
allume-cigare. Tu dis ? Qu'est ce qu'il fait de ses mégots ? Demande lui.
Le relief de ce volcan est très étonnant, avec cette limite circulaire entre on ne sait pas bien quoi, peut-être de la forêt, et le reste du paysage. Sur Google map (et donc, vu de dessus) c'est encore plus circulaire. Merci à Kiwi blog de nous l'avoir fait découvrir.
(Plus tard...) Ah, mais ah ! Je crois comprendre : la limite est celle entre un parc national et des parcelles cultivées. Elle n'est donc pas si naturelle que ça
(mais reste très circulaire et très spectaculaire.)
e risque des associations d’idée,
c’est bien sûr de s’y perdre, d'en lâcher les prémices pour constater, beaucoup trop tard, qu’on ne sait plus où l’on voulait en venir. Tiens, le diodon par exemple, ce poisson gonflé : son
nom est une anagramme de celui de Ph. Didion, notre notulographe. Tu conviendra avec moi que ça ne mène pas à grand’chose ! Autre impasse, celle de la généralisation excessive. Partant
du cercle pour arriver à la boule piquante on pourrait dériver vers l'ensemble de ce que la nature produit de sphérique et se taper toute la salade de fruits : on serait pas
couché !
Donc, je ne sais pas comment je suis passé des météorites aux oursins, mais on va terminer cette série par une sorte de bouquet final, très hérissée, avant d’explorer le rapprochement suggéré par Ysengrimus et se prendre le chou.
Illustrations
Feu d'artifice - Je profite de cette photo pour vous dire que finalement, comme nous ne sommes parti en Haute-Loire que le 14, on a pu assister au feu d’artifice, tiré ici le 13 juillet au soir en bord de Saône. J’aime beaucoup les feux d’artifice. D’ailleurs, on le sait, de manière générale, j’aime bien quand y’a des trucs dans le ciel.
Diodon - C'est vrai qu'hérissé comme ça, il n'a pas l'air très comestible !
Hérisson - Petit, j'avais toute une collection de peluches-hérisson : la famille "Pointu". Le hérisson a longtemps été mon animal totem. Tu dis ? Ça explique bien des choses ? Va mourir.
Chataigne - Perso, je l'aime assez sous forme de crême de marron.
Bardane - Il y a plusieurs sortes de bardane, cette plante velcro. Ici, c'est la grande.
Coussin de belle-mère - Ce qui tendrait à
prouver que la réputation dont jouissent les belles-mères ne date pas d'hier...
Chardon bleu - ici en
fleur. Une plante magnifique.
Ne reculant devant aucun rapprochement hasardeux, hop, je vous invite aujourd’hui à rencontrer un représentant des trois règnes, animal, végétal et minéral : oursin, pissenlit et séraphinite. J’aurais pu rajouter le hérisson, la bogue de châtaigne, le diodon et le coussin de belle-mère, mais ce sera pour une autre fois.
Là, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais restant dans le sphérique, on est passé dans le rayonnant hérissé. Ça change du concentrique. D’ailleurs, je me demande s’il ne nous faudrait pas un mathématicien plutôt qu’un philosophe pour nous dire deux mots de l’organisation sous-jacente aux rapprochement qu’on peut faire entre des trucs et des machins dont on « sent » bien qu’ils ont des points communs - ici, plutôt des pointes - mais lesquels ?
De l’agate d’hier à la malachite d’aujourd’hui, il n’y a qu’un pas... C’est un peu dérangeant, la malachite, non ? Certes, les dessins apparaissant quand on la scie sont splendides, au moins autant que cette allitération, mais ce vert... Peut-être le vert est-il difficile à porter, même pour une pierre, surtout si elle est lourde ? A moins que ce soit le côté « glougloutant » ? Va savoir !
Désolé, mais je n’ai pas retrouvé de référence probante sur l’idée de permanence des formes naturelles, idée à laquelle conduisait pourtant le rapprochement entre cette photo d’atoll polynésien et celle de cette géode d’agate*. Pas trouvé grand-chose du côté d’Elie Faure dont la démarche, voisine, concerne plutôt les formes artistiques :
«L'esprit des formes est un. Il circule au-dedans d'elles comme le feu central qui roule au centre des planètes et détermine la hauteur et le profil de leurs montagnes selon le degré de résistance et la constitution du sol. C'est la permanence de cette force qu'il s'agit de retrouver et de mettre en lumière sous la diversité et la variabilité des symboles qui la dissimulent. Je crains de ne pas être parvenu à maintenir, entre les pages de ce livre, cette circulation grandiose d'énergie qui rend aussi sûrement solidaire la moindre image d'oiseau trouvée dans les sables d'Égypte d'un aéroplane actuel, que la plus effacée des silhouettes de mammouth gravée sur les parois du Fond-de-Gaume, de la pagode de Srirangam ou du Parthénon de Périclès. J'aurais voulu aussi montrer comment la statue arrachée d'un temple quelconque reproduit les profils mêmes de ce temple entre ses plans dont les ondes mouvantes vont saisir dans l'espace, pour les incorporer à elles, les passages et les reflets qui déterminent la peinture et font naître de la peinture, par leurs rythmes enchevêtrés, des harmonies invisibles d'où la musique jaillira. J'aurais voulu, enfin, réduire à quelques rapports évidents l'innombrable complexité des relations révélées par la variété innombrable des images, et la profondeur des abîmes que leur étude creuse en nous.» Élie Faure.
Sans verser dans le « Tout est dans tout, et vice versa » on pourrait simplement remarquer qu’atoll et agate - c’est valable aussi pour les ronds de sorcières et les anneaux de croissance du bois - montrent les conséquences d’un processus de formation concentrique. Après tout, c’est peut-être ça qui parle à l’esprit, cette idée de centre et de périphérie, cette idée de mince frontière entre le dehors et le dedans, entre l’inconnu et le connu...
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* D’ailleurs, ça se confirme, pour peu qu’on sache ce qu’on cherche plutôt que de lancer une recherche « au petit bonheur la chance », on ne trouve pas grand’chose sur le Net. Ayant pris le parti de ne vous donner ici que des images grand format, sachez par exemple qu’avec ce critère, les photos aérienne des atolls polynésiens sont étonnamment peu nombreuses.
On connaît mon attirance pour l’élément aérien ; ciels et avions en témoignent ici et je ne suis pas gémeaux pour rien. On ne sera donc pas surpris que notre feuilleton de l’été, consacré aux cercles naturels, fasse la part belle aux phénomènes météorologiques vaguement ou précisément circulaires. Je pouvais donc difficilement passer à côté de l’arc en ciel.
Pourquoi les arcs-en-ciel sont-il courbes ? Me demandait mon petit dernier quand il était encore petit et déjà dernier. Alors voilà. Imagine dans un espace très vaste, disons dehors, une source lumineuse, bougie, ampoule, soleil. Sa lumière va dans toutes les directions et c’est comme une boule, une sphère lumineuse tout autour. T’as la boule ? Parfait. Mais comme nous sommes sur Terre, et disons, pour faire simple, sur une surface horizontale plate, la boule est plutôt comme un melon coupé en deux, posé côté pépins. D’ailleurs à propos de pépin, il faut imaginer aussi la pluie, nécessaire pour les arcs-en-ciel, comme une sorte de rideau vertical, un couperet qui viendrait trancher de haut en bas notre demie boule lumineuse de tout à l’heure. Tu y es ? Eh bien la prochaine fois que tu te tapes un melon, coupe le en deux moitiés égales, pose en une côté pépin sur la table - oui, ça marche également si tu fais ça dans une assiette - coupe en un bout verticalement, petit moyen ou gros on s’en fout et qu’est-ce qu’on a ? Hooooo ! Un arc en ciel de melon.
Tu dis ? Pourquoi les melons sont ronds ? Va jouer.
Illustration : Patrick
Lécureuil
Wikipédia - Le rond de sorcières, cercle des fées ou mycélium annulaire est un phénomène naturel, consistant en une colonie de champignons pérennants alignés en une formation plus ou moins circulaire, en sous-bois ou dans les prés. Les véritables ronds de sorcières voient leur rayon croître par pas de 20 à 40 cm, le record étant atteint par le Catathelasma imperiale avec un accroissement de son rayon d'un mètre par an. La fréquence de ces « bonds » , chaque année, dépend de l'espèce considérée. Ces cercles de champignons ont donné naissance à de nombreuses et anciennes légendes pour tenter de les expliquer : Nymphes et dryades, elfes et gnomes en seraient les responsables. Au Moyen Âge, les hommes y voyaient la trace de la « danse des sorcières pour évoquer le démon », celle des fées, la main du diable ou celle de génies nocturnes tels que korrigans et farfadets.
La couverture herbeuse dépérit fréquemment sur cette zone dénudée où apparaissent plus tard, en saison, les nouveaux champignons. L'intérieur du cercle se distingue par une végétation maladive, alors qu'à l'emplacement du cercle de l'année précédente, l'herbe forme un anneau luxuriant d'un vert foncé. Ces cercles sont ainsi repérables avant l'apparition des champignons sur leur pourtour. Les plus grands cercles sont plus aisément repérables d'une hauteur ou à bord d'un avion.
n fera les rapprochement qui s’imposent entre ce billet et le précédent, mais continuant de tracer ma série de cercles pour
traverser la belle saison sur une sorte de pas japonais de curiosités naturelles circulaires, je ne pouvais passer à coté de l’éclipse, d’autant qu’il m’a été donné d’assister à celle de 1999. Il
fallait « monter » le plus au nord possible. Charleville Mézières, ça va ? Nous y retrouvons deux amis et à l’heure dite, sur une petite hauteur dominant la plaine, après avoir
épuisé toutes les prières connues pour que le ciel soit dégagé, ça y était. La lune et le soleil avaient rendez-vous, elle dessus, lui dessous. On s’émerveille encore une fois de cette
coïncidence parfaite de diamètre apparent, puis nous plongeons dans un noir relatif qui n’est pas la nuit alors qu’au-dessus de nos tête explose la couronne solaire.
Illustration : Luc Viatour, dont on pourra apprécier beaucoup d’autre photos, plutôt sages mais techniquement parfaites.
Aujourd’hui le soleil, demain, peut-être la lune, objet rond s’il en est. Et après, heu... je ne sais pas encore. Les ronds dans le maïs, finalement non. Les cercles de sorcière peut-être, peut-être encore un ou deux lagons. Bah, on verra.
Illustrations : La première photo a été prise le 30 octobre 2010 à Kittilä, en Finlande, par Sauli Koski. Plus d'explications (en anglais dans le texte) ici : http://spaceweather.com/archive.php?view=1&day=31&month=10&year=2010
La deuxième illustration est tirée de l’excellent blog d’Alain Herrault à qui je pique également le paragraphe qui suit : Un parhélie (nom masculin), également appelé « faux soleil », « soleil double », « œil de bouc » ou « chien du soleil »consiste en l’apparition de deux répliques de l’image du soleil, éloignées de l’astre d’une distance angulaire comprise entre 22° (petit halo) et 46° (grand halo). Elles sont placées de part et d’autre du Soleil, sur une ligne horizontale appelée cercle parhélique, qui peut-être ou non apparent. Plus le Soleil est haut dans le ciel, plus les parhélies sont éloignés du halo central. Le phénomène se produit lorsque le Soleil est assez bas sur l’horizon et que l’atmosphère est chargée de cristaux de glace présents dans les nuages de haute altitude (troposphère) appelés cirrus ou cirrostratus. Le terme est parfois utilisé, dans un sens figuré, pour décrire le pâle reflet, le double amoindri, de quelque chose ou de quelqu’un : Le mari d’aujourd’hui n’est que le parhélie de cet amant rêvé qui doit luire demain. (Aurélien Scholl, Denise, historiette bourgeoise)
... des pages de ce même carnet, archivant les articles par thème : Architecture ronde, Conso, Art, Lectures etc.
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